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Voila comment ces animaux pourraient révolutionner nos futurs immeubles

Mis à jour le 08/07/2016 à 11:57 Publié le 08/07/2016 à 11:42
Le Cheval de la Paix

Le Cheval de la Paix Photo DR

Voila comment ces animaux pourraient révolutionner nos futurs immeubles

Et si le futur visage de Dubaï se dessinait à Monaco? C’est le projet du sculpteur Mateo Mornar. Depuis son atelier du quai Antoine-Ier, il a pensé… des animaux habitables! Explications

Elle a le regard fixé sur un point invisible. Son corps s’est calé dans une position détendue. Une coupe de champagne tient au bout de son bras tendu. Elle, c’est une sirène. Une des dernières créations du sculpteur installé à Monaco Mateo Mornar. L’œuvre doit bientôt partir en Slovénie, chez un fondeur. En attendant, elle trône au centre de la pièce principale de son atelier lumineux du quai Antoine-Ier.

Il y a aussi une machine à laver dont le tambour est rempli de linge, une sculpture de pingouin, une autre de chimpanzé, des planches de bois, des portraits serrés de modèles…

Mais le projet qui occupe l’artiste né en Croatie, prend forme dans un autre coin de son vaste atelier. Comme le reste du lieu, l’endroit est surchargé. Mateo Mornar a fait rentrer dans le petit espace étroit un lit, un grand écran de télévision et un énorme ordinateur.

Il désigne le bord du lit et invite à s’y asseoir. Lui se cale face à l’écran. Mornar agrippe la souris et ouvre un fichier. Une vidéo apparaît.Trois énormes faucons de verre et d’acier ont déployé leurs ailes. Ils composent un potentiel… palais des expositions. Un énorme bâtiment: 80 mètres de haut, 130 mètres de large…

La vidéo léchée, toute en travelling et en plans séquences, montre notamment des visiteurs en train de déambuler dans de larges couloirs. De fortes notes de musique épique assurent la bande-son.

Le bâtiment pourrait venir tutoyer les nuages, au-dessus du Golfe persique. Deux autres projets d’énormes animaux habitables aussi. Mateo Mornar est en discussion avec les autorités de Dubaï, pour y développer ces projets à plusieurs milliards d’euros. Un immeuble en forme de cheval, enserré entre deux autres bâtiments, pourrait accueillir «2.000 à 3.000 personnes».

Mateo Mornar imagine les immeubles du futur (Photo JFO)

 

Un gigantesque éléphant, dont certains appartements seraient situés «au début de la trompe», pourrait mesurer «350 mètres au garrot». Les visuels et le discours semblent surréalistes.

Il s’explique sans quitter l’écran des yeux: «Quand tu vois des images de Dubaï, c’est très beau mais c’est toujours pareil. Moi, j’essaye d’apporter une nouvelle image dans l’architecture. L’idée des animaux a plu, parce que ça change de ce qui se fait actuellement.» 

Il a commencé à penser au concept il y a une dizaine d’années.

«J’avais fait un éléphant et je me suis dit: “Il y a beaucoup de place dedans. Et pourquoi des gens ne verraient pas l’intérieur du décor?”», restitue celui qui s’est installé là il y a quatre ans.

Voilà huit mois, son plan a – un peu – entraperçu le réel. De rencontres en rencontres, le projet arrive aux oreilles du prince de Seborga, la petite principauté nichée dans les collines de Ligurie. L’homme est bien implanté à Dubaï, au Qatar ou en Arabie Saoudite.

Et puis arrivent les premiers contacts entre le sculpteur et les dirigeants de l’émirat qui accueille la plus grande tour du monde. Depuis, Mornar fait des allers-retours entre la Principauté et le Golfe.

À chaque fois pour faire avancer les projets. «Mais tant que ce n’est pas signé… voilà», glisse-t-il sur le ton de la simplicité.

Et si la construction des bâtiments était actée, il faudrait aussi réaliser des études, travailler avec des architectes… Ce n’est pas encore fait, donc. L’idée directrice derrière les projets, elle, est bien ancrée dans l’esprit de Mornar. Pour celui qui a toujours rêvé d’architecture, vivre dans une sculpture, c’est un peu la suite logique d’un de ses vieux raisonnements.

«Au départ, je voulais que la sculpture ne soit plus comme on la faisait il y a longtemps, quand elle n’était que dans les musées, explique-t-il devant une assiette de poisson et de riz, sur le quai. Et la sculpture est allée dans la rue. Je voulais faire un pas supplémentaire: qu’on vive dans les sculptures.»

Et puis il se lève, et remonte vers son atelier.

Des idées, Mornar en a beaucoup, dans un coin de sa tête ou sur des croquis. Un autre projet d’immeuble, par exemple. Là aussi, l’architecture rejoint le bestiaire. Un animal s’est enroulé autour de la tour. Un dragon, cette fois.

Aigle de la Paix
Aigle de la Paix Photo DR

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