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Ce projet pour transformer l'entrée Ouest de Monaco suscite le débat

Mis à jour le 02/12/2016 à 05:13 Publié le 02/12/2016 à 21:30
À gauche : un bâtiment d'habitations (R+8) devrait remplacer les serres supérieures du Jardin botanique, actuellement transférées.  A droite : un ouvrage d'art contesté pourrait recouvrir une partie du boulevard et servir de chemin piétonnier.

À gauche : un bâtiment d'habitations (R+8) devrait remplacer les serres supérieures du Jardin botanique, actuellement transférées. A droite : un ouvrage d'art contesté pourrait recouvrir une partie du boulevard et servir de chemin piétonnier. Photos JFO

Monaco-matin, source d'infos de qualité

Ce projet pour transformer l'entrée Ouest de Monaco suscite le débat

Le conseil communal est favorable à la construction d'un immeuble sur les actuelles serres du Jardin exotique, mais réservé sur l'esthétique d'une plateforme piétonnière couvrant le boulevard

Un immeuble comprenant 66 appartements et 4 locaux à usage de commerce, un autre bâtiment à usage de bureaux, 1.819 places de stationnement… Avec une enveloppe globale de 150 millions d'euros a minima, c'est encore un sacré projet immobilier qui pourrait sortir de terre - ou plutôt de roche -, à l'entrée ouest de la Principauté à horizon 2022. Soixante-cinq mois de travaux doivent suivre la fin du transfert des serres supérieures du Jardin botanique, prévu vers l'été 2017.

Le projet, porté par la SAM Fine Properties Monte-Carlo et maquetté par les architectes Fabrice Notari (*) et Rudy Ricciotti, s'inscrit dans le cadre de la requalification de l'entrée de ville. Notamment sur l'ancienne zone agricole qui abrite les serres - en déménagement - du Jardin exotique.

Adoubée par l'ensemble du conseil communal, l'opération s'étendrait sur le quartier des Salines et du Jardin exotique, soit quatre parcelles "se succédant en amont du Jardin exotique et adossées à la frontière franco-monégasque".

Un projet "reliant un territoire fragmenté et valorisant le paysage", selon les termes du rapporteur François Lallemand, qui précise que l'aménagement entend aussi "dénouer l'accès à la Principauté en distinguant les niveaux d'intensité du trafic routier du boulevard du Jardin-Exotique. Formant une barrière physique, son franchissement par les piétons doit être rendu possible, reliant ainsi l'opération en amont à la ville basse".

"L'enjeu des liaisons piétonnes"

Un "sentier" piéton qui redynamiserait le quartier, faciliterait l'acheminement aux nouvelles serres et paraît, de toute manière, essentiel en prévision d'une explosion démographique due aux caractéristiques du projet.

Au cahier des charges : un parking public de 1 819 places, un bâtiment de bureaux de type R+3 (1 819 emplacements pour véhicules légers, 115 pour deux-roues, 14 pour autocars), un autre d'habitations de type R+8 (4 locaux à usage de commerce, 66 appartements, 148 emplacements pour véhicules légers et 69 pour deux-roues), un poste de police et un office du tourisme. D'où l'insistance de François Lallemand sur "l'enjeu du positionnement des liaisons piétonnes dans la qualification de l'entrée de ville".

Évoquant également un "tunnel piétonnier, sans lien avec l'emprise de l'opération, et permettant de liaisonner le boulevard du Jardin-Exotique à l'avenue Pasteur basse ; un autre tunnel véhicule également créé permettant de liaisonner le nouveau parking de l'opération à l'avenue Pasteur haute."

Ce parking est "ultra-nécessaire à Monaco" et le "cheminement piétonnier, qui ira de nos serres jusqu'à la frontière franco-monégasque aussi", a conclu le maire, Georges Marsan, concédant toutefois que des ajustements architecturaux apparaissent nécessaires.

"Le mur de la honte"

En effet, seul hic soulevé à l'unanimité par le conseil communal, l'esthétique d'un ouvrage d'art dénommé "Propylées". Une dalle vouée à recouvrir en grande partie le boulevard du Jardin-Exotique et qui prendrait la forme d'un belvédère public et végétalisé - accueillant notamment les oliveraies historiques en ces lieux.

"Je suis assez sceptique sur la couverture du boulevard, cette structure de Propylées. Je n'arrive pas à réaliser ce que cela pourra donner", a estimé l'adjoint André Campana. L'adjoint délégué à la jeunesse, Nicolas Croési, concluant: "Je tiens à souligner que, grâce à ce projet, nous aurons bientôt des serres flambant neuves et je trouve que ce projet apporte une végétalisation supplémentaire. L'ouvrage "Propylées" est très discutable mais permet d'apporter ce cheminement piéton au public. Il faudra toutefois qu'il soit vraiment accessible pour les personnes à mobilité réduite, les poussettes, etc."

Rappelant les conclusions de l'instruction des membres du comité consultatif pour la construction, François Lallemand a ensuite souligné, qu'outre sur ce "Propylées", un avis défavorable avait été rendu sur la façade nord du bâtiment à usage d'habitation, dans l'attente "qu'elle soit admissible visuellement". "Un bardage vertical en bois de teinte clair" qualifié - sous les rires complices des adjoints - de "mur de la honte" par André Campana. "Tout le monde a hurlé autour de moi en voyant la façade nord", a confirmé le maire.

Tous s'accordent en revanche sur l'esthétique générale du bâtiment et sa volumétrie en restanque épousant, "dans le refus d'une verticalité frontale", les reliefs rocheux dans le prolongement de la Moyenne corniche.

 

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