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Voilà déjà cinq que Suba a intégré l'AS Monaco

Mis à jour le 13/01/2017 à 05:05 Publié le 13/01/2017 à 05:04
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Voilà déjà cinq que Suba a intégré l'AS Monaco

Janvier 2012, Danijel Subasic signait à Monaco, en Ligue 2. Depuis, le Croate a changé de dimension

Dans une époque où l'accès aux joueurs de football se fait de plus en plus rare, Danijel Subasic appartient à une catégorie à part. Celle des physionomistes. A savoir que le gardien de l'AS Monaco sait qui fait quoi dans les médias qui traitent le club de la Principauté.

Et pour cause, le Croate est arrivé sur le Rocher le 27 janvier 2012. Cinq ans donc.

Et dans une carrière, c'est long. Durant ce quinquennat on a pris le temps d'apprivoiser l'animal, de le connaître, de le comprendre, de l'aimer. Quand vous faites une interview avec Danijel Subasic, il faut faire attention à ce que vous portez. Souvent taquin, le Croate est capable de vous faire croire qu'il est de mauvaise humeur et refuser l'entretien si vous vous pointez avec des pompes roses. Drôle quand on sait qu'il porte une tenue rose.

On vous rassure, il ne refuse jamais rien, Danijel. C'est ce qu'on appelle un bon gars. Un mec drôle, un peu fou, qui ne dit jamais rien au hasard. D'ailleurs, quand vous lui parlez de ses matchs, il répète toujours la même chose : « Top, top, mon ami. Mais le plus important, c'est l'équipe » , avec son accent très particulier.

En cinq ans, « Suba » a évolué. Il est devenu numéro 1 en sélection nationale, s'est affiné, a disputé un quart de finale de Ligue des champions et noué des liens particuliers avec André Amitrano, l'entraîneur des gardiens, qui le fait bosser tous les jours. Ce n'est pas pour rien que le premier mot de Français que le gardien a appris est « fatigué ». Entre les deux hommes, une relation de travail qui s'étend au-delà du pré. En 2015, quand le club décide de ne pas reconduire le contrat de «Dédé», Subasic rue dans les brancards et le fait savoir sur son compte Twitter. « Catastrophe » lâche-t-il avant de s'épandre : « Grande Dédé, j'espère que tu vas rester avec moi.. Top personne, top coach.. Tu m'as amené au top niveau. Daghe Dédé. » ; « Très Déçu !! Ce n'est pas grave, c'est très très grave et personne ne comprend pourquoi ??? ».

Hasard ou pas, Amitrano restera finalement au club, où il exerce encore aujourd'hui.

Car en janvier 2012, pour sa première à la Turbie, «Dédé» est déjà là. S'il y a bien un homme qui a vu le portier changer, c'est lui.

Durant l'Euro, on avait sondé le coach sur l'évolution de son poulain : « Au début, quand il arrive, je ne le connais pas. J'ai alors regardé des cassettes et au bout de deux entraînements, j'ai compris qu'il avait quelque chose : vitesse au sol, un jeu bondissant, très aérien sur les plongeons. Même s'il se veut sobre, il aime le côté spectaculaire. Et je l'ai vu évoluer dans ses prises de balle. Au vrai, il s'est adapté au football français et non l'inverse. C'est un garçon intelligent, qui sait bien travailler. »

A Monaco, Subasic n'a jamais eu trop le temps de se reposer sur ses lauriers. Depuis la remontée en Ligue 1, le club rouge et blanc n'a eu de cesse de lui coller des remplaçants dans les pattes. Sergio Romero, un finaliste de la Coupe du monde avec l'Argentine. Puis Stekelenburg, un autre finaliste avec les Pays-Bas. Puis Paul Nardi, international espoirs et, enfin, Morgan De Sanctis, 600 matches en professionnel. Subasic n'a pas bronché et personne n'a réussi à le déloger des bois. Sur le Rocher, ce n'est pas qu'un simple gardien, le Croate est un « ancien », l'un des rares survivants de l'époque Ligue 2 avec Germain, Raggi et Dirar. C'est le seul qui est encore aujourd'hui titulaire indiscutable. Rien n'était gagné d'avance pour ce gardien au style atypique, formé à l'école croate et qui a commencé à porter des gants à l'âge de onze ans. Lors de ses premiers pas en Principauté, il avait un bon guide, si ce n'est le meilleur. Il faut dire qu'avec Dado Prso, qu'il connaissait déjà de Zadar, leur cité d'origine, il disposait d'un guide d'exception qui lui a permis de vite prendre la mesure de l'ASM mais aussi de la vie sur la Côte d'Azur comme l'adresse fétiche du duo, le Trastevere en bord de l'eau à Villefranche-sur-Mer.

Dimanche, au Vélodrome, le portier disputera son 208e match sous les couleurs de l'AS Monaco.


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