“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Sa carrière à l'AS Monaco, la Ligue 2, la Ligue des Champions... Danijel Subasic se confie avant son départ

Mis à jour le 10/06/2020 à 13:03 Publié le 10/06/2020 à 10:55
Subasic, dernier rempart de l’ASM

Subasic, dernier rempart de l’ASM Photo Cyril Dodergny

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Sa carrière à l'AS Monaco, la Ligue 2, la Ligue des Champions... Danijel Subasic se confie avant son départ

Arrivé en 2012 Danijel Subasic a tout connu avec l’ASM qui a décidé de ne pas le prolonger.

"Bien sûr que je vais revenir, j’ai mon appartement à Monaco, mais après le 30 juin, c’est fini avec le club et je devrai récupérer mes affaires". Il était le dernier de ceux qu’on surnommait Les 4 Fantastiques.

Dirar, Germain, Raggi et Subasic ont tous porté le maillot de l’ASM en Ligue 2 avant d’écrire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire du club. Arrivé en 2012, l’aventure de Subasic, près de 300 matches avec Monaco, va s’arrêter à la fin du mois. "Mais je vais continuer de jouer au foot", assure-t-il. Ailleurs. Loin des yeux peut-être, mais l’écusson ASM près du cœur. 

Quels souvenirs gardez-vous en tête ?
Quand j’arrive à Monaco en L2 et qu’on fait remonter le club tout en haut, le titre en 2017. Faire partie aussi des 4 meilleurs clubs d’Europe en disputant les demi-finales cette année-là. C’est un truc incroyable. Je pars avec beaucoup de souvenirs car tout a été extraordinaire. Je suis rentré par la petite porte et je sors par la grande. Il y a eu des choses négatives mais ça passera avec le temps, je m’en fous. Je suis heureux d’avoir participé à l’histoire du club.

Votre arrivée à Monaco?
Je jouais depuis 3 ans et demi à Split et je voulais partir. J’avais des contacts, notamment en Allemagne. Mais j’aurais pu ne jamais venir à Monaco car au départ, le directeur sportif de l’époque, Smolentsev, voulait recruter Pletikosa qui était international. Mais il ne voulait pas signer en Ligue 2 et finalement c’est pour ça que le club s’est penché sur moi.

La Ligue 2 ça ne vous posait pas de problème?
Non, j’avais vraiment fait  le tour.Je voulais partir pour franchir des étapes. Et petit à petit on a fait des choses énormes. Mais je n’ai fait que travailler.Tout le temps. La Turbie, la maison, le Louis-II, La Turbie et rien d’autre. J’ai progressé dans tous les domaines, car je savais qu’une fois en Ligue 1, rien ne serait simple.

Vous signiez dans un projet avec beaucoup d’argent...
Mais je n’ai jamais joué pour ça. Moi, je jouais pour gagner des choses et grandir. Quand je suis arrivé, OK on était en Ligue 2, mais tu vois que c’est un grand club. Petit à petit on a monté le club au sommet.Il ne faut pas oublier toutes les personnes qui ont contribué à ça. On était là en quarts de finale de Ligue des champions, en demies etc. Tout ça reste. Je garde un grand souvenir de tout le monde. Marco Simone m’a donné l’opportunité de jouer, puis Ranieri. J’ai toujours défendu ma place. Je me souviens de ce que Ranieri m’avait dit : “Suba, continue de jouer comme ça et je m’en fous de l’autre gardien”. Il m’a donné la confiance que j’avais besoin et je pense l’avoir rendue au club.

Vous avez toujours eu des doublures de classe internationale. Pas un cadeau...
Quand Romero, Stekelenburg, De Sanctis étaient là, ça a toujours été une source de motivation pour moi. J’en donnais encore plus. C’est aussi simple que ça.

Quand vous avez vu débarquer Falcao, Moutinho, James etc. Le club a pris une autre dimension. Comment l’avez-vous vécu?
ça change. Mais tu sais, j’étais déjà en sélection et j’ai joué aux côtés de top joueurs. Si tu es intelligent, tu transformes ça en force. Je parlais beaucoup avec tout le monde, mais le plus important était de rester toujours concentré.

L’année du titre, vous sentiez-vous capable de faire tout ça dès le début?
On sait qu’on a un bon groupe dès le début. Qu’on peut viser le podium oui, mais de là à dire qu’on savait tous ce qu’on allait faire cette année-là, non. La saison avait débuté tôt par les tours préliminaires de Ligue des champions. Mais petit à petit, la machine a bien tourné. On avait 17 ou 18 joueurs dans le groupe capables d’être titulaires. Dès qu’un remplaçant entrait, il apportait quelque chose. Il y avait des matches où après 20 ou 30 minutes, il y avait déjà 2 ou 3-0.

De la cage, vous sentiez la puissance de l’équipe?
Parfois on dormait un peu en début de match (rires).L’adversaire pouvait avoir une occasion et s’il ne marquait pas, je savais qu’ensuite ça allait se débloquer pour nous. C’est ça la puissance. C’était énorme.Tu sentais qu’il ne pouvait rien arriver. Je savais qu’il y avait juste deux ou trois occasions contre nous à bien gérer. C’est le plus dur quand tu es gardien. Pendant 1h tu n’as rien à faire et là d’un coup, le mec arrive en face-à-face ou décoche une frappe dans la lucarne. ça demande beaucoup de concentration. Quand tu sortais de ce genre de match, nerveusement, tu ressentais beaucoup de fatigue.

La Ligue des champions...
Tout a été fantastique. Il n’y a rien à dire. Oui, le contrat est expiré mais je suis content de ce que j’ai fait au club. Je repars la tête haute. Dans le foot, j’ai beaucoup d’amis, mais là où je suis le plus content c’est lorsque tu reçois des messages des employés du club. ça compte. Je sentais qu’ils voulaient que je reste encore au club. Ces personnes comptent beaucoup pour nous, parce qu’ils nous accompagnent au quotidien. Je les remercie. Ils m’ont tous aidé et soutenu.

La fidélité, c’est quelque chose d’important. Vous n’aviez pas hésité à monter au créneau pour conserver André Amitrano, entraîneur des gardiens?
J’ai prolongé en 2015 et deux mois après, le club voulait dégager Dédé. J’ai alors appelé Vadim (Vasilyev, vice-président directeur général) et je lui ai demandé pourquoi il me prolongeait si c’était pour changer l’entraîneur des gardiens avec qui je travaille bien. On faisait du bon boulot. Il y avait une ambiance familiale. On a terminé plusieurs fois sur le podium et j’ai eu des opportunités de partir. Mais c’était hors de question. J’ai dit à Vadim de faire attention sur ce point. Qu’il n’y avait pas de raison de changer. Sur ce coup Vadim m’a écouté, après moins... (rires).

Le club n’a jamais hésité à constamment renouveler son effectif...
Je pense que c’est devenu un problème. Tous les six mois, ça bouge, les directeurs sportifs, les joueurs. Il y a des gens qui sont arrivés qui ne savent même pas depuis combien de temps je porte le maillot de l’ASM. C’est comme ça... On a été au top et on a fait gagner beaucoup au club sur les transferts et sur le sportif. Certains ont tendance à l’oublier.

Le duo Glik - Jemerson par exemple fonctionnait moins bien.Il fallait changer?
Franchement, il ne faut rien comprendre au foot pour ne pas voir le vrai problème: devant eux, le club a vendu Fabinho, Bakayoko et Moutinho. C’était un mur! Des tonnes de ballons récupérés, Fabinho - Bakayoko c’était deux machines.

Vous êtes le dernier des ‘‘4 fantastiques’’ et une page se tourne avec votre départ...
Déjà quand Valère Germain et Nabil Dirar sont partis après le titre de 2017 j’ai dit que ce n’était pas bien. J’ai dit aussi àAndrea (Raggi) que les ‘‘4 fantastiques’’, c’était terminé et qu’on allait dégager petit à petit. C’est dommage. mais ça n’enlève rien à l’amour que j’ai pour le club. Je trouve juste dommage que tu laisses partir un Germain à l’OM ou Nabil (Dirar) alors qu’ils ne demandaient rien d’extraordinaire. Je ne voulais pas forcément parler de ça, mais c’est important de comprendre que parfois, il faut savoir récompenser un joueur qui a fait beaucoup pour l’histoire du club. Plusieurs clubs sont venus se renseigner sur moi. Je leur ai toujours dit que j’attendais de savoir ce qu’allait faire Monaco. Qu’on discuterait seulement si l’ASM ne me prolongeait pas.

Vous jouiez moins...
J’ai été blessé. Première fois au club que j’ai eu une aussi longue blessure. Deuxième gardien ou pas, je suis toujours là pour le club. Mais bon, je respecte les choix qui ont été faits. Mais nous étions où au classement ces deux dernières saisons? On a beaucoup perdu sur le plan sportif alors que c’est le plus important. Il ne faut pas croire, les joueurs sont sensibles au projet.Il faut sentir une ligne directrice. Un objectif. Il faut des cadres, des joueurs de vestiaires. J’espère que le club s’en rendra compte.

Palmarès

- Nombre de matches à l’ASM: 292
- Champion L2 (2013), L1 (2017), quart de finaliste et demi-finaliste la Ligue des champions.Finaliste de la Coupe du monde.
- Meilleur gardien de L1 2017 (UNFP).


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.