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Plan social envisagé par la SBM: une partie des salariés de L'Hôtel de Paris en grève ce mardi à Monaco

Une partie des salariés du palace a cessé le travail ce mardi, entre 11 heures et 15 heures, toujours pour protester contre le plan social envisagé par la SBM, notamment pour le secteur hôtelier.

Cédric Vérany Publié le 22/12/2020 à 18:04, mis à jour le 22/12/2020 à 18:08
À la mi-journée ce mardi, une soixantaine de salariés du palace se sont retrouvés sur la place du Casino, devant l’établissement, pour manifester leur mécontentement face au plan de restructuration de la société. Photo Jean-François Ottonello

Trois manifestations de salariés en une semaine au cœur de Monte-Carlo, la colère sociale monte en Principauté.

Après les salariés du Café de Paris ce lundi, c’est une partie des salariés de l’hôtel de Paris qui a cessé le travail, ce mardi entre 11 heures et 15 heures.

Se rassemblant place du Casino pour protester à nouveau, contre les modalités du plan de restructuration de la Société des Bains de Mer (SBM), envisagé par l’entreprise depuis plusieurs semaines.

Ce mardi, les inquiétudes étaient pointées pour les salariés du secteur de l’hôtellerie. " Nous sommes passés d’un abrutissement du mois de mars face à la situation, à une prise de conscience et la solidarité entre les équipes caractérise aujourd’hui notre mouvement " plaide Michel Alaux, délégué syndical de l’Hôtel de Paris.

 

Étayant une crainte vive pour l’ensemble des salariés du secteur hôtelier de la SBM. " Depuis le début, on demande une incitation au départ plus dynamique pour que les personnes puissent partir dans de bonnes conditions, plus intéressantes. Et ils s’obstinent à nous donner des miettes. Aucune des dispositions prévues pour le secteur hôtelier dans le cadre de départ à la retraite ne permet de couvrir le manque à gagner. Si un salarié de 57 ans décide de partir, il a un maintien de salaire pendant 18 ou 20 mois. Mais pour aller jusqu’à l’âge de 62 ans, les gens se retrouvent au RMI. Ça passe mal. "

Manque de considération?

Selon les chiffres fournis par les délégués syndicaux, 74 personnes ont été identifiées pour des départs volontaires. " Mais on ne sait pas combien seront favorables et à ce chiffre s’ajoutent 30 licenciements ".

Une situation maussade commentée par Élodie Lutherer, femme de chambre à l’Hôtel de Paris et conseiller syndical des Hôtels Cafés-Restaurants. " Ces salariés ont contribué à la croissance économique du pays. Ils doivent en être remerciés avec de bonnes conditions de départ, et non pas les faire sortir une main devant, une main derrière ".

Pour les délégués syndicaux, réunis ce mardi, les conditions de travail se sont dégradées. " Toutes les activités hôtelleries continuent de fonctionner, les équipes sont en sous-nombre ont une surcharge de travail estimée à 20 à 30 % depuis des mois. C’est difficile de maintenir la santé des gens ".

Pour eux, ce plan de restructuration n’est pas valable. " On ne va pas recruter et nous laisser travailler dans ces conditions ? Ils réalisent un vieux fantasme de la société de se calquer sur le modèle de la productivité français. On est considérés comme des fainéants ou des profiteurs dans cette société, ce qui passe très mal ", lance Michel Alaux.

 

"Ce sont les salariés qui font toujours autant d’effort depuis le début du Covid. Mais quels sont les efforts de nos dirigeants ?" questionne Élodie Lutherer. "Hormis Jean-Luc Biamonti, qui du comité exécutif a fait un effort sur sa rémunération ? Personne !"

Et d’ajouter: "En novembre dernier, la DRH nous a rappelé que nous avions un contrat d’exclusivité et que nous pouvions ni travaillé ailleurs, ni faire de bénévolat" souligne Élodie Lutherer.

Une manière de couper les envies de certaines personnes en CTTR qui pourraient aller travailler ailleurs ?

"L’employeur a organisé l’appauvrissement de son salariat" souffle Michel Alaux. "Aujourd’hui, nous attendons de nous mettre à la table des négociations, pour poser les choses à plat avec un objectif : zéro licenciement".

En attendant ce sont les employés de l’hôtel Hermitage, qui devraient à leur tour ce mercredi, débrayer à la mi-journée.

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