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L’accès à Monaco fait La Turbie pose les bases d’une liaison express avec Monaco parler chez le voisin Bretelle de sortie Beausoleil : ouverture en 2021 ou 2022

Mis à jour le 15/02/2019 à 10:07 Publié le 15/02/2019 à 10:07
Télécabines, funiculaire, VAL ? Avant de trancher, il faudra un parking de dissuasion près de l’autoroute avant de créer une liaison express La Turbie-Monaco.

Télécabines, funiculaire, VAL ? Avant de trancher, il faudra un parking de dissuasion près de l’autoroute avant de créer une liaison express La Turbie-Monaco. Cyril Dodergny

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L’accès à Monaco fait La Turbie pose les bases d’une liaison express avec Monaco parler chez le voisin Bretelle de sortie Beausoleil : ouverture en 2021 ou 2022

Le prochain Plan local d’urbanisme de La Turbie réservera un terrain destiné à accueillir un parking de dissuasion, préalable à un projet de liaison express avec Monaco. Quel qu’il soit

Bien sûr, il y aura d’abord la bretelle de sortie de l’A8, dite de Beausoleil. Cette troisième voie devrait fluidifier la circulation sous le tunnel de l’A500 et sur la Moyenne Corniche, ainsi que dans la traversée de La Turbie. Mais cet aménagement, qui pourrait être opérationnel en 2020, ne sera pas suffisant pour résoudre le casse-tête chinois de l’accès à Monaco.

D’autres options devront compléter le tableau. Deux projets évoqués s’avèrent pertinents. D’une part, les navettes maritimes entre Nice et Monaco - voire jusqu’à Menton. La Chambre de commerce et d’industrie Nice-Côte d’Azur mène actuellement une vaste étude sur le sujet. Des opérateurs se sont parallèlement manifestés auprès des autorités monégasques. Les choses bougent, visiblement, du côté de la mer.

D’autre part, la liaison entre La Turbie et Monaco, en transport en commun, revient souvent sur le tapis. Il pourrait s’agir de télécabines, d’un funiculaire ou d’un VAL, pour Véhicule autonome léger. Mais là, avant toute chose, il faut poser les bases de la réflexion. Bâtir les fondations. C’est ce que Jean-Jacques Raffaele, le maire de La Turbie, tient à rappeler.

« Je travaille sur cette question depuis 2014, s’empresse-t-il de rappeler. Je n’ai de cesse de répéter qu’il faut créer un moyen de transport en commun sur cette liaison, une sorte de “La Turbie express Monaco”. Nous travaillons étroitement avec la principauté de Monaco sur le sujet. » Une manière de tacler Xavier Garcia, le patron du PS azuréen, qui s’est invité dans le débat en sortant de sa manche l’idée d’un VAL entre La Turbie et Monaco.

Mais avant de choisir le mode de transport le plus adéquat, il faut créer les conditions d’aménagement d’un parking de dissuasion, un lieu situé à la sortie de l’autoroute où les automobilistes pourraient se garer et facilement accéder au funiculaire, au VAL, aux télécabines ou au téléphérique. Ce sera fait cette année, au plus tard début 2020.

« J’ai décidé d’inscrire dans le Plan local d’urbanisme un endroit réservé pour aménager un parking de dissuasion, révèle le maire. Trois sites sont à l’étude, capables d’accueillir entre 3000 et 5000 places de stationnement, proches de l’infrastructure. Le vote du PLU marquera le point de départ du projet de transport en commun. » Quel qu’il soit.

Jean-Jacques Raffaele a une préférence pour un système enterré, qui « permettrait de faire du fret la nuit ». Il est optimiste : « Quand le PLU sera voté, on pourra travailler avec Monaco, les collectivités locales, l’État et l’Europe pour le financement. Les choses peuvent ensuite aller très vite. Entre les études et la réalisation, il faut compter sept ans. C’est rapide pour un tel aménagement. »

En observant que le désengorgement de son village et des accès à Monaco sont aussi pris en compte du côté de Nice, Jean-Jacques Raffaele est ravi. « Cette prise de conscience est une très bonne chose. C’est le bon moment pour travailler tous ensemble. Je me sens un peu moins seul… »

Tout se passe comme s’ils s’étaient donné le mot, du côté de Nice. Alors que la CCI planche sur un projet de navettes maritimes, que le patron du PS azuréen lance l’idée d’un VAL entre La Turbie et Monaco et que la Métropole Nice-Côte d’Azur se penche aussi sur la question au travers de son futur Plan local d’urbanisme - nous n’en saurons malheureusement pas davantage pour l’instant -, voici que le conseil départemental des Alpes-Maritimes vient tout juste de débloquer de l’argent pour améliorer les accès à Monaco.

Lors de l’assemblée plénière du vendredi 8 février dernier, le Département a voté la convention de cofinancement pour la création de la nouvelle bretelle autoroutière de Beausoleil.

« Cet aménagement est attendu depuis des années pour oxygéner la desserte locale de Monaco et des communes limitrophes particulièrement encombrées aux heures de pointe, déclare Charles Ange Ginésy, le président de l’assemblée départementale. Le Département des Alpes-Maritimes prend donc à sa charge 1,235 Me pour la réalisation de cette sortie. L’amélioration des conditions de fluidité routière sur tout le territoire des Alpes-Maritimes est une nécessité, une obligation et un devoir. Et c’est avec beaucoup de fierté et de volontarisme que nous tenons nos engagements en la matière. »

Pour mémoire, cette bretelle provisoire avait été créée en 1986. Exploitée jusqu’en 1994, elle avait ensuite été fermée en vue de la construction du tunnel de l’A500. Lequel, vingt ans plus tard, est asphyxié. D’où la demande des usagers et des élus locaux de rouvrir cette bretelle, afin de décongestionner les accès routiers à Monaco.

Le coût de la construction, l’entretien et l’exploitation de ces infrastructures s’établit à 6 Me HT, dont le financement se répartit comme suit : 2,145 Me à la charge de la principauté de Monaco, 1,235 Me pour le Département, 0,2 Me pour la Communauté d’agglomération de la Riviera française et le solde (2,42 Me) à la charge d’Escota.

D’après le conseil départemental, les travaux pourraient débuter en 2021 pour une mise en service en 2022. Le maire de La Turbie espère un an plus tôt.

Lors du long débat consacré à la mobilité, le 13 décembre dernier au Conseil national, Jean-Louis Grinda (Union monégasque) a lancé une idée originale. Pour lui, l’une des pistes pourrait aussi consister à mettre en place un système de voitures électriques partagées, à l’image de Mobee à Monaco et Renault Mobility à Nice, mais étendu entre les deux villes. Ce qui, selon l’élu UM, permettrait de « limiter la circulation des véhicules personnels à essence des travailleurs français en Principauté ». Jean-Louis Grinda juge aussi qu’une « telle solution permettrait de lutter contre l’engorgement quotidien de la Principauté et de remédier à l’échec relatif du site internet monacovoiturage.mc ».

Le conseil départemental des Alpes-Maritimes vient de voter sa partie du financement de cette bretelle de sortie de l’A8, soit 1,235 M€.
Le conseil départemental des Alpes-Maritimes vient de voter sa partie du financement de cette bretelle de sortie de l’A8, soit 1,235 M€. Jean-François Ottonello
J.-F.O.

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