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Inauguration de la "Villa Augusta" à La Turbie: un satisfecit général pour ce projet pharaonique mais encore des détails à régler

Mis à jour le 07/06/2019 à 11:37 Publié le 07/06/2019 à 17:30
Neuf résidences, au total, ont été construites sur le site.

Neuf résidences, au total, ont été construites sur le site. Photo Jean-François Ottonello

Inauguration de la "Villa Augusta" à La Turbie: un satisfecit général pour ce projet pharaonique mais encore des détails à régler

Les 9 résidences et 116 appartements érigés sur d'anciennes terres agricoles ont été accueillis par un concert de louanges des élus locaux. Restent quelques ajustements à effectuer dans certains logements...

Avec cette vue imprenable sur le robuste et impérissable Trophée d’Auguste, le projet baptisé "Villa Augusta" ne pouvait être dénommé autrement. Sur la place du Mont Bataille - appelée ainsi en raison du contrefort dominant La Turbie, lequel fut le théâtre de moult batailles à l’époque des Romains puis du Moyen-Âge - les protagonistes techniques, institutionnels et financiers de ce programme de neuf résidences pour 116 logements ont coupé, ce jeudi après-midi, le ruban tricolore. Avant de prononcer une série de discours, vantant unanimement le site qui, lors des dernières élections municipales, avait déchaîné les passions.

Tous, sans exception, ont loué cette "greffe urbaine". "Pour le promoteur et l’architecte, il s’agit d’un programme immobilier comme un autre. En revanche, pour nous, à l’échelle de notre village, c’est un quartier tout entier, a rappelé Jean-Jacques Raffaele, maire de La Turbie. Nous n’aurons pas l’occasion de revivre une telle greffe parce que nous n’avons pas de terrain disponible et qu’il faut des années pour monter une telle opération."

"le risque politique était réel"

Tour à tour, le directeur général de Promogim, Franck Rolloy, puis Jean-Claude Guibal, président de la CARF et Xavier Beck, vice-président du Département ont salué "le courage et la vision de l’intérêt général" portés par l’ancien et actuel maires du village. "Le risque politique était réel. Ça aurait été tellement plus facile et confortable de gagner du temps. Si le maire avait fait cela, toutes les familles qui ont le bonheur d’habiter là aujourd’hui attendraient toujours de pouvoir trouver un logement décent sur leur commune", a ajouté Xavier Beck.

Hochement de tête positif de certains des nouveaux résidents. Globalement, les propriétaires et locataires des lieux se montrent dithyrambiques sur l’intégration du site, sur le bien-être de ses placettes où les enfants s’en donnent déjà à cœur joie, sur le gros œuvre et ses façades ocre et beiges. "On dirait que ce lieu a toujours été là dans le village", reconnaît bien volontiers Christian Demoustier, le fils d’un couple de propriétaires et référent dans le bâtiment I.

"on consigne sur procès-verbal des réserves"

Un satisfecit, semble-t-il, général. Si ce n’est que des pépins techniques, voire des malfaçons, sont venus entacher la mise en route. "Presque tout le monde dans le bâtiment a eu des problèmes sur la pose des carrelages. Dans l’appartement de mes parents, les fenêtres bloquaient, les vitres étaient rayées à l’intérieur du verre", liste-t-il.

"our les carrelages, on a eu une défaillance d’entreprise, répond Claude Chaux, directeur des programmes chez Promogim. Après quelques anicroches, on a retrouvé une entreprise. Le bâtiment, ce n’est pas la perfection à 100 %, il peut y avoir des défauts. On consigne sur procès-verbal des réserves, charge à nos entreprises de les lever dans les plus brefs délais."

Du côté des logements sociaux, aussi, les débuts se sont parfois avérés un peu délicats pour certains locataires. Même si, là encore, le ressenti global est positif. "On n’a pas à se plaindre de notre situation car on habite un village où il fait bon vivre. Cet appartement avec vue mer nous change de l’ancien au village, explique un couple du bâtiment C. Après, plusieurs détails nous ont embêtés : pas d’ascenseur pendant plusieurs semaines, notre place de parking qui se situe dans une autre résidence, une fuite d’eau au niveau de la baie vitrée, toujours pas d’internet… Quand ça sera véritablement lancé, ça ira mieux...."

"il nous reste encore du travail"

Dans son discours, le directeur de Promogim, conscient que la livraison aurait pu se réaliser dans de meilleures conditions - mais le temps était compté sur la fin - a d’ailleurs eu ces quelques mots d’empathie à l’égard des résidents: "Notre engagement à vous apporter satisfaction et à vous accompagner jusqu’à un parfait usage de votre logement est intact. Nous avons bien conscience qu’il nous reste encore du travail, des efforts, nous sommes déterminés à les mener jusqu’au bout."

Un discours qui fait écho aux propos de Laurent Chavag, directeur général d’Habitat 06, le bailleur social, joint par téléphone: "Une opération neuve de cette envergure a toujours des soucis de réglages. Le bailleur social a des voies et moyens pour obliger le promoteur à intervenir : notamment les deux mois pour lever les réserves et la garantie de parfait achèvement qui est une durée légale d’un an."

Encore un peu de patience, donc.


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