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Connaissez-vous la légende du brouillard de La Turbie?

Mis à jour le 14/02/2021 à 18:26 Publié le 14/02/2021 à 18:14
Connaissez-vous la légende du brouillard de La Turbie?

Connaissez-vous la légende du brouillard de La Turbie? Photo : Archives Monaco-Matin

Monaco-matin, source d'infos de qualité

Connaissez-vous la légende du brouillard de La Turbie?

Le phénomène est bien connu des météorologistes. Mais outre l’explication scientifique, saviez-vous qu’il existe une légende sur la naissance de ce brouillard ? Elle parle d’une fée et d’un mage envieux

La Turbie, la bien nommée ? Nichée à près de 500 m d’altitude, comme un balcon suspendu au-dessus d’une vaste étendue de mer bleue, la commune se retrouve souvent la tête dans le brouillard.

Un phénomène bien connu, autant des scientifiques (lire ci-dessous) que des Turbiasques. Si bien que les anciens raconteraient une légende à ce sujet.

Tombé dans l’oubli par la force des années, le mythe a été dépoussiéré par les membres de l’association Irahta, qui œuvre pour la valorisation du patrimoine archéologique et spéléologique de La Turbie.

« Nous avons récupéré 14 légendes auprès d’anciens, qui sont maintenant décédés. Celles-ci retracent des pans de l’histoire du village », explique Jean-Philippe Gispalou, fondateur de l’association. Un travail, mené de concert avec le président d’Irahta, Christian Avon, et qui pourrait prochainement donner lieu à un livre.

La fée de Malbousquet, guérisseuse immortelle

L’une de ces légendes dessine le récit d’une fée guérisseuse, d’un mage envieux et d’un dieu celte punisseur. À eux trois, ils sont les produits d’un mythe transmis oralement de génération en génération.

« Nous ne savons pas tout à fait à quand remonte cette légende, indique Jean-Philippe Gispalou. Elle fait toutefois intervenir les moines des îles de Lérins, ce qui peut laisser penser qu’elle fait référence a minima au Ve siècle. »
Le mythe conte l’histoire de la fée de Malbousquet, du nom de la grotte historique de Malbousquet située sur le flanc oriental de la Tête de Chien à La Turbie.

« Il s’agit d’une fée guérisseuse immortelle, qui soignait les Turbiasques. Elle tirait son pouvoir des gouttelettes d’argent qui suintaient des parois de son antre et qu’elle devait récolter à chaque pleine lune. »

Condition sine qua non pour qu’elle puisse exercer sa médecine : le soleil devait briller haut dans le ciel.
Au village, caché dans les entrailles de la tour du Trophée d’Auguste, le mage Aldemaüs (1) jalouse la popularité de la fée de Malbousquet.

« Cherchant à réduire sa renommée, il fait appel au dieu celte, Agel. Celui-ci décide alors de placer la commune sous un épais brouillard. »

Sans ce soleil, la fée se retrouve alors privée de ses dons de guérisseuse. « C’est une catastrophe absolue pour la population. Les cultures ne poussent plus, la famine et les maladies s’abattent sur La Turbie. »

Désespérés, les Turbiasques implorent le dieu Agel de lever son mauvais sort. Ils iront jusqu’à construire un camp pour assiéger la montagne sacrée de la divinité. « La légende veut que ce camp soit le “Casteou” dans le quartier du Gayan », au Mont des Mules.

Mais Agel reste sourd à leurs lamentations.

Rappeler les heures sombres du village

Pendant ce temps, la fée décline. « Elle finit par perdre son immortalité et par mourir. La légende dit qu’elle poussa un cri si atroce que celui-ci s’entendit dans toute la commune et même au-delà. »

Malgré tout, le brouillard continuait de stagner sur les reliefs de La Turbie. Piégés, « les Turbiasques s’en vont quérir les moines des Îles de Lérins, pour demander de l’aide aux nouveaux dieux chrétiens ».

« Voyant en cet appel une aubaine pour poursuivre la christianisation du territoire, les moines décident une expédition punitive. Ils envoient des centaines de chrétiens mettre à bas l’antre du mage Aldamaüs, qui agissait comme un aimant pour le brouillard. »

Et alors qu’ils s’affairent, le nuage commence à se dissiper. « Mais l’édifice n’est détruit qu’en partie. Et c’est pour cela qu’encore aujourd’hui, le brouillard s’en va mais revient régulièrement rappeler les heures sombres et malheureuses de l’histoire du village. »

1. Une autre légende raconte que dans l’antre de la tour sur les hauteurs de La Turbie, Aldemaüs s’ingéniait à détruire les couples heureux comme la Niçoise Tiburge, épouse du comte de Narbonne, dont l’union fut sauvée grâce à… Saint-Honorat, qui donna son patronyme à l’une des Îles de Lérins.

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