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PHOTOS. Plusieurs centaines de salariés dénoncent leurs conditions de travail dans les rues de Monaco

Mis à jour le 07/06/2019 à 09:53 Publié le 07/06/2019 à 08:10
Les manifestants réclament un Smic monégasque à 2.250€.

Les manifestants réclament un Smic monégasque à 2.250€. Photo Jean-François Ottonello

PHOTOS. Plusieurs centaines de salariés dénoncent leurs conditions de travail dans les rues de Monaco

Remontés comme jamais, environ 800 salariés sont descendus dans la rue à l’appel de l’Union des syndicats de Monaco, ce jeudi, pour réclamer de meilleures conditions de travail et moins de précarité.

"Ah bon? À Monaco aussi il y a des grèves?", s’étonnait ce jeudi un touriste britannique. Et il n’était pas le seul visiteur appareil photo ou caméra miniature à la main, pour filmer ce défilé au parfum de lutte des classes. Car c’était bien cela le leitmotiv. L’expression de Marx a d’ailleurs été utilisée plusieurs fois dans ce mouvement social qui a animé les rues habituellement tranquilles de la Principauté.

Environ 800 salariés selon la police (contre 600 en février dernier et 615 à la même période en 2017), plus de 1.500 selon les organisateurs, ont défilé avec musique, vuvuzelas, sifflets, et autres instruments festifs et bruyants.

On revendique, mais dans la bonne humeur. Avec des chants si entêtants qu’ils ne vous quittent plus après. "Pour l’avenir des travailleurs et pour un monde meilleur, même si le patron n’veut pas, nous on est là", entonnaient-ils. Ou encore: "De l’argent, il y en a, dans les caisses du patronat!".

>>LIRE AUSSI. "On est sous-payés", "on ne veut pas basculer dans le système français": pourquoi retraités et salariés manifestent à Monaco.

800 participants selon la police (contre 600 en février dernier et 615 à la même période en 2017), plus de 1.500 selon les organisateurs.
800 participants selon la police (contre 600 en février dernier et 615 à la même période en 2017), plus de 1.500 selon les organisateurs. Photo JFO
Photo JFO

Radical ou pas ?

Partis du CHPG, de Fontvieille, et de Saint-Charles, les cortèges ont tous rejoint la place d’Armes où les attendaient les retraités. De là, ils ont rejoint la place Sainte-Dévote où Olivier Cardot, le secrétaire général adjoint de l’USM a pris la parole.

"N’en déplaise à certains [répondant aux propos du président du Conseil national, Stéphane Valeri, en février dernier, ndlr], ce n’est pas nous qui nous radicalisons, c’est le gouvernement. Nous, nous sommes toujours ouverts au dialogue."

Photo JFO

Christophe Glasser a clôturé la manifestation en ces mots: "Aujourd’hui n’est pas une finalité. Aujourd’hui est la poursuite du 7 février. On verra bien les décisions qu’on prendra. Êtes-vous partants dans les jours à venir pour entraîner encore plus de gens avec nous ? Maintenant, notre mission c’est d’aller chercher dans les entreprises ceux qui sont indécis, ceux qui ont peur. Parce que nous, nous sommes là et nous n’avons plus peur."

Et l’enthousiasme de la foule a semblé lui donner raison.

Photo JFO
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