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L'Union des syndicats de Monaco appelle les travailleurs à la grève ce jeudi dans toute la Principauté

Mis à jour le 05/02/2019 à 09:31 Publié le 05/02/2019 à 08:52
Les dirigeants de l’USM remontent les voix de leurs syndicats : les travailleurs appellent à la grève.

Les dirigeants de l’USM remontent les voix de leurs syndicats : les travailleurs appellent à la grève. Photo Jean-François Ottonello

L'Union des syndicats de Monaco appelle les travailleurs à la grève ce jeudi dans toute la Principauté

Conditions de travail dégradées, précarisation, paupérisation des salariés... L’Union des syndicats de Monaco affirme avoir entendu la colère des salariés et appelle à la mobilisation ce jeudi dans toute la principauté

Les travailleurs sont en colère. "Dans les entreprises, on ressent un mal-être. Nos syndicats nous ont dit qu’il était temps d’agir, qu’on ne pouvait plus attendre", explique Christophe Glasser, secrétaire général de l’Union des syndicats de Monaco, la confédération historique.

Alors ils appellent à la mobilisation générale ce jeudi 7 février.

"Nous ne faisons pas cela parce qu’il y a un mouvement social en France", prévient-il. Pour autant, il reconnaît que la raison profonde, le carburant de ce feu qui menace, c’est le même : les salariés sont en colère.

"On ne demande pas à ce que tout le monde roule en Porsche. On veut juste que les gens puissent vivre dignement de leur travail dans notre région", poursuit-il.

Olivier Cardot, le secrétaire général adjoint détaille: "Le frigo, qu’il soit français ou monégasque, c’est la même chose! Le 15 du mois, il est vide de la même façon."

Travailleurs de plus en plus précaires

Selon eux, les conditions de vie des travailleurs sont de plus en plus précaires. Olivier Cardot poursuit : "On sait bien qu’aujourd’hui il est difficile d’obtenir un CDI à Monaco. Il faut systématiquement passer par un ou deux ans d’intérim. Il y a donc des jeunes qui ne peuvent pas prendre de crédit pour acheter une voiture, ni même se loger."

Et d’expliquer que les propriétaires réclament des locataires en CDI, qui gagnent au moins trois fois le montant du loyer.

Les conditions de travail se dégradent aussi dans certaines professions: "Nous avons certaines auxiliaires de vie à qui l’on fait des contrats de 2 heures par semaine, et à qui l’on propose de dormir dans le lit des patients, parce qu’elles doivent passer la nuit chez eux et qu’il n’y a pas de lit d’appoint. On préfère leur payer 10 % de congés payés chaque mois, pour qu’elles ne s’absentent pas", confie Bruno Augé, membre de la direction de l’USM.

Ils craignent aussi que le travail le dimanche ne vienne à se généraliser: "On nous brandit le volontariat pour nous rassurer, explique Olivier Cardot. Mais puisqu’il est possible de licencier sans motif à Monaco, qui nous dit que le salarié qui refuse de travailler le dimanche ne perdra pas son emploi sans aucun motif?"

Et il y a l’épineux sujet des retraités. "Certains ont travaillé toute leur vie ici, et au moment où ils ont le plus besoin de la couverture sociale monégasque, ils n’en bénéficient plus. Cela, les salariés et les retraités ne le comprennent pas", explique Christophe Glasser.

Pour ces raisons, entre autres, ils affirment que les salariés se sentent incompris et méprisés. Ils appellent au rassemblement ce jeudi, à 13 h 30 à l’hôpital, 14 h à Fontvieille et devant l’église Saint-Charles, pour converger à 15 vers la place Sainte Dévote. Karim Tabchiche, membre de la direction de l’USM prévient: "Ce jeudi, ce n’est que le début de la mobilisation."


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