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Sneijder, Van Dijk... retour sur le passage des 6 Hollandais à l'OGC Nice avant l'arrivée du duo Stengs-Kluivert

Si Dick van Dijk a claqué des buts et marqué les esprits, ce n’est pas vraiment le cas des cinq autres Néerlandais qui ont porté le maillot rouge et noir. Espérons que Calvin Stengs et Justin Kluivert marchent sur les pas du grand Dick.

Philippe Camps Publié le 22/07/2021 à 11:00, mis à jour le 22/07/2021 à 10:20
Dick Van Dijk Photo archives

Dick Van Dijk est inoubliable

Le 29 juin 1972, Dick Van Dijk est accueilli à l’aéroport de Nice comme une rock star. ça tombe bien, le Néerlandais de 26 ans a des faux airs d’Elvis. Il porte un costume impeccable et des lunettes de soleil. Il y a un monde fou pour voir ce phénomène, enfant du football total, frère de jeu de Johan Cruyff, vainqueur de la C1 avec l’Ajax en 1971 et buteur en finale.

Les supporters du Gym sont près de mille pour assister à son premier entraînement. Ils ne vont pas le regretter. Van Dijk est un attaquant moderne. Il sait tout faire. Et il le fait bien. Le Ray est plein comme un œuf au soir d’un Nice-Ajax Amsterdam organisé dans le cadre du transfert du grand Dick. Le Gym séduit, DvD marque mais les Hollandais s’imposent (3-1). Cruyff ne perd jamais. Même en amical. Trois mois plus tard, l’OGCN se promène en tête du championnat et Van Dijk a déjà claqué 15 buts. Il a un coup de tête irrésistible et une frappe dévastatrice. Devant, il est associé à Loubet et Revelli. 

Le trio concasse les défenses et fracasse les gardiens. Le Néerlandais s’entend à merveille avec l’ami Charly (Loubet). Ces deux-là ont le sens du jeu et celui de la fête. En 72-73, le Gym de Baratelli, Huck, Jouve, Eriksson et les autres ne gagnera pas le championnat (Nice finira 2e derrière Nantes) mais tant de cœurs. Les Niçois aimeront toujours Dick Van Dijk qui, en deux saisons, jouera 72 matchs et marquera 33 buts. Après un passage éclair par l’Espagne et le Real Murcie, le merveilleux Hollandais reviendra s’installer sur la Côte, du côté de Saint-Paul-de-Vence.

 

Le 8 juillet 1997, il nous laissera seuls et inconsolables. Il avait 51 ans. C’était un géant. Une idole. Un immortel.

Le cas Sneijder

Pour ceux qui l’ignorent Le cas Sneijder est le titre d’un livre de Jean-Paul Dubois. Lisez-le. Lire Dubois est bien plus passionnant que partir à la recherche des traces du passage de Wesley Sneijder à Nice. Il n’y en a pas. Ou peu. Pourtant le Gym attendait beaucoup de sa star oranje, finaliste du Mondial 2010 et vainqueur de la Ligue des champions la même année. 

Le juste milieu a une carte de visite dorée sur tranches : Ajax, Real Madrid, Inter Milan et Galatasaray. Y a pire. Sneijder respire le foot et souffle l’enchantement. Dommage, il n’a plus d’oxygène lorsqu’il arrive sur la Côte. Il est cuit. Grillé. Rôti. Après six mois et huit petits matchs, il prend l’avion pour le Qatar.

Vermeulen, l’homme du péno

Que retenir d’Arjan Vermeulen ? Un penalty, sinon rien. Mais quel péno! Celui qui offrira la Coupe de France aux Niçois le 10 mai 1997.

 

Fred Gioria n’en revient toujours pas: "Je devais être le 6e lors de la séance de tirs au but. Je m’étais préparé parce que je ne pensais jamais que Vermeulen réussirait le sien. Il jouait rarement. Il ne semblait pas vraiment concerné. C’était le seul qui était un peu en dehors de l’effectif. Alors, quand je l’ai vu se diriger avec son allure bizarre vers le point de penalty, je me suis dit : ‘‘Il va le rater.’’ Il marque! Incroyable".

La lumière est restée sur ce défenseur qui traversa deux saisons comme une ombre. Son surnom : Arjan Théralène. Bonne nuit les petits.

Pas rude, Kaiser

Ne pas confondre Kaiser et Keizer. Les deux hommes ont trois points communs. Ils sont nés à Amsterdam, ils ont été formés à l’Ajax et ils jouaient ailiers gauche. La comparaison s’arrête là. Comme quoi, une lettre peut faire toute la différence.

Piet Keizer est une légende qui a brillé avec le grand Ajax des sixties et seventies. Ruud Kaiser, lui, est un attaquant moyen qui a évolué au sein d’un mini Nice alors en D2 (1982-84). Auteur de 8 buts en 43 matchs, il avait un bon pied pour une petite pointure et son moteur toussotait.

Bruins sans bruit

Luigi qui ? Bruins. Le milieu de terrain n’a pas fait de bruit sous le maillot rouge et noir. Arrivé sur la pointe des pieds, il repartira sans claquer la porte.

 

Il disputera 27 matchs sous l’ère Puel (2012-2014). C’est le seul Hollandais avec un prénom italien et un nom belge.

Regtop flop

Hendrik Jan "Erik" Regtop. Les Niçois ont tout juste le temps d’apprendre son nom qu’il est déjà reparti. 13 clubs en 13 ans. Le garçon ne s’attarde nulle part. Peut-être pour ne pas payer l’addition. Il fait 8 matchs (97-98) au milieu. De quoi ?

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