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Syndicats et retraités : Nous ne lâcherons rien

Mis à jour le 23/06/2017 à 05:30 Publié le 23/06/2017 à 05:30
Venus des quatre coins de la Principauté, les manifestants se sont retrouvés à Sainte-Dévote.
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Syndicats et retraités : Nous ne lâcherons rien

Plusieurs centaines de manifestants ont répondu hier à l'appel de l'Union des syndicats et de l'Union des retraités de Monaco, et ont défilé dans les rues de la Principauté

Ils étaient entre 1000 et 1500 selon les organisateurs, et 615 selon les forces de l'ordre. « Mais ce n'est pas ça qui est important. Car la plupart des grévistes n'ont pas rejoint le cortège », explique Christophe Glasser, secrétaire général de l'Union des syndicats de Monaco (USM). Une absence qui s'explique en partie par la peur, d'après plusieurs manifestants, qui ont presque tous refusé de donner leur nom, ou d'apparaître en photo individuelle. « Je ne veux pas perdre mon boulot. Défiler oui, apparaître dans le journal, ce serait sans doute trop » confie l'un d'entre eux. Car, et c'est l'un de leurs combats (voir ci-dessous), à Monaco on peut encore perdre son emploi sans aucun motif. Dans la même veine, d'après Christine Giolitti, secrétaire fédérale de l'USM, certains intérimaires auraient déjà été menacés de non-renouvellement s'ils étaient pris à manifester, bien que ce soit un droit constitutionnel.

« Toujours les mêmes qui se gavent »

Quatre cortèges se sont rejoints place Sainte-Dévote à 15 heures. Service public, hôtellerie-restauration, hôpital, commerce, chimie plastique : de nombreuses sections syndicales étaient présentes. Les salariés des hôtels Hermitage, de Paris, Monte-Carlo Bay, Méridien, du magasin Carrefour, avaient répondu présents à l'appel. Un cortège qui, s'il a agacé quelques automobilistes ralentis, a obtenu des applaudissements d'un bus à impériale de touristes.

Les responsables des différentes sections syndicales ont défilé sur la scène, détaillant les revendications devant un public galvanisé.

« Depuis trop longtemps déjà, le patronat et le gouvernement de ce pays nous condamnent tous les jours à affronter la précarité sous toutes ses formes, que ce soit dans le secteur public ou le privé. Vous avez répondu présents pour qu'ils se rendent compte d'à quel point ils sont dans l'erreur de sous-estimer notre colère. Une colère légitime qui prend tout son sens quand ce sont toujours les mêmes qui se gavent », a clamé Olivier Cardot, le secrétaire général adjoint de l'USM, en pointant du doigt l'augmentation « des profits et dividendes ».

Solidaires avec les retraités

Tous les salariés étaient également solidaires des retraités non-monégasques qui ne sont plus couverts par l'assurance-maladie locale. Ils dénoncent un effet Kleenex : « Une fois qu'on n'a plus besoin de nous, on nous jette » a balancé l'une d'entre eux.

Et il ne s'agit pas là d'une solidarité entre Français. Christine, Monégasque, est très claire : « Moi je ne me sentirais pas flouée si ces retraités retrouvaient leur couverture maladie. Ils ont travaillé pour ça. Et en plus, ils n'ont jamais cotisé en France. Les accords bilatéraux, ça peut se changer. »

Tous ont été attentif aux déclarations à la presse cette semaine du conseiller de gouvernement ministre des affaires sociales, Didier Gamerdinger, qui indiquait étudier le dossier, mais aussi qu'il n'a que vocation à accompagner le dialogue social. Pour Christophe Glasser : « C'est un bon espoir pour l'ensemble des salariés et retraités. L'idée d'une porte qui n'est pas totalement fermée nous laisse entrevoir, sinon une négociation, au moins une discussion. De toute façon, nous ne lâcherons rien. Le gouvernement a une responsabilité et il est aussi là pour protéger les intérêts des salariés. »


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