"Meurice 2027": l'humoriste de France Inter en spectacle sur la Côte d'Azur vendredi et samedi

L’humoriste Guillaume Meurice sera ce week-end à Tourrettes-sur-Loup et Breil-sur-Roya, avec son spectacle en forme de meeting politique. ça décape !

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Ludovic Mercier (lmercier@nicematin.fr) Publié le 02/06/2022 à 15:13, mis à jour le 02/06/2022 à 12:49
Meurice 2027, un spectacle en forme de meeting. Photo Odile Huleux

Il ne se définit pas comme un journaliste ni comme un animateur radio, bien comme un humoriste. Guillaume Meurice, que l’on entend chaque jour sur France Inter, sera en spectacle dans le département ce week-end. à Tourrettes-sur-Loup le 3 juin et à Breil-sur-Roya le 4 juin, en format intimiste: "En termes de jauge, je fais un peu de tout", s’amuse-t-il.

Sa venue à Breil, en particulier, est guidée par ses idéaux: "Je viens pour aider Cédric Herrou et son association, clairement." Car l’accueil des réfugiés chez nous est un sujet qui le touche, et il a répondu à l’appel de l’association Amacca Roya, qui propose des micro-mécénats, en l’occurrence au profit de l’association Roya Citoyenne et d’Emmaüs Roya: "C’est la moindre des choses je dirais. On se sent un peu un impuissant. Moi je ne fais que des petites blagounettes. Ce que je peux faire, c’est en parler soit à la radio soit dans mes spectacles. On se sent un peu loin des problématiques de la région, donc c’est un bon moyen de mettre un petit focus dessus et même de les aider financièrement. Dès que je peux aider, je le fais."

De là, à se lancer en politique, il pourrait n’y avoir qu’un pas, que Guillaume franchit justement sur scène dans son spectacle initialement intitulé Meurice 2022 : "J’ai dû changer de nom puisque je n’ai eu que six signatures. Et je les ai vraiment eues. J’ai donc changé le titre du spectacle qui s’appelle Meurice 2027. Cette fois-ci je prends un peu d’élan pour bien arriver dans 5 ans..."

La politique, pour un humoriste de sa trempe, c’est un sujet bien commode: "C’est un spectacle qui me permet d’adapter en fonction de l’actu, des nouveaux ministres, des nouvelles affaires." Mais pas seulement.

C’est que, voyez-vous, chez les Meurice, la politique s’invitait à table: "J’ai grandi dans une Maison de la presse avec des parents soixante-huitards qui vendait des journaux. On n’avait pas la télé, ça parlait de politique et d’actu pendant les repas. Au début je ne m’y intéressais pas, mais après ça finit par nous rattraper." À la faveur d’études un peu généralistes, il se retrouve immergé dans ce milieu: "J’ai fait une licence d’administration publique. Et j’avais des cours en commun avec les sciences po, à Aix-en-Provence. Du coup j’ai commencé à m’intéresser à ce qui se passait autour de moi, à la société, à ce qui ne se passait pas très bien."

 

"Déconnant de nature"

Ce qui ne va pas, en politique, d’après lui, c’est la structure même: "J’ai un peu de peine ou de pitié pour les personnalités politiques. C’est parce qu’ils sont nuls qu’ils sont là. Quand on dit Macron démission ou Darmanin démission, c’est pas vraiment Macron ou Darmanin le problème, c’est plutôt le fait que des personnes comme ça sont en charge de l’intérêt général. Ils n’auraient jamais dû arriver là. Quand tu t’engages en politique, t’as toujours plein de bon sentiments, tu veux changer le monde. Et puis après on te dit que si tu veux monter, il va falloir fermer ta gueule. Et plus tu montes, plus tu dois faire des compromis. Et il ne reste que des personnes très éloignées de leurs idéaux."

Comme il est "plutôt déconnant de nature", Guillaume Meurice a choisi d’en rire. En confrontant les passants dans la rue à leurs propres opinions, comme il le fait chaque jour pour France Inter, ou dans le spectacle qu’il viendra présenter: "Je me suis bien marré à faire une parodie de meeting. C’est très drôle à faire parce que c’est très codifié: musique, clip de campagne, pupitre, drapeau, discours. Tout est ritualisé. Ils ont repris les codes du spectacle, avec une mise en scène. Alors je m’amuse à me réapproprier les codes qu’ils nous ont volés. Comme ils sont souvent mauvais comédiens, on rigole. Ils arrivent en courant sur scène, comme Rocky. Mais on ne démarre pas du jour au lendemain au Zénith. C’est marrant parce qu’un meeting, c’est un spectacle, mais un spectacle nul... Et les gens qui y assistent sont toujours à fond."


> 3 juin, Espace Ceuzin à Tourrettes-sur-Loup.

> 4 juin, chapiteau à Breil-sur-Roya.

 

Rens. et rés.: www.guillaumemeurice.fr

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