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Melissa Marques, l’humanitaire lui va si bien

Melissa Gonçalves Marques s’est lancée dans l’humanitaire car elle voulait se rendre utile. Elle travaille aujourd’hui au Programme Alimentaire Mondial en Mauritanie depuis trois ans.

Jessica Granato Publié le 19/08/2021 à 11:01, mis à jour le 19/08/2021 à 16:44
Melissa Marques. DR

Cela fait maintenant deux ans que Melissa Gonçalves Marques travaille pour le Programme Alimentaire Mondiale. À 29 ans, Melissa est responsable de communication de l’organisme en Mauritanie. Cette passionnée de danse entretient sa vocation pour l’humain et le volontariat.

Après avoir grandi à Monaco, la jeune femme d’origine portugaise décide, après plusieurs années d’études en histoire et en communication, de changer totalement de style de vie.

"J’avais du mal à trouver ce que je voulais faire"

"Petite, je m’imaginais reporter de terrain. " Mais en grandissant, Melissa a changé de voie. Après son baccalauréat au Lycée Albert 1er à Monaco et sa licence d’histoire à Paris, elle décide de se tourner vers la communication. " J’avais vraiment du mal à trouver ce que je voulais faire. " Elle travaille pendant un temps dans une start-up collaborative avant de remettre en question la branche dans laquelle elle se lance. " J’ai cette envie de faire quelque chose d’utile, j’ai ça en moi et je n’ai pas peur de l’aventure." Fatima, sa mère, avait elle aussi remarqué son envie de vivre de nouvelles choses. "Elle est capable de prendre son sac à dos et de partir."

Pourtant, ce n’est qu’en discutant avec une de ses amis, Léonor Lapotre, que Melissa comprend que c’est dans l’humanitaire qu’elle veut se tourner. Aujourd’hui volontaire pour Action Contre la Faim, Léonor pense avoir provoqué le déclic. "À force de discuter, ça lui a permis de voir qu’il y avait plein de façons de travailler dans ce cadre-là."

Quand elle découvre les missions attribuées à Léonor dans l’organisation Médecins Sans Frontières, Melissa finit par se lancer. "Elle faisait vraiment quelque chose de concret, c’est ce que je cherchais."

 

Une première mission au Sénégal

C’est donc en 2018 que Melissa Gonçalves Marques part pour la première fois en mission humanitaire. Direction le Sénégal pour un an avec l’association ADPT Elémen’t’erres, une association qui œuvre pour la protection de l’enfance et l’alphabétisation des talibés, des jeunes enfants issus d’un milieu rural et confiés à des maîtres coraniques.

Cette expérience est bouleversante pour Melissa qui se retrouve directement en contact avec les enfants qu’elle est venue aider. "C’est du concret chaque jour, je ne m’y attendais pas, on vivait où on intervenait, ça crée un vrai lien. " Elle est confrontée aux mêmes difficultés que les populations présentent sur place, tel que le manque d’eau. Melissa découvre aussi la situation dans laquelle vivent ces jeunes garçons, souvent victimes d’abus de la part de leurs éducateurs. "Il y avait cet enfant qu’on a retrouvé dans la rue et qui n’arrêtait pas de pleurer, il était épuisé. Il s’appelait Moussa et il devait avoir six ans. On n’a pas pu le garder dans l’association car ce n’était pas à nous de nous occuper de cette situation. C’était assez désarmant de ne rien pouvoir faire."

Après cette année passée au Sénégal, Mélissa finit par rentrer. Il lui faudra environ deux mois pour se réadapter. Elle retourne à Paris et se rend aussi compte que la misère à laquelle elle a pu observer au Sénégal existe aussi ici. « Il y a aussi des gens qui ont besoin d’aide ici, ça m’a sauté aux yeux.”

Une nouvelle vie en Mauritanie

À peine de retour, Melissa Gonçalves Marques veut déjà repartir. Sa mère entend parler du programme Volontaires Internationaux de Monaco (VIM) qui envoie une dizaine de volontaires par an dans des associations pour y faire jusqu’à trois ans de volontariat.

 

En août 2019, elle reprend l’humanitaire avec le Programme Alimentaire Mondial en Mauritanie et prend le poste de responsable de communication.  "Comme personne n’occupait ce poste avant qu’elle arrive, elle a presque dû partir de zéro", avance Maria-Ludovica Carucci, une des collègues de Melissa.

Les principales missions de Melissa au sein de l’organisation sont de faire connaître le PAM, soulever des fonds pour les distributions de nourritures et les autres actions. Le PAM s’occupe à la fois des Mauritaniens et des réfugiés, principalement Maliens, présents dans le pays. "La situation au Mali se dégrade, un agriculteur m’a raconté qu’il était parti avec ses animaux et quand il est revenu on avait massacré tout son village".

Melissa entend régulièrement ce genre de témoignages poignants et a décidé de les mettre en lumière avec le projet “Storyteller”. " Le principe, c’est de donner la parole aux personnes que nous aidons pour qu’ils puissent raconter leur histoire et leur réalité."

Melissa va rentrer à Monaco dans quelques jours après avoir passé trois ans en Mauritanie. Sa mère, Fatima, l’attend avec impatience. Elle qui la soutient depuis le début ressent une énorme fierté face à ce qu’accomplit sa fille. "Je sens qu’elle est heureuse et que ce qu’elle fait la passionne. Je l’admire beaucoup." Melissa repartira en Mauritanie dans quelques mois et continuera à travailler pour le Programme Alimentaire Mondial en tant que consultante.

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