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Son meilleur joueur, l'OGC Nice et l'AS Monaco, la VAR... De passage sur la Côte d'Azur, Claude Puel se confie

Mis à jour le 20/08/2019 à 08:21 Publié le 20/08/2019 à 07:50
Claude Puel profite de son année sabbatique.

Claude Puel profite de son année sabbatique. (Photo Jean-François OTTONELLO)

Son meilleur joueur, l'OGC Nice et l'AS Monaco, la VAR... De passage sur la Côte d'Azur, Claude Puel se confie

L'ancien entraîneur de l'OGC Nice de passage à Menton pour un tournoi de tennis, s'est confié à Nice-Matin sur son actualité, nous a donné son avis sur la Ligue 1, sur le Gym ou encore sur l'équipe de France. Interview!

L’ex-entraîneur de Leicester, Southampton, ou encore de Monaco et Nice était engagé dernièrement dans un tournoi de tennis (en double) du côté de Menton, dans la cité des citrons.

En famille, le technicien né à Castres a enchaîné les coups gagnants sur les courts du Tennis Club Menton. Rencontre avec ce fin tacticien - pour le moment sur la touche - qui a bien voulu commenter l’actualité footballistique. Il s’est exprimé sur sa situation, ses projets, son avenir et une pléiade de thématiques. 

A son habitude, Claude Puel est monté au filet, sans rien lâcher, volleyant quelques ‘‘punchlines’’ toujours réfléchies. A son image.

Claude, où en êtes-vous de votre situation professionnelle?
"Je prends une année sabbatique et sympathique (rires), je profite de la maison, j’ai passé un été chez moi en famille. Ça permet de se régénérer.

Avez-vous eu des propositions concrètes?
"Oui, pas mal de propositions que ce soit de clubs français, étrangers, mais je ne me suis pas lâché. J’avais ciblé deux pays, il y a eu des discussions, ça ne s’est pas fait. Et puis je ne voulais pas me précipiter."

Idéalement, dans quels championnats vous souhaiteriez évoluer?
"On verra, ça dépendra des propositions, j’aimerais bien essayer l’Espagne ou revenir en Angleterre. On verra ça quand le sevrage aura été trop important."

Votre avis sur les favoris de Ligue 1?
"Paris, bien sûr, est hors norme, après je considère que c’est assez ouvert.  On ne peut pas encore être fixé, car je trouve que les clubs ont perdu pas mal de joueurs et n’ont pas fini leur recrutement. ça peut changer pas mal la donne. J’ai été un peu déçu de la préparation, des matchs amicaux, de tous les clubs même si ça n’a pas une incidence très importante. Il y a des clubs comme Reims, Strasbourg qui conservent leur confiance de l’année dernière et des équipes qui se cherchent. Ce sera ouvert et il peut y avoir des surprises car les places fortes que devraient être Monaco, Marseille, Bordeaux, Nantes sont à la peine. On ne voit pas une solidité se dégager ni une performance aboutie."

Votre opinion sur l’AS Monaco?
"Ils semblent être passés à la vitesse supérieure du recrutement. Je pense que Monaco aura besoin d’équilibre, ils mettent l’accent en ce moment sur l’aspect offensif, je pense qu’ils ont besoin aussi de milieux défensifs et de défenseur pour équilibrer leur équipe. Car pour jouer plus haut avec un joueur de surface comme Ben Yedder, ça veut dire monter le bloc assez haut, ce qui expose la défense."

Et sur l'OGC Nice?
"Ils sont restés avec des jeunes, je pense que le club a été handicapé par la vente au plus mauvais moment. Vont-ils pouvoir recruter pour améliorer l’effectif et l’aspect offensif ? En cette fin de mercato, ce ne sera pas évident de décrocher la perle rare. Après, ils ont bien débuté avec ce but de Dante qui leur fait du bien pour la confiance, car ils avaient été à la peine dans les matchs amicaux."

Votre profil de bâtisseur, n’est-il pas finalement un handicap au regard des cycles très courts que vivent les entraîneurs?
"(longue réflexion) Je vais prendre un exemple avec mon dernier club à Leicester. Je suis arrivé dans une équipe qui avait été championne, à la peine car elle était dans un style de jeu qui avait marché un an mais qui ne pouvait pas durer. Les propriétaires étaient très ambitieux, voulaient rentrer dans le ‘‘Big Six’’, mais sans les mêmes moyens, ni les joueurs. Je suis parti du principe que pour rivaliser avec les équipes de tête, il fallait s’inscrire dans un projet, c’est-à-dire monter une équipe sur deux ans. Avec des joueurs techniques pour un jeu de possession et des jeunes éléments qu’on va payer moins cher et qu’on va développer. C’est ce que j’ai réalisé là-bas, on est devenu, d’une équipe très âgée, la plus jeune du championnat, avec deux joueurs en sélection nationale anglaise et quatre dans les espoirs anglais. Maguire est parti pour 87 millions de livres, Chilwell a eu des propositions à 60 millions… C’était mon job de préparer cette équipe au futur avec l’intention d’aller titiller les gros."

Avez-vous manqué de temps?
"On est dans un circuit court, très court. Sur la première partie de saison on est septièmes, deux défaites après, je saute… C’est l’impatience, on venait de perdre notre président qui était posé et réfléchi. Je suis content  du travail que j’ai pu faire, après il faut accepter les aléas sous la gouverne de présidents, de propriétaires. Mon job, c’est de travailler sur le court terme, mais aussi pour la suite."

Un poste de sélectionneur pourrait-il vous intéresser?
"Oui, je pense mais pour le moment je suis encore jeune (rires). J’ai besoin d’être au quotidien avec mon équipe et si possible, j’aimerais retrouver l’Europe, et jouer tous les trois jours. Là, ça me manque..."

L’équipe de France fait-elle partie de vos projets?
"Je ne sais pas… S’il y a un poste qui se libère, mais il y a tellement de prétendants, puis ils sont pas mal à avoir gagné la Coupe du Monde."

Claude Puel suit toujours de près l'actualité de ses anciens clubs, l'AS Monaco et l'OGC Nice.
Claude Puel suit toujours de près l'actualité de ses anciens clubs, l'AS Monaco et l'OGC Nice. (Photo DR)

Que pensez-vous des parents qui détournent volontairement leurs jeunes enfants de la pratique du football, souvent pour des raisons d’éducation? Cela peut-il nuire à la discipline?
"Le football est un vecteur de passion extraordinaire, même quand un joueur a un contrat mirifique, ce qui l’anime, c’est la passion
de marquer, de batailler, de s’exprimer, de jouer. C’est un sport universel extraordinaire, mais il faut faire attention c’est sûr. La Coupe du Monde féminine s’est introduite dans les familles, ça fait du bien car ça ouvre d’autres perspectives. Le foot féminin est différent de celui des hommes, l’aspect technique est magnifique et ça valorise les jeunes filles et les femmes."

La VAR?
(gros soupir…) "C’est le début, il faut peut-être s’y habituer, c’est frustrant dans la mesure où ça coupe l’élan, ça coupe la joie, ce que les joueurs peuvent ressentir. On se dit « on a marqué » et puis on se tourne en attendant la VAR, moi je ne m’y retrouve pas. Concernant toutes ces mains, c’est sifflé n’importe comment, ça met le match par terre, je trouve ça ridicule car à part couper les mains et les bras…"

Vos cinq meilleurs joueurs au monde?
"Messi, il est complet, buteur et passeur. Ensuite Ronaldo et après il y a beaucoup de très bons joueurs. Je vais mettre Van Dijk de Liverpool qui a fait une belle saison, je l’avais avec moi à Southampton. J’aime bien Eden Hazard et Sadio Mané de Liverpool, qui a réalisé aussi une saison extraordinaire."

Toutes périodes confondues, votre joueur préféré?
"Je dirais Messi, il est hors norme."

Votre définition du bon entraîneur?
"Il n’y a pas qu’une seule définition, c’est celui qui arrive à avoir un projet de jeu, celui qui a des idées bien précises et qui parvient à faire passer ses messages. Qui est fort aussi dans la psychologie. Un entraîneur, c’est un manager qui doit réunir les critères et les qualités pour pouvoir performer et amener les joueurs à s’exprimer au meilleur de leur potentiel. Je dis toujours que l’entraîneur est le seul à ramer à contre-courant, car il demande à ses joueurs de penser collectif, de mettre un schéma en place et de voir son équipe s’exprimer, alors qu’autour des joueurs, on pense à les individualiser avec de nombreux antagonismes, la famille, les agents, les supporters. L’entraîneur lui essaie de rassembler les joueurs, c’est un sacerdoce !"


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