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"Grève administrative" au CHPG: le gouvernement subordonne une revalorisation des salaires des médecins à une condition

Mis à jour le 14/05/2019 à 11:08 Publié le 14/05/2019 à 07:53
Pas d’augementation du point d’indice si aucun accord n’est trouvé sur le calcul de la redevance versée au CHPG par les médecins qui pratiquent une activité libérale.

Pas d’augementation du point d’indice si aucun accord n’est trouvé sur le calcul de la redevance versée au CHPG par les médecins qui pratiquent une activité libérale. Photo Jean-François Ottonello

"Grève administrative" au CHPG: le gouvernement subordonne une revalorisation des salaires des médecins à une condition

Si le gouvernement a donné son accord pour revoir la revalorisation des salaires, il attend une contre-partie sur la révision "de l'assiette du calcul de la redevance versée au CHPG pour l'activité libérale" pratiquée par 40% des médecins de l'établissement.

Les praticiens hospitaliers sont nombreux à être vent debout contre le département des Affaires sociales qui fixe leur salaire. "Des salaires, qui doivent être supérieurs de 30% par rapport à ceux du pays voisin selon un arrêté ministériel, mais qui n’ont pas été revalorisés depuis une quinzaine d’années", selon une source médicale.

>>LIRE AUSSI. Les médecins du CHPG en "grève administrative" pour dénoncer leurs conditions salariales 

Leur montant? De 5.049 à 9.166 euros nets mensuels selon la grille de salaires du 1er février 2017, qui fixe treize échelons. Un autre médecin explique: "Il faut une augmentation qui suit le coût de la vie, comme c’est le cas pour l’ensemble du personnel non-médecin qui travaille à l’hôpital."

L’arrêté ministériel précisant que la revalorisation des salaires des médecins doit être indexée sur l’indice des fonctionnaires français serait à l’origine de cette différence de traitement. "Quand les salaires sont bloqués en France, ils sont bloqués pour nous."

"Ce n’est pas une perte mais bien plutôt un bénéfice!"

Mais ce qui pèse sur la balance des négociations avec le gouvernement, ce sont les actes privés réalisés par 40% des médecins de Monaco (contre 17% dans les hôpitaux en France).

>>LIRE AUSSI. "Grève administrative" au CHPG: les négociations se poursuivent ce mercredi

L’accord est que le médecin reverse 30% du tarif conventionnel au CHPG; les dépassements restant entièrement au bénéfice du praticien. Selon Didier Gamerdinger, certains de ces actes "le sont à perte pour le CHPG."

Dans le procès-verbal de la réunion du 4 avril entre Didier Gamerdinger et le syndicat des Praticiens hospitaliers, le conseiller de gouvernement -ministre souligne que "le gouvernement a donné son accord pour revoir le principe actuellement retenu pour la revalorisation du point d'indice des praticiens hospitaliers et que le taux d'évolution serait dans ce cadre celui des personnels non médicaux. Le gouvernement souhaite de son côté l'engagement de la communauté médicale d'accepter la révision de l'assiette du calcul de la redevance versée au CHPG pour l'activité libérale. En effet, la direction du CHPG a souligné qu'à l'heure actuelle l'établissement ne rentrait pas dans ses frais sur l'activité libérale."

Un argument qui fait bondir un médecin qui souligne: "Qu’on ne s’y trompe pas! Si certains médecins – chefs de service notamment – sont venus à Monaco, c’est parce qu’ils pouvaient faire du privé et contribuer, par leur expérience reconnue dans la profession, à la renommée de l’établissement. Ce n’est donc pas une perte mais bien plutôt un bénéfice pour le CHPG!"

Ce lundi soir encore, devant plusieurs confrères, un médecin lançait: "Si les données du contrat change, on s’en va! Je vais à Nice et tous mes patients me suivront."

Un autre lâche: "La situation est vraiment grave."

Il s’agit également de considérer que 60% de médecins ne font pas de privé et n’ont pas à être les victimes collatérales d’un bras de fer qui ne les concerne pas.

Le problème est sensible… Le gouvernement tient une position: "la question de la revalorisation de la rémunération des praticiens hospitaliers est conditionnée par l’aboutissement d’un consensus sur la révision des modalités de calcul de la redevance versée au CHPG pour l’activité libérale", est-il écrit dans le compte rendu de la réunion du 4 avril entre le gouvernement et le syndicat des Praticiens hospitaliers.


Quelques chiffres

Actes privés
En France, les médecins qui réalisent des actes privés doivent reverser 20% de la totalité perçue.

Jusqu’à 30% de privé
Les médecins de Monaco ont le droit de faire 30% d’activité privée et reversent 30% du tarif conventionnel au CHPG. "En principe, les gens ont une journée de privé par semaine", explique un médecin.

40% des médecins font du privé
Jusqu’au début les années 2000, les chefs de service étaient les seuls à avoir une activité privée. Aujourd’hui, 40% des praticiens hospitaliers du CHPG en ont une.

20 euros de l’heure durant la garde
Depuis 10 ans, la rémunération pour une garde revient à un tarif horaire de 20 euros de l’heure.

24 heures de travail non-stop
Un médecin de garde travaille 24 heures non-stop.


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