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Immobilier: le littoral toujours très prisé par les acquéreurs, Menton et Roquebrune-Cap Martin en première ligne

Selon une étude menée par SeLoger et Meilleurs Agents, Menton et Roquebrune-Cap-Martin font partie des communes les plus plébiscitées dans le département des Alpes-Maritimes.

Manon Reinhardt Publié le 06/08/2022 à 12:40, mis à jour le 06/08/2022 à 12:38
À Menton et Roquebrune-Cap-Martin, le marché est particulièrement tendu. Dylan Meiffret

Quitter l’effervescence de la cinquième ville de France pour un coin de tranquillité à la frontière italienne. C’est sans doute ce que recherchent ces Maralpins qui ne souhaitent pas quitter le département si l’on en croit une récente étude menée par SeLoger et Meilleurs Agents.

En effet, 76,4% des recherches effectuées par les habitants des Alpes-Maritimes se concentrent sur des biens situés dans le 06. Mais deux communes sortent du lot : Menton et Roquebrune-Cap-Martin.

Hausse de 25%

Il faut dire qu’elles ont de quoi attirer. Mer, montagnes, soleil et surtout… la principauté de Monaco à quelques kilomètres. "La première raison c’est que ce sont des villes limitrophes, explique Jean-Baptiste Martini, directeur de l’agence Martini dans la Cité du citron. Beaucoup de Français qui travaillent à Monaco vivent autour donc je pense que ce qui va attirer davantage, c’est cette proximité."

Autre raison avancée: la tranquillité. "Ce sont deux communes de taille moyenne qui sont agréables à vivre avec tout ce qu’il faut à disposition sans avoir les problèmes d’une grande agglomération, poursuit ce professionnel. Nous avons des dimensions de ville propices à la famille."

 

Car à Menton, les ventes immobilières ont connu un important rebond depuis le Covid-19. Environ 25 % de plus qu’auparavant. "On ne va pas se mentir, Menton est encore préservé du tourisme de masse. Ce n’est pas Nice ni Cannes, c’est un coin relativement tranquille avec plein de charme, souligne Florence Thorel, agent commercial chez AB Immobilier. C’est un territoire qui est également très prisé pour les investissements locatifs."

Les profils varient, des retraités, des familles mais également des jeunes actifs.

"Ils veulent tous la même chose"

Malgré la forte demande confirmée par ces professionnels, ils font néanmoins face à une baisse drastique de l’offre. Résultat, depuis quelques mois, le marché est très tendu.

"Ils veulent tous la même chose, constate Luc Steinmetz, également agent commercial dans cette structure. Un trois-pièces, avec un garage et un extérieur. On arrive à un stade ou l’on n’arrive plus à satisfaire les demandes de nos clients! J’ai arrêté de prendre les nouvelles recherches parce que l’on n’a pas grand-chose à leur proposer."

Actuellement, cette agence compte 95 biens à la vente, contre 120 minimum habituellement.

 

En cause notamment, la configuration du territoire selon Jean-Baptiste Martini. "On est bloqué entre mer et montagnes avec beaucoup de relief, c’est fatal, pointe-t-il. Si c’était plat, on pourrait étendre la commune. Aujourd’hui, la difficulté c’est que pour construire ici il faut détruire." Mais pour ce gérant, cette situation reste surtout imputable à l’inflation.

Chiffre d’affaires annuel en six mois

Et ce manque de "stocks", certaines agences l’avaient anticipé. C’est notamment le cas de Laforêt à Menton. "Malgré la conjoncture, on s’en sort bien car il y a déjà quelques mois on accélérait la prospection et on augmentait nos effectifs de 40% en passant de quatre à six personnes au service transaction", précise Guillaume Oliveres, manager au sein de l’entreprise.

S’il croule lui aussi sous les demandes - environ 80 par mois - ce professionnel constate également que les délais de vente se sont fortement écourtés. "Avant, les clients prenaient le temps. Maintenant, ils achètent tout de suite. Même des biens avec des défauts. On en a qui sont partis en 15 jours à peine!"

À Roquebrune-Cap-Martin, Eléonore Kandlbinder, responsable d’agence, a également vu son nombre de ventes exploser. "Nous avons encaissé en six mois le chiffre d’affaires que nous avons fait sur l’année dernière, mais on a plus beaucoup de produits, c’est ça le problème", constate-t-elle. Depuis janvier, la structure a déjà réalisé plus de 40 transactions. "On a beaucoup d’avance", se réjouit-elle.

Avec Cagnes-sur-Mer, Menton et Roquebrune-Cap-Martin réunissent 25% des recherches immobilières dans les Alpes-Maritimes. Le reste de l’année promet d’être fructueux, si les vendeurs se décident à pointer le bout de leur nez…

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