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Un Gym à mi-temps Monaco aime les gros L’éclair Vinicius

Mis à jour le 16/03/2019 à 10:20 Publié le 16/03/2019 à 10:19
Les Niçois (ici, Allan Saint-Maximin) ont raté le coche contre Toulouse.

Les Niçois (ici, Allan Saint-Maximin) ont raté le coche contre Toulouse. Cyril Dodergny

Un Gym à mi-temps Monaco aime les gros L’éclair Vinicius

Convaincants en première période, les Niçois ont pris les devants grâce un superbe coup franc de Cyprien. Après la pause, ils ont abandonné le ballon et fini par se faire rejoindre logiquementAprès avoir battu Lyon, l’ASM s’est offert Lille, deuxième de L1, en marquant en toute fin de rencontre. L’équipe de Jardim n’en finit plus de grimper. Elle est 16e ce matinTransparent durant 90 mn, le Brésilien a offert la victoire dans les derniers instants

Alors qu’il se dirigeait vers ce qu’il fait de mieux cette saison, à savoir une huitième victoire 1-0, l’OGC Nice a vu Mubélé, entré deux minutes plus tôt, plomber son week-end et une bonne partie de ses illusions dans la course à l’Europe. C’était un soir à ne pas gâcher pour revenir dans les pas de Reims, cinquième, et traverser cette trêve avec l’esprit léger. Pour cela, il aurait fallu appréhender cette seconde période avec autrement plus de clairvoyance et d’altruisme face à une équipe de Toulouse bien mieux organisée après la pause. En première mi-temps, les Niçois ont appuyé à droite, avec Atal et Herelle, un duo inédit mais complémentaire, déjà, qui a fait tourner la tête à Sylla que Casanova a envoyé à la douche à la pause. « Il était déjà averti et Atal nous posait beaucoup de problèmes », a expliqué Alain Casanova. Cyprien, lui, avait réglé la mire et déposé une merveille de frappe dans les filets de Goicoechea, puis une autre sur la barre, comme au bon vieux temps. Un but qui aurait pu suffire, comme si souvent, mais cette fois, Nice a craqué et, au vu de la physionomie de la deuxième période, c’est tout sauf une surprise.

Le Gym a abandonné le ballon et n’a plus rien maîtrisé dans le camp adverse. Saint-Maximin et Atal ont encore fait quelques différences, mais beaucoup gâché aussi, ce qui n’a pas du tout amusé Patrick Vieira, après coup.

« On a très mal joué certains contres, car on a été trop individualistes et égoïstes », a sanctionné le coach niçois qui n’a pas tourné autour du pot au moment d’analyser cette contre-performance. « Youcef (Atal) et Allan (Saint-Maximin) ont fait les mauvais choix. Le football est un sport collectif, on a besoin de jouer avec ses copains. »

Mais quels copains ? Makengo a traversé ce match comme une ombre et les entrants Lees-Melou, Sacko et Srarfi n’ont strictement rien apporté, voire même rendu l’ensemble encore plus bancal. Dans le dernier quart d’heure, le Gym n’a plus eu la moindre opportunité de faire le break. Il s’est contenté de subir, courant éperdument derrière un ballon confisqué par les Toulousains. Tameze n’était plus là pour combler les trous à la perte de balle. Vieira a senti le vent tourner, tout comme Casanova qui, lui, a visé juste en sortant Mubélé du banc.

C’est dingue comme le football réserve des surprises. Quand on s’attend à un match nul, il y a souvent un déçu et un joyeux dans les derniers instants. Quand on se dit que tout est fini, rien ne l’est vraiment. Quand il y a but, il peut être refusé. Et quand un joueur ne met pas un pied devant l’autre durant 90 minutes, il peut avoir un éclair de génie.

Hier, la grâce a touché Carlos Vinicius, méconnaissable sur une pelouse qui se dérobait à chaque appui, le Brésilien a offert les trois points à Monaco en marquant dans les dernières secondes d’un match équilibré. Vinicius a tout fait à l’envers, sauf le dernier geste du match. Un enchaînement parfait avec un sombrero sur José Fonte et une reprise de volée du droit, d’une justesse infinie. La justesse, c’est pourtant tout ce qui a manqué à cet affrontement entre deux équipes qui se ressemblaient sur le papier. Mais d’un côté comme de l’autre, les flèches offensives ont été très peu efficaces dans la zone de vérité. Confondant vitesse et précipitation.

« Il y a eu de la nervosité au début parce qu’on avait conscience d’affronter une équipe de très haut niveau. Monaco est venu pour jouer », reconnaissait Christophe Galtier, l’entraîneur du Losc.

Lille aurait pu l’emporter alors qu’il avait touché la barre (11’), puis manqué l’ouverture du score dans un but vide (24’). Et de son côté, Monaco aurait pu quitter le Nord en se mordant les doigts de n’avoir converti ses occasions (7’, 13’, 15’, 48’, 49’, 54’).

Au final le match nul était logique. Il avait séduit Jardim avant même le coup d’envoi rappelant face caméra la difficulté de battre cette équipe lilloise. Mais la logique n’existe pas dans le foot. Encore moins quand le corps arbitral se met à jouer à contre-temps. Ça a été le cas hier, et ça aurait pu faire jaser sur le Rocher, mais il arrive que l’histoire se termine bien.

D’ailleurs, depuis que Jardim est revenu, les histoires se terminent souvent bien. Les astres sont parfaitement alignés, après avoir offert une première partie de saison catastrophique. Les Monégasques ont enchaîné un septième match sans défaite et une quatrième victoire depuis le 2 février. La trêve va malheureusement couper cet élan. « C’est le calendrier, on ne peut pas le changer, mais c’est vrai que j’aurais aimé garder les joueurs avec moi pour jouer un autre match le week-end prochain », avouait Jardim. Certains seront heureux de souffler.

Et après ? il y aura Caen et Guingamp au menu. Deux clubs qui se battent pour ne pas descendre. Deux clubs qui marchaient dans les pas de Monaco et qui se retrouvent un peu plus loin. « Mais nous nous battons toujours pour le maintien, a insisté le coach portugais. Cette victoire contre Lille ne doit pas être plus importante que le match de Caen ou Guingamp. »

Mais ces deux rencontres passées, il sera temps de parler de la zone rouge comme un lointain cauchemar.

15

SUBASIC : décisif en sortant la frappe de Leao à l’heure de jeu, le gardien croate a rendu un sans-faute. Bien aidé aussi par la maladresse des Lillois.

SIDIBÉ : il aurait dû cadrer son coup-franc à l’entrée de la surface (38’). A part ça, Sidibé, rappelé en équipe de France, a fait le job. Son centre en retrait pour Gelson Martins qui trouve Maignan seul face à la cage (54’) aurait dû offrir plus tôt l’avantage à l’ASM.

GLIK : si le Polonais a été précieux dans les duels aériens, il a eu du mal face aux crochets des attaquants lillois. Dès que le jeu s’accélérait, le danger était partout.

JEMERSON : averti très rapidement (6’), il a mis du temps à prendre la température et piger les mouvements entre Leao et Ikone. A plutôt bien limité la casse. Son retour sur Pépé a été précieux (56’) sachant qu’il était averti. Très correct.

BALLO-TOURÉ : il a eu du mal à se projeter dans le couloir malgré quelques bons centres. L’ex-Lillois s’est surtout appliqué à défendre dans un couloir où Gelson Martins s’oubliait de temps en temps et où Pépé venait semer la panique.

ADRIEN SILVA : impressionnant de sang-froid. Le Portugais a apporté beaucoup de justesse dans le jeu. Il a toujours veillé à l’équilibre de l’équipe. Le joueur prêté par Leicester a ralenti les contre-attaques du Losc et provoqué beaucoup de fautes.

AHOLOU : n’était pas dans le rythme en première période. Son tir cadré stoppé par Maignan avant la pause méritait mieux. Dépassé par la vitesse des enchaînements lillois, il a été décevant mais sa reprise est à l’origine du but de la victoire.

GELSON MARTINS : ses frappes repoussées par Maignan (15’, 49’, 54’) laissent un goût amer en bouche. Brouillon en première période, il a été très généreux en seconde.

GOLOVIN : il a beaucoup couru dans le vent au milieu mais n’a pas apporté le déséquilibre entre les lignes. Seul face à Maignan au retour des vestiaires, il trouvait le moyen de lui tirer dessus. Beaucoup moins inspiré ces derniers temps. Remplacé par Vainqueur (79’).

RONY LOPES : précieux dans le pressing, il est allé se chercher les deux premières occasions monégasques du match (7’, 13’), mais il a manqué d’altruisme dans les derniers mètres. Et quand il offrait un caviar pour Golovin (48’), celui-ci gâchait tout. N’a jamais rien lâché. Remplacé par Chadli (90’).

VINICIUS : il a sauvé sa copie en réalisant un geste de classe pour marquer et donner la victoire à son équipe à la 90’. ça n’a pas de prix ! En première période, le Brésilien prêté par le Napoli a été transparent. Il n’a pas eu d’occasions à se mettre sous la dent, n’a pas aidé son équipe dans le pressing, et s’est fait manger dans les duels par Fonte. Mais Jardim lui a fait confiance jusqu’au bout.

Rony Lopes et Koné se sont livrés un beau duel duquel le premier est ressorti vainqueur.
Rony Lopes et Koné se sont livrés un beau duel duquel le premier est ressorti vainqueur. AFP
Glik et Monaco ont su résister aux Lillois de Leao avant de leur porter le coup fatal en fin de match.
Jemerson sous la menace de Pépé.
L’élégance de Gelson Martins à la lutte avec Koné.
Première titularisation, premier but (de classe) pour l’attaquant prêté par Naples.
Première titularisation, premier but (de classe) pour l’attaquant prêté par Naples. AFP
4 victoires et 3 nuls en 7 matchs : le bilan de Leonardo Jardim en Ligue 1 depuis son retour aux manettes.

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