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"Un moment propice pour acheter ou vendre": l'impact de la Covid-19 sur le marché immobilier de la Côte d'Azur

Mis à jour le 11/09/2020 à 08:09 Publié le 11/09/2020 à 08:09
"C’est un moment propice pour acheter ou vendre. Tous les indicateurs sont au vert"

"C’est un moment propice pour acheter ou vendre. Tous les indicateurs sont au vert" Photo archives Nice-Matin

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"Un moment propice pour acheter ou vendre": l'impact de la Covid-19 sur le marché immobilier de la Côte d'Azur

La crise sanitaire impacte violemment la pierre et inquiète les professionnels du secteur. Pourtant, le marché laisse la place aux bonnes affaires pour les acheteurs (ou vendeurs).

La Covid-19 fait tousser le marché immobilier: baisse du nombre de transactions, déficit de production de logement, allongement des délais d’obtention des permis de construire, risque de pénurie de biens disponibles...

Si les professionnels du secteur sont moroses, les particuliers peuvent, eux, jouer leur carte. Il reste de bonnes affaires à faire.

"C’est un moment propice pour acheter ou vendre. Tous les indicateurs sont au vert", indique Cyril Messika, président de la FNAIM (Fédération nationale de l’immobilier).

Hausse des prix très modérée

Les indicateurs? D’abord les prix. Si la pierre reste précieuse dans les Alpes-Maritimes, le m2 a peu augmenté au premier semestre 2020 (+5% dans l’ancien) pour atteindre 5.664€/m2 moyen.

"50% du marché se situe sous les 4.500€/m2", complète Cyril Messika. Un tarif qui laisse le champ libre aux projets d’acquisition des actifs, même primo-accédants.

D’autant, affirme le spécialiste, que "les taux d’intérêt n’ont pas encore augmenté et restent extrêmement bas, même si les banques ont verrouillé un peu les dossiers et que les resserrages des crédits commencent à se faire sentir".

"De bonnes affaires excepté à l’Est"

Où investir? "On trouve de bonnes affaires sur toute la bande littorale excepté à l’extrême Est du département, autour de Monaco où il est proposé plus de maisons individuelles que d’habitat collectif", répond le spécialiste.

Côté vendeurs, la conjoncture est favorable aussi. "On a un marché porteur avec une demande importante" et peu de biens à la vente.

Les vendeurs qui proposent des espaces extérieurs devraient tirer leur épingle du jeu: le confinement a modifié les critères des acquéreurs.

"La population souhaite de plus en plus une terrasse ou un jardin", détaille Cyril Messika. Cela ne signifie pas pour autant des envies de campagne: "Il y a une vraie attractivité pour le centre-ville, les gens voulant tout pouvoir faire à pied".

Plus vert, plus central mais aussi plus grand: "Les gens déménagent parfois pour une pièce supplémentaire pour pouvoir télétravailler".

Autre tendance: "Des acheteurs d’autres régions, notamment d’Île-de-France, qui viennent s’installer sur la Côte".

L'inquiétude des professionnels

"La crise sanitaire a violemment impacté la pierre". Les professionnels du secteur ont tiré la sonnette d’alarme, ce jeudi, lors d’un état des lieux du marché immobilier azuréen au premier semestre 2020 à la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Nice Côte d’Azur. "L’effet conjugué du report des élections municipales, de l’élaboration du plan d’urbanisme métropolitain a eu pour conséquence une baisse notable (-37%) du volume des mises en vente par rapport au premier semestre 2020. C’est le niveau le plus bas depuis 10 ans", alerte Jean-Marie Ebel, le président de l’observatoire immobilier d’habitat.

Si on enregistre une petite reprise du marché après le déconfinement, les professionnels s’alarment du déficit de constructions neuves lié à l’allongement des délais d’obtention des permis de construire ou de la multiplication des recours contentieux. Ils craignent "un trou d’air" pour 2021.

Une crainte partagée par la fédération du BTP (Bâtiment et travaux publics), qui fait face à des surcoûts de production en raison notamment du problème des déchets et de la rareté du foncier.


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