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"On n'y arrive pas": environ 200 manifestants contre le plan social de la SBM à Monaco

Mis à jour le 01/01/2021 à 18:13 Publié le 01/01/2021 à 18:13
Les salariés refusent les départs contraints et la renégociation des accords qui entraîneraient une dégradation des conditions de travail.

Les salariés refusent les départs contraints et la renégociation des accords qui entraîneraient une dégradation des conditions de travail. Photo Sébastien Botella

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"On n'y arrive pas": environ 200 manifestants contre le plan social de la SBM à Monaco

Des employés de divers établissements de la société des bains de mer de Monaco ont protesté, ce vendredi 1er janvier, contre les conséquences du plan social annoncé par le groupe en octobre dernier.

L’année 2021 démarre sur les chapeaux de roues pour la société des bains de mer.

Environ 200 employés du groupe étaient réunis, ce vendredi matin, dès 9 heures pour certains, sur la place du Casino, le lieu emblématique du groupe et de la Principauté.

Ils sont venus protester contre les conséquences du plan social annoncé en octobre par la direction de la SBM, dont l’objectif affiché est de réduire les dépenses de 25 millions d’euros.

Pour cela le groupe misait sur des départs volontaires, mais aussi des départs contraints, autrement dit: des licenciements.

Avec au moins 189 départs volontaires, le compte n’y est pas, comme le confiait Jean-Luc Biamonti il y a quelques semaines dans Monaco-Matin, président délégué de la société, seul membre du comité de direction a avoir raboté sa rémunération cette année (-30%).

Il faudra donc bien supprimer d’autres emplois, et "résoudre ce problème une bonne fois pour toutes" afin de "préparer la SBM pour l’avenir".

"Pas de départs contraints!"

Hôtel de Paris, café de Paris, Hermitage, Buddha Bar, services administratifs ou transverses, les manifestants travaillent dans différents établissements du groupe.

"Nous ne contestons pas les départs volontaires, même si nous aurions aimé de meilleures conditions, mais nous nous opposons aux départs contraints. La direction maintient ses positions à ce sujet et au sujet de l’indexation des salaires, et de la révision des conventions collectives et des accords d’entreprise. Tout cela ne convient pas au personnel. Les 189 départs ne seront pas remplacés, et cela crée un vide. Donc les conditions de travail sont menacées et le service à la clientèle est menacé. Il se dégrade. C’est le cas dans tous les établissements, et les clients sont mécontents", explique Olivier Cardot, secrétaire général adjoint de l’Union des syndicats de Monaco.

Ce que confirme Philipe Bideaut délégué du personnel et délégué syndical du café de Paris: "On ne veut pas de départ contraint. C’est une ligne rouge à ne pas franchir. S’il n’y a pas eu davantage de départs volontaires, c’est parce que les salariés n’y trouvaient pas leur compte. C’est la responsabilité de la direction, pas la nôtre. Depuis la réouverture, après le confinement, nous fonctionnons en effectif réduit à cause du CTTR. Et nous passons notre temps à nous excuser auprès des clients car nous ne pouvons pas fournir la qualité à laquelle nous sommes habitués".

Cinq dans 1.000m²

Alessandro Caligari, délégué du personnel de la cuisine, s’inquiète aussi, alors que pour lui, c’est depuis le début de l’année que les conditions de travail se sont dégradées.

"Nous avons le sentiment d’être toujours les plus pénalisés. Au mois de février, nous sommes passés de 40 cuisiniers à 26. Or, aujourd’hui, nous tournons entre 350 et 550 couverts par jour, avec seulement cinq personnes par service. On a une qualité à donner aux clients, et on n’arrive pas à suivre. Alors oui, il y a la Covid, et il y a moins d’activité pour le groupe. On comprend qu’il faut faire des efforts. On nous a enlevé des primes, et on n’a rien dit. Parce qu’on connaît le contexte. Mais pendant les fêtes, on tourne à 550 couverts avec 5 personnes en cuisine et un seul plongeur dans une cuisine de 1.000m². On n’y arrive pas."

Vendredi, le Café de Paris n’avait pas prévu de fermer ses portes, malgré la présence de tous les cuisiniers sur la place, en grève pour une durée de 24 heures.

D’après les syndicats, des extras auraient été embauchés pour pallier les absences dues à la grève.

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