“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Vincent Muratori: "Réaliser un exploit"

Mis à jour le 25/01/2017 à 05:01 Publié le 25/01/2017 à 05:01
Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Vincent Muratori: "Réaliser un exploit"

Vincent Muratori retrouve le Louis-II et l'ASM, où il a passé onze années. L'arrière gauche espère bien jouer un mauvais tour à son club formateur, pour envoyer Nancy en finale

Il y a quasiment dix ans, Vincent Muratori faisait ses débuts chez les pros sous la tunique monégasque. Le défenseur n’avait alors que 19 ans quand Ricardo le lançait dans son onze avec les Roma, Modesto, Plasil ou Kallon. Une décennie plus tard, le voilà capitaine de Nancy qui défie les joueurs du Rocher pour une place en finale. Le Vauclusien est le mieux placé pour parler de ce choc.

Est-ce le match le plus important de votre saison ?
Une demi-finale de coupe de la Ligue, c’est un match magnifique à jouer. Mais non, ce n’est pas le plus important. L’objectif de notre saison, ça reste le maintien. On s’est battu pour arriver à ce stade, on va tout donner pour se qualifier, mais ce match, c’est du bonus. Notre saison ne repose pas sur ce résultat.

Vous êtes à une victoire d’une finale et à deux de la Coupe d’Europe...
On ne pense pas à ça. On se dit juste qu’on a un très beau match à jouer. Et si on le perd, ça ne veut pas dire que notre saison sera gâchée pour autant.

Revenir au Louis-II, c’est forcément un match particulier pour vous ?
ça me fait toujours plaisir de retourner à Monaco, de revoir un endroit où j’ai évolué et grandi.

Qu’est-ce que vous retenez de vos cinq saisons pro à Monaco ?
C’était la découverte du monde pro, du haut niveau. Monaco, c’est aussi un cadre magnifique. J’étais un privilégié de travailler dans ces conditions. Et puis, la météo, ça change par rapport à Nancy (rires).

Vous avez été lancé par Ricardo au milieu de stars. Puis vous avez connu Lacombe, Banide, Simone en Ligue 2. Une époque marquée par énormément de changements...
Et même des changements de présidents. J’ai commencé avec des grands joueurs. Koller devant, Bernardi au milieu, Roma dans les cages, Menez qui était déjà une star... C’était plaisant de débuter avec de tels joueurs. Il y a eu ensuite la relégation, la Ligue 2 et j’ai connu pour finir l’arrivée des investisseurs russes, avec un mercato d’hiver où sont venus Subasic et Dirar. Depuis, le club a évolué dans le bon sens, franchi des étapes, mais ce qui fait plaisir, c’est que l’ASM n’a pas lâché le centre de formation. Mbappé, Touré ont réussi à intégrer l’équipe première. ça fait toujours partie de l’identité du club.

Ce Monaco d’aujourd’hui, leader et encore qualifié dans toutes les compétitions, fait-il peur sur le papier ?
Ils mettent plein de buts à toutes les équipes, donc on se dit qu’on va affronter une super équipe, de très bons joueurs. Mais quand on rentre sur un terrain, c’est pour jouer, pas pour avoir peur.

Vous étiez absent, mais le déplacement de Nancy en championnat n’est pas un bon souvenir (6-0). Comment ne pas y penser ?
Chaque match a sa vérité. Sur ce match, Monaco avait été au-dessus. Mais la Coupe, c’est toujours différent. On va tout faire pour réaliser un exploit à l’extérieur.

Vous êtes sur une belle série : 7 matchs sans défaite (5 victoires).Nancy est lancé ?
On a connu un début de saison difficile, mais on a su revenir. On reste sur de bons matchs.
Si ça va mieux au niveau comptable, c’est parce qu’on a tout donné pendant 90 minutes. Il va falloir continuer sur cette dynamique, parce que ça reste très serré pour le maintien.

Après cinq saisons à Monaco, vous disputez votre 5e saison à Nancy. Vous êtes un joueur fidèle...
Je me sens bien à Nancy. J’ai connu la descente la première saison.  On a réussi à remonter lors de la 3e saison, en étant champion. Maintenant, j’ai envie de rester en L1 avec le club.

Cette saison, vous avez été capitaine, parfois absent du groupe. C’est à géométrie variable ?
J’ai commencé comme titulaire, puis je me suis blessé contre Nantes. Badila m’a remplacé et a fait de bons matchs, l’équipe tournait bien. J’ai eu l’occasion de revenir avec l’enchaînement des matchs et ça s’est bien passé. J’ai pris le brassard (contre Bastia) parce que notre capitaine Lenglet est parti à Séville et que Hadji était sur le banc.

Si vous êtes titularisé, votre vis-à-vis devrait être Bernardo Silva. Tout sauf un cadeau...
Ce n’est pas un cadeau c’est sûr. C’est un grand footballeur. Il sent bien le jeu, a une super technique, va vite. Mais c’est plaisant de jouer face à ce type de joueur, dans ce type de match.

Comment défendre ?
Y’a pas véritablement de technique ou alors personne ne l’a encore trouvée (rires). Il faudra tout donner, mettre de l’envie, être vigilant, s’adapter très vite. Il faut au moins ça pour le contenir.

En tout cas, il n’y aura pas vraiment de 12e homme pour pousser l’ASM. C’est quelque chose que vous connaissez bien...
J’ai connu des matchs avec de la ferveur au Louis-II. Quand j’étais au centre de formation, pendant les gros matchs de Ligue des champions, il y a eu de belles ambiances. ça a été les seules fois pendant mes 11 années monégasques. On le sait, Monaco n’a pas un stade qui pousse, mais l’équipe produit quand même un beau spectacle et s’est habituée à jouer devant un public de connaisseurs, qui aime bien voir du beau football. Cette année, il est servi.

La force de Nancy, en ce moment, c’est la solidité défensive (1 but encaissé sur les 7 derniers matchs) ?
Depuis quelques matchs, on ne prend pas trop de buts. Il faudra continuer le plus longtemps possible. On peut se qualifier sans marquer. Donc il faudra être costaud contre la meilleure attaque du championnat.

Pour vous, c’est la meilleure équipe du championnat ?
Oui. Par rapport au PSG, je trouve que Monaco attaque beaucoup plus verticalement, ça va encore plus vite. Et à l’ASM, les joueurs sont très complémentaires.

Pour aller en demi-finale, vous avez sorti chez eux St-Etienne et Nantes. ça gonfle votre confiance ?
On s’était fait sortir des Coupes les deux dernières années à St-Etienne. Cette fois-ci, on a réussi à s’imposer malgré un match compliqué. On a su tenir et on a marqué sur notre seule occasion (0-1). Ensuite, on a fait un bon match à Nantes (0-2). On réalise un beau parcours. Pour continuer, il nous faut faire un exploit. C’est une super aventure entre joueurs, on a envie de la poursuivre le plus loin possible.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.