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On a rencontré Antonio Salvatore, le nouveau chef étoilé au Michelin de la Principauté de Monaco

À 34 ans, Antonio Salvatore vient de décrocher son premier macaron au Guide Michelin pour son restaurant La Table d’Antonio Salvatore. Une consécration pour cette adresse monégasque ouverte il y a seulement cinq mois.

Marie Cardona Publié le 31/01/2021 à 19:56, mis à jour le 01/02/2021 à 10:43
Antonio Salvatore. (Photo Dylan Meiffret)

Depuis quelques jours, Monaco compte un nouveau chef étoilé dans ses rangs. Antonio Salvatore, 34 ans, vient de décrocher son premier macaron au Guide Michelin pour le restaurant qui porte son nom, La Table d’Antonio Salvatore.

Déjouant le sort de l’incertitude ambiante, cette nouvelle adresse de la gastronomie monégasque est née au 1er septembre 2020 au cœur d’une institution de la Principauté, le Rampoldi.

"La récompense de tant de sacrifices"

"C’est la récompense de tant de sacrifices et la reconnaissance du travail de toute une équipe", confie le chef italien, qui ne cache pas sa fierté.

Aux manettes des fourneaux de l’établissement depuis 2016, Antonio Salvatore propose une cuisine d’inspiration méditerranéenne influencée par son parcours professionnel éclectique, bâti depuis son plus jeune âge.

 

Car, comme beaucoup de passionnés de gastronomie, ce père de deux enfants a fait ses premiers pas en cuisine auprès de sa mère et sa grand-mère. "Je suis originaire d’un petit village authentique du sud de l’Italie, Guardia Perticara, où les traditions culinaires ont une grande importance.à la maison, il y avait tout le temps quelque chose à cuisiner ou à préparer: huile d’olive, vin, confiture, pâte à biscuits. La table, c’était un rituel."

"La cuisine est un art"

Dès l’âge de 12 ans, Antonio Salvatore travaille déjà dans des restaurants de sa province natale. "À 14 ans, j’ai intégré l’Istituto Alberghiero di Potenza et j’ai passé les vacances scolaires à travailler dans différents restaurants d’Italie."

Une ambition sans faille, façonnée par sa deuxième passion d’enfant, la trompette, dans laquelle il puise sa rigueur. Car pour lui, comme la musique ou la peinture, "la cuisine est un art". 

Diplôme en poche, il quitte l’Italie pour la ville de Leicester "sans parler anglais et sans rien connaître de l’Angleterre".

"J’y suis resté environ une année. Puis j’ai souhaité changer pour évoluer", confie Antonio Salvatore.

 

Il ira travailler tantôt dans les Canaries, tantôt en Italie ou encore pour un cheikh de la jet-set. "J’étais son chef privé. Où il allait, j’allais". 

Il fait sa première expérience dans un étoilé au restaurant El Chaflán de Madrid, auprès du chef Juan Pablo Felipe. "Je connaissais déjà bien la cuisine mais c’était la première fois que je rentrais dans ce monde des chefs étoilés. Cela m’a permis de comprendre que c’était cette direction que je voulais donner à ma carrière." 

Ambitieux et avide de nouvelles expériences, il répond en 2013 à l’appel d’un ambassadeur du Vatican qui l’emmène tout droit au pays des Tsars.

"Pendant deux ans, j’étais chargé de cuisiner pour les ambassadeurs italiens à Moscou." C’est là-bas que sa carrière prend un véritable tournant. Il est repéré par le chef italien Nino Graziano pour ouvrir et gérer le restaurant deux étoiles Semifreddo Mulinazzo.

Une expérience qui l’influence encore aujourd’hui dans "l’énergie" qu’il souhaite transmettre à travers sa cuisine.

"Les Russes apprécient les bonnes choses, les meilleurs produits. Quand ils se mettent à table, c’est comme un rituel." Cette tradition de la table chère à son enfance.

C’est bien cette atmosphère familiale et savoureuse, qu’il a voulu recréer au Rampoldi, doublée d’un cadre encore plus intime et prestigieux à la Table d’Antonio Salvatore.

 

Outre les saveurs méditerranéennes qu’il met à l’honneur, les lieux offrent une expérience singulière. Autrefois utilisée comme "Cigar Club", la pièce en sous-sol est toujours décorée de 110 coffres en bois de bananier, imaginés par l’architecte et designer d’intérieur Piero Manara.

Les membres de ce club d’amateurs y conservent encore leurs précieux cigares, whiskies et vins.

Cap sur New York

Désormais chef étoilé, Antonio Salvatore ne compte pas s’arrêter là. Lui qui a débarqué en Principauté en anonyme, souhaite à présent développer sa "new monégasque kitchen" à l’international.

A New York, plus précisément, où il ouvrira prochainement une nouvelle adresse. "Casa Limone in the City sera un mélange de cuisine méditerranéenne et urbaine", confie-t-il, précisant que, si la situation sanitaire le permet, le restaurant pourrait accueillir ses premiers clients d’ici avril ou mai prochain.

Sans en dire plus, il confie également son projet de créer une version new-yorkaise du Rampoldi au cœur du quartier de Lincoln Square d’ici 2022.

Offre numérique MM+

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