Reconverti en restaurateur à succès, l'ancien footballeur monégasque Grégory Campi rêve de retrouver le banc de touche

Ancien footballeur professionnel, Grégory Campi s’est reconverti dans la restauration. Une affaire qui marche depuis 15 ans, même si le terrain manque au Monégasque. Portrait.

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Yannis Dakik Publié le 08/11/2022 à 13:30, mis à jour le 08/11/2022 à 10:46
Grégory Campi, devant son restaurant Alden’T, rue de la Lüjerneta. Photo Jean-François Ottonello

Ne vous méprenez pas. Son amour, sa passion, c’est le football. Passé par Lille, Rouen ou encore Bari en Italie, Grégory Campi a ouvert son restaurant en 2008, à Fontvieille. Et si sa reconversion en dehors des terrains a plus que fonctionné, le Monégasque de 46 ans compte bien retrouver le chemin du rectangle vert. Mais cette fois sur le banc de touche.

D’abord formé à Monaco, Grégory Campi a fait ses classes à 15 ans à Rouen, avant de rebondir à Ajaccio: "J’ai quitté le pays, ce qui m’a fait le plus grand bien à cet âge." C’est là que le périple a débuté. L’ex-milieu offensif a connu huit clubs en dix ans de carrière. Lille, puis à nouveau Rouen, avant de découvrir une toute nouvelle culture à Bari, dans le sud de l’Italie. "C’est là qu’a démarré ma carrière de haut niveau puisqu’on évoluait en Serie A [la première division en Italie, NDLR]."

En 2000, changement de cadre avec l’Impact de Montréal avant de retourner à Lille pour une saison. Il a déménagé à quelques kilomètres de là en Belgique, à La Louvetière, pour terminer sa carrière juste à côté de la Principauté de son cœur: San Remo.

Le spectre de la retraite

Vient ensuite la retraite, cette échéance tant redoutée chez de nombreux sportifs de haut niveau. "J’ai eu la chance d’être marié très tôt, d’être papa très tôt et donc d’être bien entouré. Mais malgré tout, la question de ce qui allait se passer après m’a trotté dans la tête toute ma carrière." Mais lui n’a pas vraiment eu le temps de gamberger. L’idée de monter sa propre affaire a commencé à germer lorsqu’il évoluait encore à San Remo, en 2007. "Le fait d’avoir basculé tout de suite de sportif de haut niveau - où j’avais connu que ça - à ce projet, m’a permis de ne pas avoir cette petite mort."

Des cours de comptabilité et de langues plus tard, le restaurant Alden’T (le T fait référence à ses enfants Tiago et Théo), a ouvert en 2008. "Dès le premier jour, ça a été un succès fou et ça n’a jamais faibli depuis 15 ans. J’ai découvert une aventure avec la clientèle, certains clients sont devenus des amis. On voulait vraiment cette convivialité. Inconsciemment, je pense que j’ai voulu retranscrire ici ce que j’ai connu en Italie: la bonne bouffe et la convivialité."

"Quand je me lève, il me manque quelque chose"

Si son projet se passe comme prévu - en juin, l’ancien footballeur professionnel a ouvert sa première franchise à Beausoleil, tenue par sa sœur - un retour au football est dans les tuyaux. Car l’appel du ballon rond est trop fort.

Quand l’AS Monaco a fait appel à lui pour s’occuper de l’équipe réserve en 2009, Grégory Campi ne pouvait pas refuser. Pendant neuf ans, il a dû jongler entre son restaurant et le banc d’entraîneur. "On avait entraînement 3 à 4 fois par semaine. La journée je travaillais au restaurant et le soir et les week-ends j’étais entraîneur. C’était faisable parce que c’était du foot amateur."

En 2018, une autre offre est arrivée sur la table, celle du semi-pro avec Villefranche Saint-Jean Beaulieu. Pour passer ses diplômes - indispensables pour le niveau semi-professionnel - Grégory Campi a mis son restaurant en gérance, entre les mains de ses employés. "Ça m’a permis d’être serein sur ce que je faisais à côté."

Début 2022, l’aventure chez le voisin Villefranche Saint-Jean Beaulieu s’est arrêtée. Désormais, l’objectif est d’intégrer le staff d’un entraîneur de très haut niveau. "Tout se passe bien avec Alden’T, mais quand je me lève le matin il manque quelque chose [...] J’aimerais retrouver ce que j’ai pu connaître en tant que footballeur mais en étant entraîneur. Je veux le monde professionnel."

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