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Pays-Bas, Espagne, Danemark... les protestations se multiplient en Europe contre les mesures anti-Covid

Mis à jour le 25/01/2021 à 15:59 Publié le 25/01/2021 à 15:48
Les manifestations ont été réprimées dans la violence aux Pays-Bas.

Les manifestations ont été réprimées dans la violence aux Pays-Bas. Photo AFP

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Pays-Bas, Espagne, Danemark... les protestations se multiplient en Europe contre les mesures anti-Covid

L'Europe fait face à une nouvelle flambée de l'épidémie de coronavirus qui incite les Etats à prendre des mesures plus strictes dans leur lutte. Des manifestations contre ces décisions éclatent ou resurgissent dans certains pays... jusqu'à dégénérer.

Allons-nous être reconfinés? Près de neuf Français sur dix pensent que oui et la réponse pourrait arriver dès cette semaine, selon les effets du couvre-feu. Alors que les différentes mesures gouvernementales sont plutôt bien acceptées, ou en tout cas respectées, en France, de nombreuses manifestations partout en Europe, redevenu l'épicentre de la pandémie de coronavirus, émergent depuis plusieurs semaines contre le confinement, le couvre-feu ou encore le port du masque, comme à Nice en novembre dernier. Tour d'horizon.

Les Pays-Bas "vers une guerre civile"

Ce week-end, pour la première fois depuis la Seconde Guerre Mondiale, les Pays-Bas ont vécu sous un couvre-feu. Une décision qui n'a pas plus aux Néerlandais. De nombreuses manifestations ont eu lieu tout le week-end, d'Eindhoven à Amsterdam en passant par La Haye et Rotterdam, contre ces restrictions sanitaires. Nombre d'entre elles ont dérapé.

Différents médias locaux rapportent des scènes de violence dans les rues néerlandaises entre des milliers de citoyens et les forces de l'ordre. Ces dernières ont déployé des chiens et utilisés des canons à eau ainsi que des gaz lacrymogènes pour séparer les groupes de manifestants. Certains ont brûlé des voitures et pillé des magasins. La gare d'Eindhoven a été saccagée tandis qu'à Urk, dans le nord du pays, un centre de dépistage de la Covid-19 a été incendié..

"Si on va sur ce chemin, nous nous dirigeons vers une guerre civile", a réagi John Jorritsma, le maire de la cité batave, qui a suggéré l'intervention de l'armée face aux manifestants. Au moins cent personnes ont été arrêtées en marge de ces manifestations.

En Espagne, le virus qui "n'existe pas"

Depuis de nombreuses semaines, les manifestations se succèdent en Espagne contre les restrictions. C'est surtout le cas dans la capitale, Madrid, où des bennes à ordure sont incendiées pour exprimer son mécontentement.

Samedi encore, des milliers de madrilènes ont défilé dans les rues en criant ce qui est devenu le slogan de ces protestations: "Liberté!"

Nombreux étaient présents sans porter de masque, bien qu'il soit obligatoire, pour dénoncer la "tromperie" du gouvernement et que "hôpitaux sont vides". L'Espagne recense pourtant l'utilisation d'un tiers de ses lits de soins intensifs pour des patients atteints de la Covid-19. Certains vont même plus loin et prétendent que le coronavirus est une "mauvaise grippe", voire qu'il "n'existe pas".

Des mannequins à l'effigie de la Première ministre brûlés et des menaces de mort au Danemark

Autre pays avec de grosses manifestations ce week-end: le Danemark. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées samedi soir à Copenhague, comme plus d'un mois, pour une marche au flambeau contre la "dictature" instaurée dans le pays pour lutter contre la pandémie. 

Le cortège s'est déroulé dans le calme jusqu'à sa séparation où des bouteilles ont commencé à être lancées sur les forces de police. "Liberté pour le Danemark, nous en avons eu assez!", ont scandé les manifestants.

Trois d'entre eux ont été arrêtés pour avoir mis le feu à un mannequin à l'effigie de Mette Frederiksen, la Première ministre danoise. Une inscription était également placardée sur la poupée: "Elle doit être mise à mort." Des menaces "inacceptables" rappellent la police de la capitale danoise. Le pays craint une radicalisation des manifestants.

En Allemagne, le masque a (encore) du mal à être accepté

Les mouvements de contestations ont été particulièrement présents en Allemagne ces derniers mois. Si les manifestations ne sont plus aussi imposantes que durant l'été et l'automne, certains défilés dépassant les 40 000 participants, les "coronasceptiques" sont encore nombreux à s'exprimer.

Leur principal mécontentement concerne le port du masque obligatoire. Nombreux appellent à "stopper Merkel" qui tourne le pays vers une "dictature".

Ces manifestations sont souvent à l'initiative de factions d'extrême droite explique le gouvernement. "Les drapeaux du Reich et les racailles d’extrême droite devant le Parlement allemand constituent une attaque insupportable contre le cœur de notre démocratie", s’était même indigné Frank-Walter Steinmeier, le président de la République allemande, en août dernier. Elles ont souvent fait l'objet de violences entre policiers et manifestants ainsi qu'entre citoyens, entre les factions extrémistes et les militants antiracistes. 

Pas la "bombe sociale" attendue en Italie mais de la colère

Les manifestations, souvent violentes, de l'automne faisaient craindre une "bombe sociale" de l'autre côté des Alpes entre la défiance d'un peuple envers son gouvernement et les inégalités croissantes à travers le pays.

Cela n'empêche pas des protestations et des échauffourées à travers le pays, de Naples à Turin ou encore à Florence, en Lombardie, qui a été reconfinée par erreur.  

La tension est néanmoins redescendue en Italie depuis quelques semaines, même si elle n'est pas pour autant apaisée.

Un contexte difficile et qui s'envenime à travers l'Europe.

La France aussi s'inquiète d'une éventuelle montée de la violence en cas de nouveau confinement suite à de nombreux appels sur les réseaux sociaux, notamment avec le #JeNeMeReconfineraiPas.


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