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Extraction sous tension devant les stands Ferrari

Mis à jour le 24/05/2018 à 05:23 Publié le 24/05/2018 à 05:23
À cinq autour de ce tout petit habitacle, la manœuvre n'est pas aisée, mais les pompiers de Monaco ont assuré.

À cinq autour de ce tout petit habitacle, la manœuvre n'est pas aisée, mais les pompiers de Monaco ont assuré. Jean-François Ottonello

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Extraction sous tension devant les stands Ferrari

Les sapeurs pompiers de Monaco se sont prêtés hier à un exercice d'habilitation en présence d'un médecin de la FIA, pour l'extraction d'un pilote en cas d'accident sur le circuit

Hier après-midi, près du stand Ferrari, il y avait une certaine agitation. Les pompiers de la Principauté s'apprêtaient à procéder à un exercice d'extraction. « C'est une phase d'habilitation, explique le colonel Tony Varo. Monaco est un des rares pays, pour ne pas dire le seul, qui a ses propres circuits d'extraction et qui en plus sont servis par des pompiers professionnels. Ce qui n'est le cas ailleurs. » D'après ce soldat du feu, ce sont généralement des bénévoles qui procèdent à ces extractions en cas d'accident sur les circuits.

Pas casser la voiture

Et s'il règne une certaine tension, ce n'est pas par hasard : « Pour arriver à ce niveau d'extraction d'un pilote avec des techniques imposées - mais qu'on a fait aussi évoluer, dans les délais et tout en conservant le pilote dans une rectitude qui lui préserve la colonne vertébrale, on ne peut pas improviser ! ». Autre raison : ici, pas de véhicule d'exercice, c'est sur une voiture qui courra aujourd'hui que les pompiers vont s'entraîner. Cette fois l'exercice a lieu sur une voiture qui courra demain. Autant vous dire que les hommes en rouge n'arborent pas vraiment des sourires de premiers communiants. Conscients que les pompiers n'iraient pas par quatre chemins en cas d'urgence. « Ce qui est compliqué, c'est de ne pas abîmer tous les petits déflecteurs. Parce que, dans la vraie vie, s'il y a un crash, on les détruit pour atteindre la victime au plus vite. »

Autre petite subtilité cette année : le fameux halo qui fait tant parler. Destiné à protéger le pilote, il complique aussi son extraction. Alors les hommes du colonel Varo se sont entraînés à faire avec : « L'ACM nous a acheté un simulateur, une coque vide sur laquelle on a rajouté cette année le halo. Le halo rajoute à peu près une dizaine de centimètres supplémentaires pour extraire le pilote mais ne change pas la méthode par le siège. » Il s'agit de la méthode utilisée dans le cas le plus grave, celui où le pilote est inconscient. On sort alors le pilote et le siège en même temps.

Temps divisé par deux

Sur le stand de l'écurie italienne, tout le monde est prêt. Les extracteurs du jour ont leurs gants isolants sur les mains. Le chrono est lancé. À cinq autour du pilote, ils cherchent à le sécuriser. Les manœuvres paraissent longues, mais l'espace dans la voiture est si réduit pour cinq paires de bras. A coté, les mécanos de l'écurie au cheval cabré n'en mènent pas large. Plusieurs fois, l'un d'eux viendra remettre en place le pied d'un pompier en équilibre, et qui menaçait de toucher la voiture.

Un premier essai en plus de quatre minutes, et un second qui permettra de diviser le temps par deux : l'équipe des hommes du colonel Tony Varo est prête pour le grand prix 2018.

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