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Comment Monaco veut révolutionner la construction pour mieux combattre le réchauffement climatique

Mis à jour le 07/11/2018 à 15:08 Publié le 07/11/2018 à 15:02

Comment Monaco veut révolutionner la construction pour mieux combattre le réchauffement climatique

Depuis 2008 en Paca, "Bâtiments Durables Méditerranéens" favorise les bonnes pratiques dans la construction. Monaco adapte ce label à son territoire pour réduire les émissions de gaz à effet de serre

C’est une course contre la montre portée par des objectifs ambitieux.Vitaux, même, pour l’avenir de la planète bleue. Réduire coûte que coûte les émissions de gaz à effet de serre. De moitié en 2030. Pour une neutralité carbone en 2050. En Principauté, ces ambitions chiffrées s’illustrent par du concret.

Par une batterie d’actions: Plan énergie climat, Livre blanc pour définir une feuille de route, nouvelle réglementation énergétique des bâtiments, création de la Mission pour la transition énergétique…

Cette dernière a d’ailleurs fait de la performance énergétique et environnementale des bâtiments l’une de ses priorités. "Ce pôle représente plus de 30% des émissions de gaz à effet de serre à Monaco", détaille Annabelle Jaeger-Seydoux, nouvelle directrice de la Mission pour la transition énergétique.

Des bâtiments "efficaces"
et "confortables"

Alors pour tendre ce chiffre à la baisse, son service souhaite s’inspirer du label "Bâtiments Durables Méditerranéens" (BDM), pensé il y a une décennie par l’association EnviroBatBDM. Etle contextualiser à Monaco.

Une démarche favorisant les bonnes pratiques dans la construction qui a été présentée, le 23 octobre dernier, à 160 acteurs locaux de la filière construction. Le principe?Sept critères et des points à glaner pour atteindre des échelons.

"Le choix des matériaux, les qualités sonores, l’intégration de la biodiversité… On vise un bâtiment qui soit aussi confortable pour l’usage et qui fonctionne. Pour que cette démarche de progrès, volontaire et participative soit efficace, il faut avancer ensemble", martèle Annabelle Jaeger-Seydoux.

Laquelle voit bon nombre d’avantages à ce label, outre une meilleure empreinte carbone.

"Les acteurs doivent montrer une totale transparence par rapport au projet, à sa réalisation. Il y a un échange et des évaluations à chacune des étapes, de la conception à la réalisation, jusqu’à deux ans après la livraison. Il y a un regard extérieur et surtout un partage d’expériences sur tout ce qui est proposé", poursuit-elle.

Livre blanc de la transition énergétique

Apolline: "Des erreurs auraient pu être évitées"

Le Livre blanc pointait d’ailleurs du doigt l’absence de dialogue interprofessionnel, évoqué comme un frein, et l’insuffisance du retour d’expériences entre architectes, promoteurs, constructeurs, gestionnaires et occupants.

Le genre de partage d’expériences qui pourrait éviter des scandales sanitaires, à l’instar des Jardins d’Apolline

À Monaco, il y a des choses nouvelles qui ont mal été utilisées, comme la fibre de bois aux Jardins d’Apolline. Celle-ci, quand les contraintes d’isolation ne sont pas respectées, a aussi posé problème ailleurs. Je fais partie de ceux qui disent que ce n’est pas le choix des matériaux qui a posé problème. C’est un ensemble. Mais on aurait eu ces points de vigilance clairement partagés sur les matériaux, des erreurs auraient pu être évitées" 

En résumé, profiter de ce qui a déjà été fait ailleurs pour connaître les contraintes à chaque étape d’un projet. En somme, une énorme valeur ajoutée pour les acteurs du bâtiment.

"On va s’interroger sur les spécificités monégasques"

Sur les 450 opérations BDM enregistrées en PACA, une seule monégasque: la Villa Troglodyte, encore en chantier. D’autres vont suivre: la Villa Carmelha et la rénovation de l’Herculis en 2019. Lors de cette même année, le label "BDM" sera adapté au contexte monégasque.

Pour devenir un référentiel «BD2M».Pour Bâtiments Durables Méditerranéens de Monaco.

"BDM nous paraît déjà bien adapté à Monaco car il intègre les conditions géoclimatiques du littoral.On va donc s’interroger sur les spécificités monégasques. Nous, ce sont les contraintes de réalisation de chantiers et la surdensité. Partant de là, se donne-t-on plus d’exigences pour le confort, les nuisances, le respect des normes environnementales au moment de la réalisation du chantier?", explique Annabelle Jaeger Seydoux.

Six réunions de travail permettront aux acteurs locaux intéressés de créer de toutes pièces ce label "BD2M". Une forme de responsabilisation. Pour l’avenir de la planète.

à partir de 1 €


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