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Un millier de manifestants ont battu le pavé hier à Monaco

Mis à jour le 17/06/2016 à 05:13 Publié le 17/06/2016 à 05:13
Les revendications des salariés portent sur la fin du licenciement sans motif, les salaires, une loi sur le harcèlement au travail, le maintien aux Caisses sociales de Monaco une fois la retraite venue…

Les revendications des salariés portent sur la fin du licenciement sans motif, les salaires, une loi sur le harcèlement au travail, le maintien aux Caisses sociales de Monaco une fois la retraite venue… Photo Michael Alesi

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Un millier de manifestants ont battu le pavé hier à Monaco

C'est la plus grosse mobilisation depuis 2012. Des salariés de tous les secteurs se sont rassemblés place Sainte-Dévote, hier. La preuve qu'ici, « le mouvement social est bien vivant »

Ciel chargé au-dessus de Monaco. Pourtant, sur la place Sainte-Dévote, une petite foule fait peu de cas des nuages sombres. Sans un regard pour le plafond bas, les hommes et les femmes qui se sont rassemblés là sortent des pancartes. « Retraités oui ! Maltraités non ! » « Stop au blocage du pouvoir d'achat ! »

Ces militants de l'Union des retraités de Monaco sont venus pour demander à être maintenus aux Caisses sociales de Monaco une fois la retraite venue, une augmentation de leur pouvoir d'achat ou la gratuité des transports en commun à Monaco.

Ces retraités ne sont pas les seuls à s'être mobilisés. L'Union des Syndicats de Monaco (USM) a appelé à une mobilisation interprofessionnelle, hier après-midi. Et la rue a bien répondu : ils étaient « au moins 1 000 » selon l'USM, « 800 » de source policière, à manifester. La plus grosse mobilisation depuis 2012.

Les revendications de la foule portent sur la fin du licenciement sans motif, les conditions de travail, les salaires, une loi sur le harcèlement au travail… Des demandes adressées au « législateur », gouvernement et Conseil national, explique Christophe Glasser, le secrétaire général de l'USM.

« Ça fait plaisir »

Un premier cortège arrive de l'avenue d'Ostende. « L'Union des syndicats de Monaco ne négocie pas la régression sociale elle la combat ! », scande la large banderole claire que porte le premier rang. Un concert de cornes de brume accompagne les manifestants, qui rejoignent la place Sainte-Dévote. Une foule déjà dense les y attend.

« Ça fait plaisir », glisse une dame. À sa gauche, un autre cortège remonte le boulevard Albert-Ier. Avec encore plus de vacarme, de drapeaux et de T-shirts rouges. Et tout le monde se rejoint. Il y a des toques de cuisinier ou de pâtissier, des costumes-cravates, des blouses blanches médicales… La foule bigarrée rassemble des représentants de tous les secteurs professionnels de Monaco.

La manifestation d'hier « n'est qu'un début »

Face aux manifestants, Christophe Glasser prend le micro. Il dit sa « fierté de voir autant de collègues mobilisés ». La voix forte, il évoque la « détermination », le « courage », l'« unité » et la « solidarité » des salariés « qui aiment ce pays, qui aiment Monaco ». Ils sont la preuve qu'« à Monaco, le mouvement social est bien vivant », poursuit-il.

La foule lui répond par de nouvelles clameurs, des applaudissements… et puis les manifestants se dispersent, sous une pluie fine. Ils pourraient bien revenir. La manifestation d'hier « n'est qu'un début », prévient Christophe Glasser.

Photo Michael Alesi
Photo Michael Alesi
Photo Michael Alesi
Photo Michael Alesi

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