Ocean Viking: tous les migrants ont quitté le centre de Giens

Sur les deux cent trente-quatre personnes qui ont accosté à Toulon le 11 novembre, après avoir été secourues par le navire affrété par SOS Méditerranée, quatre seront expulsées au total.

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Michaël Zoltobroda (avec Eric Marmottans) Publié le 24/11/2022 à 21:53, mis à jour le 24/11/2022 à 21:53
Transformé en zone d’attente temporaire le 11 novembre pour accueillir les passagers de l’, le centre de vacances de la presqu’île de Giens est de nouveau vide. Luc Boutria / Nice Matin

Arrivés à deux cent trente-quatre (dont quarante-quatre mineurs non accompagnés), ils n’étaient plus que sept il y a deux jours. Il n’en reste plus aucun aujourd’hui. D’après les informations de RTL, que nous pouvons confirmer, les derniers migrants, secourus par l’Ocean Viking au large de la Libye, ont quitté le centre de vacances de la presqu’île de Giens, transformé en zone d’attente temporaire depuis le vendredi 11 novembre. "Il n’était plus dimensionné pour nos besoins et fermera officiellement prochainement", nous a précisé le préfet Évince Richard.

C’est la zone d’attente de Marseille-le-Canet qui a pris en charge les deux derniers migrants, deux Bangladais qui ont épuisé les recours, en attendant leur expulsion prévue le 27 novembre, précise RTL. Mardi matin, un avion avait décollé avec à son bord deux autres migrants maliens, renvoyés dans leur pays.

Ils sont donc quatre sur deux cent trente-quatre à avoir été expulsés. Loin des quarante-quatre annoncés par Gérald Darmanin, une semaine plus tôt lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Ils seront reconduits "dès que leur état de santé" le permettra, avait-il précisé. C’était sans compter les couacs judiciaires.

Les mineurs non accompagnés aussi

Les quarante-quatre mineurs non accompagnés (MNA), placés dans l’hôtel Aux trois mûriers à Toulon sous la responsabilité du Département, ont également quitté lieux. Cet hôtel est vide depuis mercredi soir. Vingt-six jeunes migrants avaient fugué dès les premiers jours pour rejoindre des membres de leur famille ou des proches en Suisse, Allemagne, Suède et Norvège.

 

 

Ces enfants ont été très respectueux et faciles à gérer

"Les dix-huit autres restants ont été accompagnés vers d’autres départements ou pris en charge jusqu’à leur départ dans des foyers de protection de l’enfance", rapporte le directeur général adjoint en charge des solidarités dans le département du Var.

Ce dernier souligne que "ces enfants ont été très respectueux et faciles à gérer". Le nom des départements qui en ont aujourd’hui la responsabilité n’a pas été communiqué. Seule précision, ils sont pris en charge en dehors de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, déjà saturée.

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