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Selon le syndicat des praticiens hospitaliers, "il n’est pas d’actualité de durcir le mouvement de grève au CHPG"

Mis à jour le 22/05/2019 à 08:56 Publié le 22/05/2019 à 10:30
L'hôpital Princesse Grace de Monaco

L'hôpital Princesse Grace de Monaco Photo Jean-François Ottonello

Selon le syndicat des praticiens hospitaliers, "il n’est pas d’actualité de durcir le mouvement de grève au CHPG"

La grève administrative de plus de cent médecins se poursuit au moins jusqu’à la prochaine assemblée générale prévue mi-juin. Les discussions continuent avec le gouvernement.

Il progresse, mais les garanties du gouvernement ne lui semblent pas encore suffisantes.

Ce mardi, le syndicat des praticiens hospitaliers a reporté son assemblée générale, les négociations devant encore avancer avec le département des Affaires sociales et la Santé.

Résultat: plus de cent médecins restent en grève administrative jusqu’à la mi-juin minimum. Toutefois, des accords ont été trouvés pour une revalorisation des salaires et des gardes; gardes qui doivent faire l’objet d’une réorganisation. Quant à l’activité privée, les nouvelles règles qui seront fixées ne concerneront que les nouvelles recrues.

Entretien avec Mathieu Liberatore, président du syndicat des praticiens hospitaliers.

>>RELIRE. "Grève administrative" des médecins au CHPG: un accord en bonne voie.

Vous aviez prévu une assemblée générale ce mardi. A-t-elle eu lieu?
Elle a été reportée à la mi-juin, le temps que la Commission Médicale d’Établissement (CME) formule un certain nombre de propositions concernant une réorganisation des gardes, et que ces propositions soient appréciées par Didier Gamerdinger, conseiller-ministre pour les Affaires sociales et la Santé. Nous avons considéré que nous n’avions pas encore toutes les garanties nécessaires.

La lecture du communiqué du gouvernement jeudi dernier donne une tout autre interprétation que votre position exprimée ce même 16 mai. Quelle conclusion tirez-vous?
Il subsiste des imprécisions et des annonces aux contours encore un peu flous : notre syndicat attend donc du gouvernement des mesures concrètes avec un calendrier précis. Je précise que nos demandes ont toujours été raisonnables. Certes, leur prise en compte affectera de façon limitée le budget du CHPG ; c’est pourquoi, certaines mesures viendront s’inscrire en contrepartie de cette dépense.

>>RELIRE.Une majorité des médecins du CHPG en "grève administrative" pour dénoncer leurs conditions salariales

Envisagez-vous de durcir la grève si vous n'obtenez pas satisfaction?
Tout d’abord, je dois rappeler que la grève administrative, en vigueur depuis le 7 mai, n’a aucune répercussion sur la prise en charge des patients, sur la qualité des soins ni sur la réactivité des médecins. Depuis quelques semaines, les discussions sont désormais constructives et le dialogue est restauré entre notre syndicat et l’autorité de tutelle. Il n’est donc pas du tout d’actualité de durcir le mouvement.

Quelles sont les discussions entre le SPH et le gouvernement?
Elles portent sur deux points. Premièrement, après des mois de discussions, le syndicat a enfin obtenu du gouvernement que soit appliqué un principe d’égalité entre tous les salariés du CHPG et que les médecins, dont les salaires sont gelés depuis 2010, puissent bénéficier d’une indexation des salaires sur l’inflation comme l’ensemble du personnel non médical. En contrepartie, il est convenu que seront établies de nouvelles règles d’encadrement de l’activité libérale pour les futures recrues, sans que les modalités concernant les médecins qui exercent déjà au CHPG soient modifiées. Par ailleurs, nous avons également trouvé un accord satisfaisant pour les deux parties concernant le réajustement progressif de la rémunération des gardes (quasiment gelée depuis vingt ans et très sous-évaluée par rapport au tarif français). Cet accord prévoit un calendrier de rattrapage progressif, et reste en suspens le temps que le conseiller-ministre valide les principes de réorganisation que proposera très prochainement le Dr Pierre Lavagna, président de la CME.

Mathieu Liberatore, président du syndicat des praticiens hospitaliers.
Mathieu Liberatore, président du syndicat des praticiens hospitaliers. Photo DR

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