Une ruche tous les dix buts, l'AS Monaco vient d'inaugurer sa première maison pour abeilles en Principauté

L’ASM va financer une ruche tous les dix buts inscrits par les joueurs de Philippe Clement. Elles seront choyées par la société d’agriculture urbaine Terrae, basée en Principauté.

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Yannis Dakik Publié le 15/11/2022 à 13:40, mis à jour le 15/11/2022 à 13:42
Le défenseur chilien Guillermo Maripàn a inauguré la première ruche du club (qui porte son nom). Photo Jean-François Ottonello

C’est un endroit qui peut surprendre. Au pied de la tour Odéon, au cœur de Monaco mais loin du tumulte. C’est là qu’a choisi de s’installer Jessica Sbaraglia avec sa société d’agriculture urbaine Terrae, créée en 2016.

Et c’est là aussi que l’AS Monaco a décidé d’investir. Investir dans le domaine de l’environnement. Et ce, de manière très claire. Tous les 10 buts inscrits par son équipe, l’ASM financera une ruche. "L’AS Monaco [...] entend ainsi œuvrer à son niveau, humblement mais concrètement, pour la biodiversité", a fait savoir le club.

Jessica Sbaraglia devant la deuxième ruche de l’AS Monaco, qui porte le nom de Breel Embolo, auteur du symbolique 20e but de la saison. Photo Jean-François Ottonello.

Guillermo Maripàn ouvre le bal

À l’heure où ces lignes sont écrites, Wissam Ben Yedder et ses coéquipiers en ont inscrit 29 en Ligue 1 (car ce sont seulement les buts en championnat qui sont pris en compte).

Le moment était donc venu d’inaugurer la première ruche. Et pour cela, qui de mieux que Guillermo Maripàn, celui qui a marqué le 10e but de la saison, lors de la réception de Lyon en septembre.

 

"C’est très important pour moi et pour le club de pouvoir soutenir ce type de projet, s’est réjoui le défenseur monégasque devant la ruche qui porte son nom. Les abeilles font partie d’un écosystème très menacé dernièrement. C’est une très bonne chose de contribuer à ce genre de projet et je suis très content d’y participer, a ajouté le Chilien, surpris de découvrir le potager en plein centre-ville. Je ne m’y attendais pas, je suis très content de découvrir cet endroit. Je suis aussi très content de connaître Jessica, c’est super qu’une personne se dédie à cela à Monaco."

Cela n’aura échappé à personne, avec 29 réalisations, une deuxième ruche est d’ores et déjà prête à être utilisée. Cette fois, c’est Breel Embolo qui a prêté son nom. Le Suisse a lui inscrit le 20e but de la saison des Rouges et Blancs face à Clermont, au Louis II le 16 octobre. Qui sera le troisième? La barre des 30 sera-t-elle atteinte à Auxerre le 28 décembre pour le retour après la Coupe du Monde? Le suspense reste entier.

Guillermo Maripan et le petit trésor doré cultivé dans les jardins de la tour Odéon où s’est installé Terrae. Photo Jean-François Ottonello.

Entre 8 et 15 kg de miel par an

Produire du miel, c’est bien. Mais combien, et pour quoi faire? Une ruche peut en produire entre 8 et 15 kg par an. Jessica Sbaraglia, qui va s’occuper des ruches financées par l’ASM, en possède déjà dix sur ses 1.000 m2 d’exploitation. Elle défend l’idée d’une agriculture en ville. "Plusieurs études ont montré que le miel est meilleur en ville que dans les campagnes, affirme la créatrice de Terrae. En Principauté les aménagements urbains n’utilisent aucun pesticide depuis des années donc on n’a aucun souci à ce niveau-là. Le seul inconvénient c’est le frelon asiatique."

Quant au miel produit, il appartiendra à l’AS Monaco. Le club a d’ores et déjà indiqué qu’il "sera offert aux délégations adverses dans le cadre des traditionnels échanges protocolaires."

Enfin, d’autres projets devraient voir le jour, en lien avec la récolte.

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