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Un syndicat de soignants du CHPG appelle à la grève mardi

Le Syndicat des agents hospitaliers (SAH) a appelé ce jeudi la population et l'ensemble des salariés de Monaco à venir soutenir les personnels grévistes mardi prochain, à 16h30, devant l'entrée principal du CHPG

J.B. Publié le 10/09/2021 à 12:13, mis à jour le 10/09/2021 à 12:14
Francesca Sgro-Meli, secrétaire générale du Syndicat des agents hospitaliers a appelé à la grève des soignants du CHPG ce mardi de 16h30à 18h30. Photo Jean-François Ottonello

Ce jeudi, le Syndicat des agents hospitaliers (SAH) du CHPG était le seul présent sur le rassemblement. Sa secrétaire générale, Francesca Sgro-Meli, aide soignante au bloc maternité au CHPG, a appelé à un mouvement de grève mardi, de 16h30à 18h30, juste avant l’examen du projet de loi par les élus du Conseil national. Et elle a appelé la population et l’ensemble des salariés de Monaco à venir soutenir les personnels grévistes à 16h30 devant l’entrée principale du CHPG.

"Je tiens à saluer cette seconde belle initiative populaire qui nous permet de faire entendre notre mécontentement et notre refus de nous voir imposer cette obligation vaccinale contre la Covid-19. Rien n’est plus cher que notre liberté, c’est pour défendre cette liberté fondamentale que le syndicat des agents hospitaliers de Monaco appelle tous les personnels du CHPG à faire grève ce mardi 14 septembre de 16h30à 18h30."

Pour le SAH, cette action se veut comme un prolongement du mouvement populaire. "Elle a pour ambition d’envoyer un message supplémentaire au gouvernement monégasque et au Conseil national qui se réunira à cette date-là pour évoquer cette privation de liberté. Nous ne pouvons concevoir que les personnels des établissements de santé soient demain stigmatisés et licenciés parce qu’ils refuseraient de se voir imposer un vaccin qui est toujours en phase 3 d’essais cliniques avec une autorisation de mise sur le marché conditionnelle. Plutôt que la contrainte, nous souhaitons promouvoir l’accès aux informations afin que les agents puissent décider en toute liberté de leur choix vaccinal. Nous sommes persuadés que notre mobilisation collective, cette force du tout ensemble permettra au gouvernement et aux élus du Conseil national de prendre pleinement conscience qu’ils ne doivent pas prendre une décision aussi impopulaire qui viendrait tenir l’image d’une Principauté de Monaco qui veut être tournée vers le progrès et le respect des droits de l’Homme."

 

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C’est mardi prochain, le 14 septembre, que le Conseil national se réunira à 18h, dans le cadre d’une session extraordinaire, pour étudier le projet de loi n° 1043 relative à l’obligation vaccinale contre la COVID-19 de certaines catégories de personnes. Une séance que se tiendra en l’absence du public. Mais elle sera retransmise en direct sur la page Facebook du Conseil national et sur Monaco Info.

Le projet de loi concerne tous ceux qui sont membres du personnel d’un établissement, service ou organisme ayant pour mission d’accueillir ou d’héberger des personnes vulnérables ou fragiles et ce même s’ils ne sont pas directement en contact avec celles-ci comme les administratifs. Mais également tous ceux qui, même en dehors de ces lieux, exercent une activité auprès de ces personnes. Les professions libérales auront donc les mêmes obligations. Si la loi est votée, l’obligation vaccinale prendra effet quatre semaines après la publication de la loi au Journal de Monaco. Passé ce délai, ceux qui ne pourraient pas justifier d’un schéma vaccinal complet, ou d’une dispense, seront suspendus de leurs fonctions et rémunérés à hauteur de 50% pendant quatre semaines. Après cette durée, aucune rémunération ne sera due. La suspension prendra fin quand le salarié fournira le justificatif de son schéma vaccinal complet ou d’un certificat de rétablissement.

 

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