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Une victoire en 6 matchs, pourquoi ça coince à l'AS Monaco...

Mis à jour le 12/04/2016 à 05:02 Publié le 12/04/2016 à 10:45
A Lille, Monaco s'est perdu...

A Lille, Monaco s'est perdu... Photo AFP

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Une victoire en 6 matchs, pourquoi ça coince à l'AS Monaco...

Une victoire lors des six derniers matches, deux défaites de rang, une défense qui ressemble à des portes de saloon, depuis un mois, l'AS Monaco va de travers

Au départ, l'équipe de Leonardo Jardim était bâtie pour jouer tous les trois jours. Depuis début février et l'élimination contre Sochaux en Coupe de France, l'ASM ne joue qu'une fois par semaine. Le début des soucis. Axée sur le travail avec ballon, la méthode Jardim semble peiner quand il s'agit de meubler des semaines à une seule sortie officielle. En manque de rythme, l'équipe monégasque éprouve des difficultés à boucler 90 minutes sur un même tempo.

Pis, l'équipe semble happée par d'incroyables trous d'air quand l'adversaire appuie légèrement sur l'accélérateur. Même la victoire au Parc des Princes est un trompe-l'œil puisque les Monégasques sont passés à côté de leur première période. A Lille, l'équipe n'avait ni les jambes, ni le mental pour se faire violence après l'ouverture du score. Certains trouvent des explications dans l'aspect trop défensif de l'équipe :

« On se concentre énormément sur notre travail défensif, donc sur le jeu sans ballon, peut-être que cela nous épuise mentalement », lâche un joueur. Dès lors, quand Monaco récupère le ballon, une étrange impression se dégage, comme si personne ne savait quoi en faire. Une impression renforcée depuis la blessure de Joao Moutinho, le seul véritable métronome de l'équipe.

On s'interroge, aussi, sur l'absence de joueurs capables d'amener une dimension physique à cette équipe. Recruté pour briser des lignes et bousculer ses adversaires, Tiémoué Bakayoko peine à confirmer son potentiel. En interne, Jardim dit garder confiance en lui mais les séjours sur le banc semblent envoyer un tout autre message au joueur. Depuis quelques semaines, Claude Makelele - qui a joué au même poste - s'est rapproché de l'ancien Rennais avec l'objectif ambitieux de trouver un déclic. Mais en football, on attend des résultats plutôt que des promesses.

Une absence de révolte

Les Monégasques étaient-ils abattus à la sortie de la gifle lilloise ? Raggi, Subasic, qui ont connu les galères de la Ligue 2 avaient envie d'emplâtrer la terre entière. D'autres semblaient revenir d'un après-midi à la plage. Entre indifférence et décontraction. Quand le bateau tangue, cette équipe manque d'aboyeurs. Jérémy Toulalan n'est pas du genre à hausser le ton. Ricardo Carvalho non plus. Trop sanguin, Raggi peine à rassembler. Joao Moutinho est un taiseux.

Moralité, la colonne vertébrale n'arrive pas à remettre le collectif sur les rails au moindre dérapage. Et comme la jeunesse monégasque semble à la fois docile et (trop) polie, on découvre une équipe incapable de se révolter. Comment une équipe qui a laissé filer une avance de 8 points sur son poursuivant en si peu de temps peut-elle dormir sur ses deux oreilles ?

A Monaco plus qu'ailleurs, l'environnement est propice au ronronnement. Pas de réception musclée à la Turbie. Encore moins au Louis-II. L'état-major russe ne fait pas dans la colère médiatique immédiate et Leonardo Jardim emboîte le pas. A Monaco, que l'on gagne où que l'on perde, les lendemains de matches se ressemblent et le mot « travail » devient un parapluie qui abrite tout le monde. Pourtant, après l'échec lillois, Vasilyev a demandé à ses joueurs « de prendre leurs responsabilités ». Il reste 5 matches pour voir si le discours de façade sera suivi d'effets. Monaco a, malgré tout, la chance d'avoir toujours son destin entre les mains. La vérité du terrain, rien que ça.

Et maintenant ?

Même si rien n'est encore perdu, difficile de faire de cette saison une réussite. De plaisir, il n'y a jamais eu. Louis-II se vide petit à petit de son faible contenu. Il y a aussi des coïncidences malheureuses.

Jusqu'à l'arrivée de Claude Makelele dans l'organigramme du club, la feuille de route était plus ou moins respectée. Or, depuis que le Français a pris ses fonctions en janvier, dans un rôle à la fois flou et précis, des crispations sont apparues en interne. Makelele, dont le travail au quotidien n'est pas censé empiéter sur celui de Jardim, possède un diplôme d'entraîneur.

Et à ce niveau, les coïncidences ne sont jamais dues au simple hasard. Suffisant pour entretenir certaines paranoïas ?

Dimanche, avec la réception de l'OM, c'est plus qu'un simple match qui se jouera au Louis-II. Il sera alors question de savoir si cette équipe a quelque chose dans le ventre. Une victoire, et la machine serait relancée sur un sprint final stressant mais excitant. Tout autre résultat renverrait l'ASM à une triste réalité et à l'ouverture d'un débat que l'on n'imaginait pas étaler publiquement si vite : le message de Leonardo Jardim passe-t-il toujours ?


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