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Sidibé (ASM): "Nice est devant nous mais le championnat est encore long..."

Mis à jour le 02/12/2016 à 05:08 Publié le 02/12/2016 à 05:08
Djibril Sidibé, le latéral galopant de l'AS Monaco.

Djibril Sidibé, le latéral galopant de l'AS Monaco. Cyril Dodergny

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Sidibé (ASM): "Nice est devant nous mais le championnat est encore long..."

Enfin installé sur le côté droit de la défense, Djibril Sidibé a digéré le résultat de Dijon (1-1) et se projette déjà sur la venue de Bastia, demain. « Le championnat est encore long », lâche-t-il

La semaine dernière, lorsqu'on avait eu au téléphone Jean-Marc Furlan, il ne savait plus comment évoquer Djibril Sidibé, qu'il avait lancé en professionnel, sans que des mots d'amour sortent de sa bouche: "Vous saluerez bien chaleureusement, Djibril". Voilà, c'est fait. Même si nous n'avons pas encore eu la chance d'obtenir un tête-à-tête avec l'intéressé, l'ancien Lillois est ce qu'on appelle un "bon client". Voix posée, éloquence parfaite, souriant, propos précis et étayés, bref, un bon moment en conférence de presse pourtant propice, par définition, à l'ennui. En réalité, face aux micros, le numéro 19 est à l'opposé de ce qu'il montre sur le terrain. En match, Sidibé est partout, avale les kilomètres, propose, déborde, crochète, centre, tacle, presse, encore et encore. Là, face à la presse, le garçon est calme, détendu, relax, paisible et maître de ses mots. A Dijon, il est à l'origine du premier but mais se retrouve dans l'action de l'égalisation. Un match nul (1-1) qu'il considère comme une "défaite", preuve que le garçon est devenu exigeant et ambitieux.

Djibril, vous avez fait une mauvaise opération à Dijon...
Niveau comptable, on a perdu des points, d’autant que dans le même temps, nos concurrents avancent mais le championnat est encore long. A Dijon, il y avait de la déception. Des paramètres nous ont posé beaucoup de problèmes : l’adversaire déjà, la fatigue, le froid. C’était un match important mais il reste la rencontre contre Bastia pour oublier cette défaite, en quelque sorte, même si on a quand même pris un point.

Vous avez regardé les prestations de Nice à Guingamp et de Paris contre Angers ?
Oui, j’ai regardé un peu les deux. Comme nous, ils ont des effectifs assez larges, ils jouent les matches à fond et avancent. Pour l’instant ils sont devant nous mais, je le redis, le championnat est encore long. On a nos arguments. A nous de faire le nécessaire pour aller le plus haut possible.

A la vitesse où va le trio de tête, un match nul est synonyme d’une défaite ?
Pas forcément, mais par rapport à nos objectifs c’est un coup d’arrêt. On avait comme ambition de poursuivre notre série, de mettre la pression sur Nice et Paris qui jouaient le lendemain. Il faisait vraiment froid, Dijon a été très agressif, bien regroupé, on a eu du mal à mettre du rythme et de l’intensité. A la fin, on n’est jamais à l’abri d’un but et c’est ce qui est arrivé...

Les commentaires sur Monaco étaient très élogieux dernièrement. Ce nul est-il un mal pour un bien ?
On essaie de faire abstraction de tout ce qu’il se dit sur nous. On était sur une bonne dynamique mais il faut rester concentrer sur le terrain, et continuer de s’éclater.On vit bien, le groupe vit bien, on est encore en haut du classement.Je ne pense que l’on a perdu nos ambitions et notre jeu sur ce match, c’est une bonne piqûre de rappel, oui.

Sentez-vous le groupe fatigué par l’accumulation des matches ?Ou victime d’un petit relâchement ?
Du relâchement, non.De la fatigue, peut-être.Après ce sont le coach et le staff technique qui gèrent le groupe mais il ne faut pas se cacher derrière la fatigue pour expliquer le résultat de Dijon. Ce n’est qu’un match et ne pas oublier tout ce qui a été fait avant. On va vite se reprendre contre Bastia.

Bastia, justement, est une équipe en difficulté en ce moment...
Chaque match a son histoire mais c’est vrai que c’est une équipe à notre portée. A nous de faire le nécessaire pour emballer le match d’entrée et montrer à nos adversaires que l’on est intraitable à domicile.

En début de saison, avec les blessures de Benjamin Mendy, vous dépanniez à gauche.Là, c’est Andrea Raggi qui a joué à gauche.C’est une bonne chose pour vous d’être enfin fixé à votre poste ?
Je suis service de l’équipe mais c’est toujours bien de se stabiliser sur un côté.J’ai mes repères à droite, et par rapport à mes coéquipiers, c’est toujours mieux d’enchaîner au même poste pour répéter les schémas tactiques. Avec les matches, cela crée du lien avec Bernardo et Fabinho. Fabinho a été latéral donc forcément il sait comment couvrir mes montées.L’important, c’est de garder un équilibre en cas de pertes de balle.

En parlant d’équilibre, contre Tottenham vous marquez dans la surface sur un centre de Benjamin Mendy, votre penchant à gauche.Ce n’est pas commun...
Le coach veut surtout garder un bloc équilibré.En général, il préfère qu’un latéral monte pendant que l’autre reste en retrait.Sur ce match, on avait tous la volonté d’aller de l’avant, de marquer des buts. Il y a toujours cette fougue mais on apprend avec les matches.Surtout que Fabinho ou Bakayoko couvrent souvent nos arrières.

Comment jugez-vous votre début de saison?
Plutôt bon, même s’il reste des choses à améliorer. Je me suis vite adapté à cette équipe, c’est toujours facile avec des joueurs de qualité. J’avance étape par étape.

En septembre, Didier Deschamps avait souligné votre timidité offensive en sélection. En avez-vous tenu compte dans votre jeu ?
Entre la sélection et le club,ce n’est pas la même chose.La pression et le niveau sont beaucoup plus élevés en sélection.Même les exigences sont plus élevées.En Ligue 1, je commence à avoir de la bouteille mais j’ai pris en compte les remarques du sélectionneur pour m’améliorer. En premier lieu, je dois surtout bien défendre même si un latéral moderne doit être présent sur toute la longueur de son couloir. Il faut trouver un juste milieu, surtout quand mon milieu excentré rentre beaucoup.Au final, je multiplie les courses.

Quand vous faites des appels, vous avez l’assurance d’être servi ?
A 90%, oui. Donc on joue toutes les courses à fond même s’il faut que je varie mes appels : en profondeur, à l’intérieur.

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