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Stevan Jovetic, l'angle blessé de l'AS Monaco

Mis à jour le 08/04/2019 à 08:44 Publié le 08/04/2019 à 08:44
Stevan Jovetic.

Stevan Jovetic. Photo AFP

Stevan Jovetic, l'angle blessé de l'AS Monaco

Constamment touché par des blessures depuis son arrivée sur le Rocher, Stevan Jovetic reste pour autant décisif. Quand il joue...

Devant sa télévision, Falcao sait exactement ce que Stevan Jovetic a ressenti en égalisant dans les arrêts de jeu contre Guingamp. Les deux hommes ont plus que le sens du but en commun, ils viennent tous les deux de perdre leur père.

>> RELIRE. Jovetic offre un point sur le gong à l'AS Monaco à Guingamp (1-1)

Le Tigre a perdu son papa en début d’année quand le Monténégrin était confronté au même deuil fin 2018. Au Roudourou, une fois le ballon au fond des ficelles de Caillard, Jovetic a retiré son maillot de l’AS Monaco pour laisser apercevoir un tee-shirt avec le portrait de son paternel et l’envie de lui dédier ce moment.

"Je voulais lui rendre hommage avant mais je n’ai pas marqué depuis sa disparition", confie simplement le Monténégrin après la rencontre.

Et pour cause, le dernier but de Stevan Jovetic remonte au 11 août, à Nantes. C’était lors de la première journée de championnat. Depuis, l’ancien de la Fiorentina lutte contre la malchance et les blessures.

Cette saison, le numéro 10 n’a participé qu’à 9 matches pour 410 minutes de jeu. C’est famélique.

Ironique quand on se souvient de ses propos dans un entretien accordé à nos confrères de L’Equipe au début du mois d’août: "Oui, au fond de moi, cette saison, je la sens bien." Dans la foulée, le joueur se blesse à la fin du mois avant de revenir une première fois en octobre l’espace de deux rencontres avant de se claquer à la cuisse.

Son retour début janvier contre Nice sera fugace puisqu’il est touché au genou immédiatement. Ce n’est que face à Caen, il y a dix jours, qu’il a retrouvé les terrains...

L’histoire de sa vie, quelque part. "Je suis pro, je fais attention au sommeil, à l’alimentation. Je fais tout pour ne pas casser et avoir de blessures musculaires, étayait-il à L’Equipe. Je suis fragile depuis ma blessure au genou droit en 2010, je me suis rompu les ligaments croisés et j’ai aussi eu un problème de ménisque. Ce genre de blessure, ça entraîne souvent des déséquilibres et des blessures musculaires."

Il faut accepter que ce génie du football disparaisse des radars fréquemment. L’an dernier, déjà, ses passages à l’infirmerie étaient réguliers. "J’ai joué seulement 15 matches de championnat à cause de plusieurs blessures et j’ai été 7 fois titulaire. Franchement, marquer 8 buts avec ce temps de jeu, ça me va. Ce n’est pas le ratio que je dois améliorer, c’est le temps de jeu."

Sauf que le temps de jeu a littéralement chuté cette saison. Le talent, le natif de Titograd l’a toujours eu depuis ses débuts au Partizan Belgrade. Jeune, sa chevelure bouclée et son adresse ont conquis tous les romantiques du football. Avant sa grave blessure en 2010, il avait enchanté le public de la Fiorentina en détruisant le Bayern et Liverpool en Ligue des champions (deux doublés).

Certains comme son compatriote Dejan Savicevic lui présidaient un destin doré: "Stevan est un fuoriclasse. Il a de la technique qu’il marie parfaitement à sa vitesse et sa force physique. Le futur lui appartient".

Ce que l’intéressé ne reniait pas forcément dans un entretien accordé à un site florentin, Violanews, lors de son arrivée dans la ville des Médicis: "Un objectif pour ma carrière? J’espère remporter un jour le Ballon d’Or, car Messi et Cristiano Ronaldo ne seront pas éternels."

Mais son foutu genou a complètement lâché à l’été 2010 entraînant une saison blanche derrière. Depuis, "Jo-jo" n’est plus le même alors qu’on avait tous cru à sa résurrection lors de son retour sur les terrains avec Florence (31 buts en 76 matches entre 2011 et 2013). Un leurre.

Derrière, que ce soit à Manchester City, l’Inter Milan ou Séville, le garçon a traîné son talent mais surtout son spleen aux quatre coins de l’Europe (25 buts en 5 saisons) avec à chaque fois le même constat: ce génie du football est fragile et irrégulier.

Alors il faut profiter de chaque instant de Jovetic comme si c’était son dernier. Face à Guingamp, le futur trentenaire (le 2 novembre) a sorti l’ASM d’un sacré bourbier en égalisant dans le temps additionnel d’une frappe du droit.

Là-haut, de la plus belles des tribunes, son père a dû apprécier l’abnégation de son fils. Car Stevan Jovetic n’a jamais renoncé. Jamais. Et quand on lutte pour le maintien, c’est toujours mieux de pouvoir compter dans ses rangs un type qui trouve les ressources de ressusciter plusieurs fois par an.

le chiffre

55. Depuis son arrivée sur le Rocher en 2017, Stevan Jovetic a manqué 55 matches sur blessure, ne disputant que 29 rencontres en près de deux saisons avec l’ASM (11 buts).


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