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"Elle va foirer cette campagne de vaccination": Christophe Alévêque pousse un coup de gueule sur la crise sanitaire

Mis à jour le 01/12/2020 à 22:14 Publié le 01/11/2020 à 15:00
Christophe Alevêque.

Christophe Alevêque. Photo François Caillon/DR

Monaco-Matin, source d'infos de qualité

"Elle va foirer cette campagne de vaccination": Christophe Alévêque pousse un coup de gueule sur la crise sanitaire

L’humoriste remontera sur les planches, en public, le 17 décembre prochain à Paris et dévoilera son tout nouveau spectacle, en juin, à Antibes. "Enfin, j’espère". Car à cette crise sanitaire, il ne comprend rien. A moins que ce ne soit l’inverse. Rencontre armes verbales au poing. Sans aucune langue de bois...

Ne lui parlez pas de la Covid. Christophe Alévêque va en faire une jaunisse. Ou un spectacle. Feu, un baptême du feu, en solitaire au théâtre du Rond-Point à Paris. Devant une salle vide. Devenu virale sur la toile...

Une première au vitriol qu’il s’était juré de ne pas rééditer. L’insolent reviendra donc, en croisé, sur la même scène le 17 décembre. Avec du public cette fois. "Enfin j’espère". Avant une tournée, un nouveau show en bandoulière, qui le mènera à brûler les planches antiboises, à Anthéa, début juin 2021.

Preuve que l’humoriste déborde d’optimiste. La bonne blague! Le mal le ronge, plutôt. Le mal de l’isolement et la colère. "Comment je vais? C’est une question qu’on ne pose plus. Surtout depuis la dernière allocution du général en chef. Je n’ai rien compris..."

Au point d’évoquer un cadeau empoisonné pour les artistes. "Il nous parle de couvre-feu, d’horodateurs. C’est fou. Il est hors-sol!" Il, le président de la République.

Et elle, Roselyne Bachelot, la ministre de la Culture. Égratignée aux tiges d’orties. "Elle n’a pas la main. Elle fait juste de la représentation. De l’enfumage. C’est une pipe. Quant à son prédécesseur, Franck Riester, c’était un pet inexistant." 

L’Alévêque, remonté tel un Poilu à Verdun, n’est pas avare de boules puantes. De gaz moutarde sur nos gouvernants dont "le but ultime est de nous faire taire. Bien sûr qu’il y a des aides et on ne va pas cracher dessus. Bien sûr que vouloir sauver des vies, c’est magnifique. Mais qu’ils cessent de nous infantiliser, bordel!" 

L’avis du Creusotin est tranché. À la hâche. Pas à la harpe. "Il y a plein de choses que je ne comprends pas. Mais c’est vrai que je suis un non-sachant. Il n’empêche que des ordres sont donnés pour que ceux qui remettent en cause la politique actuelle ne disent rien. Et moi, cette tartufferie m’énerve profondément..." 

Sans verser dans le parti mou des y a qu’à, faut qu’on, il a eu le temps de prendre du recul sur la période covidesque. D’analyser. De griffonner des notes.

"Je suis en rébellion alors que j’ai l’impression que la majorité des Français a l’esprit critique dans le formol. C’est dommage. Or, depuis le début de la crise, tout a foiré. Tout!

Et de se lancer dans un inventaire qu’aurait renié Prévert: les masques, les tests, l’appli. "Pourtant, chacun sombre dans une espèce d’acceptation des décisions et des erreurs. Tourne dans la lessiveuse. Le débat s’est arrêté car il n’y a plus de débat..." Aux yeux de ce fou, au regard du roi, seules deux pensées circulent en parallèle. Sans la moindre contradiction.

"Il y a le couloir des complotistes - d’ailleurs je n’ai pas voulu voir le pseudo-documentaire Hold-up et le couloir de la pensée unique. Et au milieu, le vide. On est loin du quinquennat des Lumières. C’est plutôt celui de la bougie..."

Révélateur d’une société où la mort n’a plus sa place. Même au dernier rang. "Je comprends qu’on veuille vivre le plus longtemps possible. Mais de là à sacrifier les jeunes, notamment les jeunes pauvres, pour des vieux riches. Et puis les vieux, dans les maisons de retraite, ils n’ont pas eu leur mot à dire. Franchement, je ne me sens plus en démocratie. Au moins jusqu’au 17 février (Ndlr: date de fin de l’état l’urgence sanitaire)".

D’accord, pas d’accord avec le chroniqueur? Sa porte est ouverte à la discussion. À l’échange. Voire au bras de fer. Argumenté. Mais personne n’y frappe. "C’est navrant. On tourne en rond du coup. Avec en soi cette culpabilité permanente."

Qu’il combat à la force de ses mots. De ses sketches. De ses scuds. Lui, le non essentiel. A l’instar de l’ensemble des acteurs culturels, des restaurateurs, des patrons de discothèques, de bars...

"C’est irrationnel. On se sent inutile. Impuissant. Cette incertitude - qui fait certes partie intégrante de notre métier - est aujourd’hui difficile à encaisser. On subit cette psychose internationale."

Abasourdi d’être "dirigé par un Conseil scientifique", il ne reproche pas tant la volonté d’agir des gouvernants mais, chacun l’aura compris, que la manière.

"Quand on est en guerre, on met en place une machine de guerre. Sauf que depuis le premier confinement, qu’a-t-il été fait de plus dans les hôpitaux? Vraiment? Et les personnes à risques? On les stigmatise plus qu’on s’en occupe. En réalité, le mot d’ordre, c’est planquez-vous!" 

Jusqu’à la fin du conflit. Le sacro-saint vaccin, attendu comme l’aiguille salvatrice de tous les maux. "Elle va foirer cette campagne de vaccination. Reste à savoir comment? De toute façon, ce virus ne disparaîtra pas. D’ailleurs le général nous avait bien dit qu’il fallait apprendre à vivre avec. Même s’il fait tout pour qu’on vive sans!"

Il a la dent dure contre les politiques et ne se gêne pas pour le crier sur tous les toits. À commencer par le sien, vu que "pour aller acheter une plaquette de beurre, je dois remplir une attestation au ministère de l’Intérieur...".

Il s’y plie. Ou pas. Tout dépend du trajet. "Et, sérieux, si vous regardez à Paris, y a pas grand monde qui respecte les consignes. Je n’ai jamais vu autant de gens dans la rue." 

Un constat. Pas une gloriole de comique. Un constat amer, en particulier pour les suivants. "Les jeunes paieront tout ça au prix fort: la dette, l’urgence climatique. La retraite pour eux, ce sera à 95 ans!"

Si c’est en pleine forme. Comme avant. Dans les années 70-80, champs de l’insouciance. "Malheureux, ne dites surtout pas que c’était mieux avant. C’est interdit aujourd’hui. On préfère une époque où nos aînés finissent dans les congélateurs à Rungis, tout seuls, parce qu’on n’a pas les moyens de faire autrement." 

Chassez son naturel... Et dire qu’il essaye de se soigner. La preuve, Christophe Alévêque est "certain qu’on va s’en sortir. Mais dans quel état? Les grosses emmerdes, elles sont pour 2021. Laissez la parole aux psychiatres, pédiatres, associations caritatives, ils vous annonceront la couleur..." 

Ballotté au cœur de cette dépression historique, mais debout, il n’a visiblement rien perdu de sa rebelle attitude. Persiste et signe d’une ultime tirade: "Toutes proportions gardées, il y a un petit côté pétainiste dans tout ça. Vous avez bien joui, maintenant vous allez payer!"

Combien? "La note sera salée". Merci. Et sinon, ça va quand même? "Super, youpi. J’écris mon prochain one man show sur un père qui n’a plus 20 ans et se demande s’il n’a pas fait une connerie de faire un enfant dans ce monde-là et je dois finir aussi mon premier roman. Je continue..." Armes verbales au poing...

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