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Ivre au point de ne plus pouvoir sortir du parking

« Comment pouviez-vous conduire votre véhicule après avoir bu autant d'alcool !

J.-M. F. Publié le 12/03/2016 à 05:01, mis à jour le 12/03/2016 à 05:01
archives C. D.

« Comment pouviez-vous conduire votre véhicule après avoir bu autant d'alcool ! Vous étiez incapable de sortir du parking des Pêcheurs ! Dieu merci, cela a évité un accident grave. Incapable de souffler à la Sûreté publique, les agents vous ont conduit au CHPG où votre taux était de 2,68 g par litre de sang... »

Les remarques du président du tribunal correctionnel, Jérôme Fougeras Lavergnolle, tétanisent la prévenue dans le box, menottée pour conduite en état d'ivresse. Anna n'ose pas répondre ou sa voix est si fluette que le magistrat l'oblige à s'exprimer sur un ton plus audible. Murée dans un silence de peur, elle sera désespérée à l'énoncé de la peine : un mois d'emprisonnement avec le bénéfice de l'exécution fractionnée.

Qu'en est-il ? Cette Française trentenaire, chef de cuisine, a vu son dimanche 6 mars gâché par une dispute avec son compagnon. Pourtant, tout laissait augurer l'excellence des relations pour ce déjeuner dans un restaurant du Rocher. Mais arrive l'altercation, peut-être provoquée par l'absorption de multiples verres de vin et limoncello... Propos vifs et répliques désobligeantes poussent le couple à repartir chacun de son côté...

 

La jeune femme va récupérer sa voiture au parking sous le musée océanographique. Mais elle a des difficultés à gravir la montée pour parvenir au péage et s'affranchir de la somme à régler. Elle est surtout très en colère. Les gardiens voient la scène et avertissent les policiers qui contrôlent la conductrice. Elle arrive à peine à parler...

« Comment, Madame, pouvait-elle rester debout et parcourir la rampe du parking ? s'inquiétera le procureur Alexia Brianti. On ne lui reproche pas la quantité d'alcool absorbé, mais sa détermination à conduire, surtout un jour d'affluence touristique sur le Rocher. Heureusement les gardiens ont eu le bon réflexe. La peine de prison doit être ferme et de dix jours. »

Après une entame de plaidoirie sur la situation familiale de la prévenue, Me Raphaëlle Svara mettra en exergue la double peine. « Dix jours ferme, c'est grave. Cela compromettrait en plus son emploi et son droit de garde pour son enfant. C'est une primo-délinquante ! Préférez la clémence ou le fractionnement... »

Le tribunal acquiescera et la prévenue fera autant de week-end pendant un mois à la maison d'arrêt.

Offre numérique MM+

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