Kyan Khojandi sur scène à Sainte-Maxime: une ovation, mais sans l'extase comique

En pêchant l’essentiel de ses vannes au fond de son caleçon, l’humoriste révélé par "Bref" (sur Canal+) cosigne un stand-up baptisé "Une bonne soirée" qui, hélas, tourne parfois à la curée.

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Laurent Amalric Publié le 14/11/2021 à 15:30, mis à jour le 14/11/2021 à 15:32
Il use son sujet jusqu’à la corde, mais Kyan Khojandi n’a pas démérité en show-man survolté épaulé par son complice auteur Bruno Muschio, alias Navo, qui assurait sa première partie. Photo JMR

Un spectacle dont "l’organe central" réside dans la propreté et les ardeurs de l’entrejambe de son auteur est-il gage de Bonne soirée? C’est en tout cas le titre de la nouvelle création de Kyan Khojandi, l’homme qui égaya l’antenne de Canal+ entre 2011 et 2012 avec la série Bref.

Alors que les spectateurs du Carré prennent place vendredi soir (12 novembre), c’est tout d’abord le joli toutou de l’humoriste qui monte sur scène. On se dit qu’il y a pire comme "chauffe-salle". Sauf que finalement, c’est à son complice auteur, Bruno Muschio, alias Navo, que revient cette mission durant quinze minutes.

Sur un ton nonchalant savamment étudié, il joue les passe-plats pour "introduire" avec un "doigté" fin comme du gros sel son complice scénique.

Giclettes comiques

Clameurs dès son entrée de la part d’un public maximois tout acquis à sa cause. Dans la salle comble, l’ambiance est chauffée à blanc. Dès lors, Khojandi peut égrener façon stand-up les perles plus ou moins inavouables de sa jeunesse.

Virée en boîte homo, backroom, plan à trois, visionnage de porno rétro, Chevaliers du Zodiaque, vacances à Nice, etc., en aspergeant le tout de régulières giclettes comiques pêchées au fond de son caleçon.

 

A l’arrivée, des kilomètres de vannes prévisibles et bien "cul-cul", qui irriteront les critiques du Figaro Culture, mais certainement pas la horde de jeunes fans en délire, qui donne largement le change durant les quelque deux heures de ce show salué par une grandiose ovation.

Paradis perdus

Entre flash-back de son enfance et improvisations avec le public, jusqu’au final où il se met en scène sur fond de logos animés pour une resucée de ses capsules Canal, Kyan ne démérite pas.

Le rythme est là, la construction narrative retombe parfaitement sur ses pattes et quelques allusions sur nos "paradis perdus" de vingtenaires sont bien senties. Pour le reste, il faut bien avouer que les péripéties de jeunesse de son vaillant pénis - propre ou pas - tendent rarement vers l’extase comique.

Bref, Une bonne soirée, mais sans nouvelle volonté de... bourse délier.

Bruno Maschio, alias Navo, a ouvert le show pour son acolyte d’écriture. Photo JMR.

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