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Vladimir Smicer "aurait pu signer à Monaco"

Mis à jour le 28/06/2017 à 08:12 Publié le 28/06/2017 à 05:03
Lens (1998-99)
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Vladimir Smicer "aurait pu signer à Monaco"

Vladimir Smicer a marqué la Ligue 1 et la Premier League. Le Tchèque, champion de France en 1998 avec Lens, a profité de son passage à Nice, le week-end dernier, pour revenir sur sa carrière

La Côte d’Azur n’a jamais été son jardin.Vladimir Smicer a forgé sa légende dans le cœur des gens du Nord, à Lens.Un voyage au pays des Corons qui lui a notamment ouvert les portes de Liverpool et de la sacro-sainte Premier League. Présent à Nice le week-end dernier, pour prendre la 4e place d’un tournoi de hockey sur glace vétérans avec ses amis Ivan Hasek et Jan Köller, l’ex-milieu offensif de la grande République Tchèque, 44ans, ne pouvait pas rentrer à Prague, où il s’est reconverti dans l’hôtellerie, sans replonger dans son immense carrière.

Vladimir, c’est toujours sympa de revoir les copains…
Je suis surtout content de retrouver Jan (Köller). Nous sommes amis depuis notre passage en équipe nationale. Il vit à Monaco et moi à Prague. Je n’ai pas l’occasion de le voir aussi souvent qu’Ivan (Hasek) qui entraîne à Dubaï et que je vois tout le temps quand il rentre au pays.

Que faites-vous depuis votre retraite en 2009?
Je suis propriétaire d’hôtels à Prague. Et puis je suis aussi ambassadeur pour Liverpool de temps en temps, surtout en Asie.

Pour vous, la France c’est une histoire d’amour avec Lens…
J’y ai passé trois années exceptionnelles. J’ai signé à 23ans. C’est un club qui m’a beaucoup touché, familial. Je ne parlais pas un mot de français, mon arrivée a été assez difficile. Je n’avais eu qu’une semaine de vacances après l’Euro 96 et en novembre, décembre, j’étais cuit. Notre première année a été assez moyenne. On avait terminé 13es.Ensuite, on a acheté Stéphane Ziani et Ando Drobnjak. L’équipe était parfaite. Avec Leclercq (le coach, ndlr), on était connecté tous les deux. C’est ce qui nous a fait faire quelque chose de grand. Je me sentais comme à la maison.

Vous aviez embrassé Warmuz avant d’être remplacé pour votre dernier match à Lens. Pourquoi ?
C’était un leader.C’est lui qui m’a appris le français, donné des conseils et aidé avec ma famille. Avant que j’arrive, lors des déplacements, Guillaume dormait seul dans sa chambre. Quand il a vu que j’étais mal et que j’avais besoin d’aide, il m’a pris avec lui. C’est pour ça que je l’ai remercié.

Quelle était votre relation avec le président Martel ?
Il fera partie des dirigeants dont se rappellera le foot français. J’ai adoré sa passion pour le club, la région, les joueurs et les supporters. Il est parfois critiqué mais c’est compliqué de diriger un club aujourd’hui. Il a certainement commis des erreurs mais il n’est pas facile de trouver de l’argent et la concurrence de Lille fait beaucoup de mal à Lens.

Vous aviez un lien très fort avec le public de Bollaert...
J’ai marqué trois buts importants pour mes quatre premiers matches.Les supporters m’ont tout de suite aimé parce que je suis quelqu’un de positif. A Lens, ils adorent les joueurs et font tout pour les aider. ça vient du cœur, sans opportunisme. Et puis j’avais choisi de vivre dans la ville, même si elle est petite et qu’on m’avait proposé d’habiter à Lille pour ne pas que je m’ennuie. Je logeais dans un petit appartement à cinq minutes de Bollaert. ça me plaisait, j’allais même à l’entraînement à pied.

Ensuite se présente Liverpool…
Martel voulait me garder.Il a tout fait pour. Déhu était en fin de contrat et Vairelles avait une clause dans le sien qui l’empêchait d’être retenu. Gervais m’a dit dans son bureau : «Vladi, tu ne peux pas partir.Combien Liverpool te propose ?»Il m’a offert 4 ans de contrat et le même salaire que les Anglais, 600-700 000 francs par mois.On a discuté deux mois mais je lui ai dit que ce n’était pas une question d’argent. Liverpool était la chance de ma vie.
Je voulais rejoindre mon copain Patrick Berger. Acheté 3 millions de francs, j’ai été revendu pour 45.

Chez les Reds, vous remportez la Ligue des champions en 2005 face au Milan AC, votre club de cœur…
Oui, j’ai d’abord été supporter de Liverpool jusqu’en 1985 et le drame du Heysel, qui a vu le club exclu des coupes européennes. J’ai donc dû trouver une autre équipe. Et le Milan AC, à cette époque, c’était Van Basten, Rijkaard et Maldini, mon joueur préféré, mon exemple, parce qu’il était titulaire depuis ses 17ans.  En 2005, on joue la finale contre Milan et j’entre milieu droit à la 23eface à Maldini.C’était un rêve. Je savais que c’était mon dernier match avec Liverpool. J’arrivais en fin de contrat et j’avais déjà eu trois opérations du genou.

Vous filez ensuite à Bordeaux, Nice et Monaco ne vous ont jamais approché ?
J’ai eu la possibilité d’aller à Monaco avant Liverpool. J’ai aussi eu une offre de Paris mais j’étais trop attaché à Lens pour aller dans un autre club français.

Pourquoi alors revenir en France à Bordeaux plutôt qu’à Lens ?
Retourner dans un club où il y a eu une belle histoire, c’était un risque. J’avais des enfants et Bordeaux était alors un meilleur choix pour ma vie de famille.

Quel est le joueur le plus fort avec lequel vous ayez évolué ?
Gerrard, un leader exceptionnel. En équipe nationale, Nedved.

Qui n’aimiez-vous pas affronter?
Desailly et Stam, des défenseurs costauds qui, sur chaque duel, vous faisiez sentir qu’il se passait quelque chose (rire). J’ai toujours eu aussi de petites histoires avec Sébastien Pérez qui jouait à Bastia. On se donnait des coups. Quand on allait en Corse je me disais : « Putain, encore lui » (rire).

Avez-vous des regrets de n’avoir rien gagné en sélection ?
C’est l’Euro 2004 qui m’en laisse le plus. En 1996 (défaite en finale de l’Euro), nous étions outsiders. En 2004, il y avait Poborsky, Nedved, Baros, Köller, Rosicky. C’était mes plus belles années, notre meilleure génération. On faisait du jeu et on aurait mérité de jouer la finale (les Tchèques ont chuté en demie).

Suivez-vous toujours la L1 ?
Oui et j’étais super content de voir du suspense la saison passée.Monaco a été une bonne surprise. Quand je vois l’âge de Mbappé... S’il continue, il peut devenir exceptionnel. S’il se sent prêt à quitter Monaco, je lui dis ‘‘vas-y’’. Il n’y a que lui qui sait et qui doit être acteur de son choix.

 

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