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"Ça ne plaît pas à la direction": les salariés de l'Hermitage et de l'Hôtel de Paris priés de manifester en silence

Mis à jour le 18/10/2019 à 08:51 Publié le 18/10/2019 à 09:00
Vers 11 h, une cinquantaine de manifestants étaient réunis.

Vers 11 h, une cinquantaine de manifestants étaient réunis. Photo L.M.

"Ça ne plaît pas à la direction": les salariés de l'Hermitage et de l'Hôtel de Paris priés de manifester en silence

En marge de la mobilisation interprofessionnelle de ce jeudi, des salariés de l'Hermitage et de l'Hotel de Paris ont manifesté devant l'Hermitage. La direction leur a demandé de ne pas faire de bruit. L'Union des syndicats de Monaco est scandalisée.

Le problème des manifestations, au-delà de faire mauvais genre, c’est que cela fait du bruit. Or, ce jeudi matin, une cinquantaine de salariés de l’Hermitage et de l’Hôtel de Paris étaient dans la rue pour revendiquer.

Au menu, d’après Michel Alaux, un délégué syndical présent sur place, une demande d’augmentation de salaires et d’amélioration des conditions de travail.

"Certes, les salaires augmentent chaque année, mais moins vite que dans le pays voisin. C’est de moins en moins intéressant de travailler à Monaco, on a de plus en plus de mal à trouver du personnel à certains postes, comme en cuisine, par exemple."

Trompette de la discorde

Toutes les crispations se sont traduites par cette manifestation, mais il y a eu un couac.

"C’est tendu ce matin (lire jeudi matin, ndlr), parce que ça ne plaît pas du tout à la direction qu’il y ait un mouvement social devant son établissement qui accueille des chefs d’État et des clients fortunés à Monaco.

Ce matin (lire jeudi matin, ndlr), le DRH, Jean-François Mariotte, est arrivé et a rabroué les salariés mobilisés qui faisaient du bruit avec les vuvuzelas. On nous demande donc de ne pas faire de bruit, parce que cela pourrait être caractérisé par la Sûreté publique comme un trouble à l’ordre public, et il pourrait y avoir des interpellations.

Je suis choqué qu’on muselle des manifestants qui sont en colère. On interdit aux manifestants de faire du bruit, ça ne s’est jamais vu", lance Olivier Cardot, secrétaire général adjoint de l’USM.

Les retraités manifestaient pour le maintien aux caisses sociales.
Les retraités manifestaient pour le maintien aux caisses sociales. Photo JFO

"Nous avions un accord"

Du côté de la SBM, Jean-François Mariotte, le directeur des ressources humaines, tempère ces propos: "Nous avions un accord avec les représentants du personnel pour la manifestation, qui se déroulait devant l’entrée du personnel, sur le territoire privé de la SBM, pour que tout se passe dans le calme. Je ne suis absolument pas opposé aux manifestations.

Mais quand on m’a alerté que les vuvuzelas étaient de sortie, je suis venu voir les salariés pour leur dire qu’ils ne respectaient pas notre deal. Alors, je leur ai demandé d’aller sur la voie publique, quelques mètres plus loin.

Certes, ça fait toujours autant de bruit, mais au moins ça respecte notre accord. Là, la police est arrivée parce que la manifestation n’était pas déclarée et qu’ils faisaient trop de bruit ; je leur ai proposé de revenir devant l’entrée de service pour qu’ils puissent poursuivre, mais dans le calme.

Je n’ai pas appelé les forces de l’ordre, ça aurait été contre-productif pour le dialogue social, surtout un jour de manifestation nationale."


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