“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Le parcours inspirant de la cheffe niçoise Galia Arama

Mis à jour le 01/07/2020 à 13:07 Publié le 01/07/2020 à 12:00
Galia Arama, son sourire, sa bonne humeur et sa cuisine délicieuse.

Galia Arama, son sourire, sa bonne humeur et sa cuisine délicieuse. Photo Franz Chavaroche

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Le parcours inspirant de la cheffe niçoise Galia Arama

On ne soupçonne pas le parcours bigarré de cette Niçoise, amoureuse de cuisine du monde qui a promené sa toque de Nice à Los Angeles. Cours ou service traiteur: ici, on est éco-responsable.

Il se passe un truc quand elle entre dans une pièce. Galia Arama est de ces personnalités que l’on ne range dans aucune case. Atypique. Artiste jusqu’au bout de la spatule, qu’elle manie comme personne. À l’entendre, elle fait la popote comme Monsieur et Madame Toulemonde. La réalité, c’est qu’elle a une vraie maîtrise de son art, modelé au fil des années, multipliant les expériences en France et à l’étranger. Aujourd’hui, elle lui donne une orientation éthique et responsable avec Galia Food Mood.

Elle dispense des cours colorés à Nice et partout où l’on fait appel à elle.
Parce que Galia Arama est comme ça: elle marche à l’instinct, aux rencontres. Au vent parfumé d’épices qui la porte. Sa carrière de cheffe s’est dessinée ainsi. De Nice, où est née sa vocation, en Israël en passant par la Belgique, Los Angeles, Monaco, Saint-Tropez, Chamonix... On en oublie.

L’école hôtelière dit non

Elle raconte: "À 5 ans, je voulais être cuisinière. On faisait le marché en famille, on mangeait un bagnat Chez Tintin, on cuisinait. Le drame de ma vie, ça a été quand on a refusé ma candidature au lycée hôtelier. J’étais dans un mouvement de jeunesse juive, à 18 ans, j’ai fait mon sac et je suis partie m’engager dans l’armée en Israël."

Dans le couloir qui mène à la terrasse, où elle a réalisé des cours en visio pendant le confinement, des photos : une môme à la gueule d’ange en treillis militaire. Arme en bandoulière. Étonnant contraste. Elle sourit. "Je suis restée là-bas deux ans." Besoin de se prouver plein de choses.

Combative, elle l’est. Il n’y a pas de doute. Elle quitte le champ d’entraînement pour rejoindre une copine en Belgique. Des vacances... qui se prolongent dix ans. "J’ai bossé dans la sécurité à l’aéroport et je prenais des cours du soir en cuisine. Je me suis formée pendant trois ans jusqu’à obtenir mon diplôme avec distinction. Je me suis vite retrouvée à bosser dans un resto à 250 couverts. On était quatorze en cuisine... une fille!" Elle rit.

Disciplinée, rigoureuse, talentueuse, elle fait ses preuves. Des vacances entre copines? Los Angeles, cette fois.Ce sera plus bref. Hum. Un an et demi quand même. Elle éclate à nouveau de rire: "La copine voulait me présenter le chef d’un restaurant qui s’appelait Pastis. Quand il a su que j’étais cuisinière, il m’a dit: vas-y, fais-moi un truc! Et si t’es bonne, je vire mon chef et je t’embauche!"

Elle improvise avec ce qu’elle trouve dans le frigo. Quelques jours plus tard, il lui loue un appart à Beverly Hills, lui ouvre un compte en banque...

"J’avais encore mon logement en Belgique, ma vie là-bas..." Elle a des étoiles dans les yeux. Elle reste. "C’était une belle expérience mais je ne me suis pas entendue avec un des associés." La voilà dans les rues de Los Angeles, à se dire que l’heure de rentrer avait peut-être sonné.

Galia Arama.
Galia Arama. Photo Franz Chavaroche

Et là, nouvelle rencontre. "Je sors d’une boutique avec une amie et on croise Karine Weinberger. Mentonnaise! Journaliste spécialisée dans le cinéma. On devient super-copines – on l’est toujours! Elle me présente plein, plein de monde..."

C’est comme ça qu’elle se retrouve à taper à la porte de Seal, qui cherche un cuisinier. "On a accroché tout de suite, il m’a choisie entre quinze. Mais j’avais un souci de visa que sa boîte de prod ne voulait pas prendre en charge." Sa "placeuse" – un super agent de Beverly Hills –, lui décroche d’autres jolis contrats. Stars et paillettes. Grande classe. Galia Arama vit des moments incroyables. Et puis, il y a cette histoire de visa qui revient, lancinante. "On a filé faire la fête deux semaines à Hawaï avec Karine... et je suis rentrée."

De multiples influences

Bruxelles. Nice. Elle fait des saisons chez des milliardaires sur la Côte d’Azur. Libanais, Russes, sur terre ou en mer. À la montagne aussi. À chaque fois c’est un voyage, une autre culture. Elle s’adapte. Elle adore ça. Elle se nourrit de ça. Sa cuisine en est d’ailleurs plus que teintée.

"Un jour, je retrouve un vieux pote d’Israël qui a monté un resto à Nice, Le Loridan. Je participe à l’aventure pendant trois ans et demi." Et, toujours comme le vent, on n’attache pas Galia Arama à une seule mission. Cours de cuisine, accompagnement à l’ouverture d’établissements, formation en nutrition... Elle butine. Avide. Gourmande. Toujours.

#Galia Food Mood : sa boîte

Elle a vu la profusion. Le gaspillage. Plus jamais ça. C’est comme la viande. Elle a arrêté d’en manger. Elle la cuisine mais de façon modérée. Consommer moins... mais mieux. C’est la règle. Si on ajoute a ça ses cours du soir en nutrition, sa prochaine collaboration avec Juvanice, naturopathe, on en arrive à la philosophie de Galia Food Mood. Des cours de cuisine familiale, équitable, qui font la part belle aux petits exploitants, au bio. Tout est recyclé. On joue des épices, on fait avec ce qu’on a, parfois. Leroy Merlin Cuisine lui a confié son showroom à Nice, avant le confinement, pour ses cours. Elle se déplace aussi à domicile. Il faut être minimum quatre, la personne qui reçoit ne paye pas. Sinon, c’est 40-50 euros par tête.

 

Rens. 06.19.74.70.81. Facebook et Instagram : galiafoodmood


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.