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Retraites: ils manifestent pour garder l'assurance-maladie monégasque

Mis à jour le 23/06/2017 à 10:48 Publié le 22/06/2017 à 20:44
Manifestation interprofessionnelle des salariés et retraités monégasque.

Manifestation interprofessionnelle des salariés et retraités monégasque. Photo Eric Ottino

Retraites: ils manifestent pour garder l'assurance-maladie monégasque

Plusieurs centaines de manifestants, salariés et retraités, ont défilé dans les rues de la Principauté ce jeudi, à l'appel de l'Union des syndicats de Monaco et de l'Union des retraités de Monaco.

Ils étaient entre 1.000 et 1.500 selon les organisateurs, et 615 selon les forces de l’ordre.

"Mais ce n’est pas ça qui est important. Car la plupart des grévistes n’ont pas rejoint le cortège", explique Christophe Glasser, secrétaire général de l’Union des syndicats de Monaco (USM).

Les salariés, Français comme Monégasques, étaient solidaires des retraités non-Monégasques qui ne sont plus couverts par l’assurance-maladie locale. Ils dénoncent un effet Kleenex: "Une fois qu’on n’a plus besoin de nous, on nous jette", a balancé l’une d’entre eux.

"Je ne vais plus chez le dentiste"

Michèle a travaillé 43 ans dans une usine de Monaco qui a délocalisé. Jeune retraitée depuis deux ans, elle a renoncé à certains soins: "Je ne vais plus chez le dentiste et je ne change pas mes lunettes. Je n’en ai plus les moyens. Pour mes lunettes, j’ai des verres spéciaux qui coûtent plusieurs centaines d’euros. À Monaco, je ne payais rien, zéro. En France, la sécu me donne une vingtaine d’euros, et ma mutuelle une centaine. Je ne peux pas me le permettre."

"Depuis trop longtemps déjà, le patronat et le gouvernement de ce pays nous condamnent tous les jours à affronter la précarité sous toutes ses formes, que ce soit dans le secteur public ou le privé. Vous avez répondu présents pour qu’ils se rendent compte d’à quel point ils sont dans l’erreur de sous-estimer notre colère. Une colère légitime qui prend tout son sens quand ce sont toujours les mêmes qui se gavent", a clamé Olivier Cardot, le secrétaire général adjoint de l’USM, en pointant du doigt l’augmentation "des profits et dividendes".

Ils dénoncent également des conditions de travail qui se dégradent, et un non respect des textes.


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