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L'analyse ADN des restes de Christophe Colomb relancée pour déterminer les origines de l'explorateur

Une étude internationale va être relancée par une université espagnole, après des années d'interruption, afin de tenter de lever le mystère des origines de l'explorateur, a annoncé mercredi l'expert en charge du projet.

AFP Publié le 19/05/2021 à 15:26, mis à jour le 19/05/2021 à 15:27
Une statue de Christophe Colomb. Photo AFP

Colomb était-il génois comme l'admettent la plupart des historiens? Catalan, portugais, galicien...? Les hypothèses sont nombreuses.

Plus de 500 ans après sa mort en 1506, ces analyses pourraient mettre fin aux controverses sur l'origine du marin qui a découvert l'Amérique en 1492, changeant ainsi la face du monde.

Les résultats de cette "enquête pionnière" sont attendus en "octobre", a annoncé mercredi le professeur de médecine légale de l'Université de Grenade José Antonio Lorente, lors d'une conférence de presse dans cette ville d'Andalousie (Sud).

 

Lancées en 2003 par le Dr Lorente, qui avait fait exhumer de la cathédrale de Séville les os attribués à Colomb, les analyses ADN avaient dû être suspendues en 2005, a-t-il expliqué.

Car, selon l'expert, en raison des techniques de l'époque, "nous utilisions beaucoup d'ossements", qui étaient "dans un très grand état de dégradation" après l'analyse, "pour obtenir très peu d'informations".

Il a été donc décidé de "les préserver pour le moment où nous aurons une meilleure technologie", ce qui est le cas désormais, a-t-il ajouté.

L'ADN de ces ossements sera comparé à ceux d'autres ossements datant de la même époque pouvant appartenir à la famille de l'explorateur, selon certaines hypothèses.

 

Il sera aussi comparé avec les prélèvements ADN de personnes vivantes ayant le même patronyme dans les différentes régions qui font l'objet d'hypothèses.

Conservés dans une chambre forte de l'Université de Grenade, les ossements attribués au navigateur, à son fils Hernando et à son frère Diego vont être analysés en collaboration avec l'Université de Florence en Italie et l'Université du Nord du Texas aux États-Unis.

Les résultats "pourraient être totalement concluants" mais "ce n'est pas sûr que nous puissions obtenir assez d'ADN de tous les ossements en quantité et qualité suffisantes pour arriver à une conclusion", a toutefois mis en garde le Pr Lorente.

"Il s'agit d'offrir toutes les informations pour que les historiens et les experts les interprètent", a expliqué le médecin.

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