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La première modification du PLU validée en conseil Convention avec Vintimille

Mis à jour le 02/07/2019 à 10:04 Publié le 02/07/2019 à 10:03
Vue aérienne de l’ancienne villa Rosmarino et de son (grand) jardin.

Vue aérienne de l’ancienne villa Rosmarino et de son (grand) jardin. : Patrimages

La première modification du PLU validée en conseil Convention avec Vintimille

Le commissaire enquêteur ayant livré un avis favorable, les changements voulus par la majorité pour le Plan local d’urbanisme sont validés. Où il est notamment question du projet Rosmarino

Avant d’acter une première modification du Plan local d’urbanisme (PLU) - approuvé début 2018 - la Ville avait fait appel à la population pour donner son avis, dans le cadre d’une concertation publique (pas obligatoire pour un tel projet).

Invités à envoyer un mail au commissaire enquêteur, ou à se rendre à l’une de ses permanences, ils ne sont pourtant pas nombreux à s’être manifestés. Neuf personnes sont venues physiquement. 25 remarques ont été répertoriées. Dans son rapport d’enquête en date du 29 mai - où il donne un avis favorable pour l’ensemble des modifications souhaitées - le commissaire Georges Martinez évoque une « participation modeste », mais une réelle « qualité des observations ». Des commentaires reprenant, pour beaucoup, les éléments formulés par l’association de défense de l’environnement Aspona.

Suites pour le Mirazur

On aura ainsi principalement réagi sur deux sujets : le projet de construction d’un hôtel de luxe sur le domaine de Rosmarino, dans les hauteurs de Garavan ; et le souhait d’autoriser l’abattage de plantations pour pouvoir construire - annulé depuis (lire ci-contre).

Concernant Rosmarino ? Georges Martinez se montre positif. Satisfait que la Ville propose « une meilleure intégration dans le site - avec notamment une réduction des hauteurs du bâtiment et une diminution des surfaces de planchers par rapport au PLU en vigueur - et une réhabilitation du jardin historique avec une étude d’aménagement paysager de haute qualité. »

Et de rappeler, dans ses conclusions, que la villa et son jardin sont en ruine depuis plusieurs années. Que « l’opportunité de réaliser ce projet avec, notamment, la création d’un équipement hôtelier permettra aussi d’offrir une activité économique créatrice d’emplois ».

D’autant, précise-t-il, que l’autorité environnementale ne s’est pas opposée à la démolition - reconstruction de la maison existante, vraisemblablement sans incidence sur les divers espaces protégés connexes.

L’avis favorable du commissaire enquêteur et son compte rendu n’ont pas manqué de faire parler au dernier conseil municipal, le 25 juin, lors de l’approbation desdites modifications. La majorité se montrant, naturellement, ravie des bons retours.

« En effet, ce projet est une mise en valeur du site. Mais les suites envisagées en liaison avec le Mirazur ne vont-elles pas doublonner avec le 5 étoiles de Garavan ? », questionne pourtant l’opposant Philippe Briand (Modem). Rappelant avoir toujours considéré ce projet d’hôtel de luxe comme une mauvaise idée. Reconnaissant, cela dit, que le projet de Rosmarino se révèle « plutôt beau », et qu’il fallait « faire quelque chose de cette ruine ».

L’adjoint à l’urbanisme, Yves Juhel, lui assure que les cibles des deux futurs établissements ne sont pas les mêmes. « Les suites pour le Mirazur feront entre 30 et 40m². Le projet en prévoyait douze, il n’y en aura finalement que huit. Et elles se trouveront dans les restanques, vous ne les verrez même pas », explique-t-il. Soulignant qu’il s’agit avant tout de permettre aux (riches) touristes dînant au restaurant trois étoiles de ne pas avoir à rentrer en pleine nuit.

Et le maire, Jean-Claude Guibal, de rétorquer : « Moi, cela me fait pitié de savoir que des gens du Golfe venus pour le championnat des Pur-Sang arabes ont logé à Monaco… »

Concernant l’hôtel 5 étoiles, dont la première pierre a été posée fin mai, l’élu en revient à son cheval de bataille : « Dire qu’il n’est pas à sa place, c’est méconnaître le potentiel de développement de Menton, qui rend nécessaire la présence d’hôtels haut de gamme. » Une philosophie qui trouvera tout son sens quand le port de Garavan offrira à voir sa nouvelle mue.

En fin de conseil, l’opposant Patrice Novelli s’interroge sur le remplacement du patelage en bois du solarium à la plage du Fossan. « On l’avait déjà changé il n’y a pas longtemps, non ? » Responsable du service des grands travaux d’aménagement, Guillaume Chauvin explique que le chantier entamé en 2018 avait été interrompu. Que des procédures ont été lancées pour faire respecter le cahier des charges, avant que la société en charge des travaux ne soit liquidée. « Nous avons fait constater les malfaçons ; tout était déposé directement sur le sable. Mais soyez rassurés, la ville n’a pas dépensé un seul centime… »

Pas d’inquiétude pour la rentrée prochaine : l’école française de Vintimille - rattachée à la commune de Menton et à l’inspection académique des Alpes-Maritimes, depuis 1961 - fonctionnera comme à l’accoutumée. Le 23 mai dernier, la commune transalpine a en effet renouvelé pour cinq ans la convention unissant les deux villes, qui implique que Vintimille mette des locaux à disposition à titre gracieux (depuis 1992). Les frais de scolarité étant, en contrepartie, à la charge de Menton - à hauteur de 170000 euros par an.

« 90 % des enfants qui y sont scolarisés sont binationaux, rappelle le maire de Menton, Jean-Claude Guibal. Le maire précédent, Enrico Ioculano, avait eu le geste et la prudence - ne connaissant pas l’issue des élections municipales - de faire voter la reconduction de cette convention. À un moment, nous avons eu un peu peur… »

Pour rappel, l’ancien maire italien redevenu premier magistrat, Gaetano Scullino, avait en effet menacé de faire payer un loyer de 70 000 euros, dès 2009.

d’archives NM
Jusqu’à maintenant, les sauveteurs étaient logés à la villa Marie-Louis.
Jusqu’à maintenant, les sauveteurs étaient logés à la villa Marie-Louis. J.-F.O.

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