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Faciliter la vie des milliers de travailleurs pour arriver à Monaco? Un projet de tunnel à l'étude pour éviter les bouchons

Mis à jour le 01/06/2021 à 14:11 Publié le 01/06/2021 à 11:50
Passer en moyenne une heure au volant pour aller travailler ou rentrer chez soi: le lot quotidien des pendulaires.

Passer en moyenne une heure au volant pour aller travailler ou rentrer chez soi: le lot quotidien des pendulaires. Photo archives Jean-François Ottonello

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Faciliter la vie des milliers de travailleurs pour arriver à Monaco? Un projet de tunnel à l'étude pour éviter les bouchons

Un tunnel sous la Moyenne Corniche pour venir à bout des bouchons? Cet aménagement routier pourrait faciliter la vie des Azuréens de l'est du département des Alpes-Maritimes mais pas à n’importe quel prix. Les services de la Métropole Nice Côte d'Azur et ceux de la Principauté de Monaco y planchent.

Les années se suivent… et se ressemblent. Les accès routiers saturés aux abords de la Principauté de Monaco continuent de faire partie du paysage. Matin et soir.

Ces difficultés d’accessibilité à Monaco via l’A500 et la Moyenne corniche et Cap-d’Ail se sont même accrues ces dernières années. Tout comme celles pour en sortir. Le pain noir quotidien des 50.000 pendulaires qui viennent de Nice ou de Menton pour travailler à Monaco.

Alors à quand un peu d’air ?

Début mai, dans nos colonnes, Christian Estrosi, le président de la Métropole, annonçait en ce sens "une série de gros travaux…" et tablait sur une métamorphose des infrastructures d’accès à la Principauté dans la décennie: "En lançant les procédures d’ici la fin de l’année j’espère qu’on peut, au moins pour une grande partie, évaluer ces travaux sur une période de 7 à 8 ans."

"C’est notre serpent de mer ici"

Xavier Beck, le maire de Cap-d’Ail connaît ce dossier sur le bout des doigts. "On en parle depuis des années. Ces embouteillages sur la Moyenne Corniche c’est notre serpent de mer ici."

Plus sceptique que son président, il décrypte la situation. "La préoccupation de la Principauté ce n’est pas tant les embouteillages pour entrer à Monaco et la traversée de Cap-d’Ail, c’est plutôt la sortie de son territoire, le fait que les véhicules puissent quitter rapidement Monaco pour ne pas trop embouteiller les rues monégasques à la sortie du travail."

Maire depuis 1995, Xavier Beck ne compte plus les nombreuses réunions auxquelles il a participé avec les services des Travaux publics de la Principauté. Les idées émises. Avortées. Puis reprises.

"Il y a quelques années, la Principauté avait renoncé à tout projet d’aménagement de giratoire sur la Moyenne corniche en raison des inconvénients que représenteraient les travaux sur la circulation qui seraient disproportionnés par rapport à l’intérêt d’un giratoire. Et puis il y a maintenant trois ans, le gouvernement monégasque est revenu avec ce projet, un peu magique, de la trémie."

"La vraie solution c'est un métro azuréen"

L’idée de ce projet à 5 millions d’euros porté par la Métropole, et soutenu par la Principauté, c’est de construire une voie d’accès souterraine sur la Moyenne corniche, la RM6007, au niveau du carrefour de l’avenue Général-de-Gaulle, en sens descendant et montant, pour fluidifier le trafic routier. Un immense chantier de quelques années qui générera d’importantes perturbations.

Alors Xavier Beck, qui avec sa commune sera forcément aux premières loges, s’interroge encore et se demande si le jeu en vaut vraiment la chandelle? "Je me pose la question de fond : est-ce que la facilitation de la circulation automobile c’est vraiment la réponse de demain ? Et là-dessus Monaco, comme la Métropole, soucieux de la thématique environnementale, sont très concernés par le sujet…"

Il poursuit: "Je maintiens que la vraie solution ça reste un train qui soit une sorte de métro azuréen. Si on arrivait à avoir une vraie régularité du train je pense qu’on aurait répondu à la préoccupation des autorités monégasques, comme des nôtres."

Xavier Beck, maire de Cap-d’Ail: "Une trémie n’a de sens que si on en fait une autre avant le carrefour de La Turbie"

Vous n’avez jamais caché votre manque d’enthousiasme pour le projet d’une trémie. Quelle est votre position aujourd’hui ?
J’ai bien compris aujourd’hui qu’elle présente l’intérêt d’une sortie rapide de la Principauté. Car on supprime un feu rouge et depuis le tunnel Rainier III on aurait alors la possibilité de rouler au moins jusqu’au deuxième feu rouge de la route de la Turbie. Mais à mon avis cela n’a pas de sens si on n’en fait pas une autre avant le carrefour de la Turbie. Si c’est pour franchir le carrefour du Général-de-Gaulle et puis buter ensuite, 500 mètres plus loin, sur un autre feu rouge, on aura fait la moitié du travail.

Quel gain de temps pour les automobilistes avec cette trémie ?
Selon des études menées par un bureau mandaté par la Métropole, pour les personnes qui se rendent en Principauté cette trémie qui sera construite sur la Moyenne corniche, en sens montant et descendant, permettrait de gagner entre 4 et 7 minutes le matin. Si c’est 7 minutes, on peut dire que c’est bien, mais je ne suis pas sûr pour autant que le jeu en vaut la chandelle, compte tenu des désagréments que représentera un tel chantier. Alors si c’est 4 minutes, ce n’est même pas intéressant !

D’autres types de travaux sont-ils prévus ?
Oui et à plus court terme, comme l’aménagement du giratoire de l’hôpital. Il est d’autant plus nécessaire qu’il va y avoir d’ici deux ans la bretelle de l’autoroute de Beausoleil qui emmènera un flux de véhicules plus important. L’aménagement de ce giratoire porté par la métropole pour un coût de 14 millions d’euros est largement financé par la Principauté.

En quoi consiste l’aménagement de ce giratoire ?
Il sera agrandi et déplacé un peu plus haut que son emplacement actuel. Mais ce giratoire n’a pas de sens si pour rentrer à Monaco et aller au Jardin exotique, il n’y a qu’une seule voix. J’ai donc proposé d’abandonner le stationnement de 25 places entre ce giratoire et le Jardin exotique pour faire ici deux voies entrantes et une voie sortante. Les travaux pourraient démarrer en fin d’année et devront être terminés quand la bretelle de Beausoleil sera ouverte, au plus tard début 2023.

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