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"On n’avait pas écarté l'option d'opérer": le champion du monde Djibril Sidibé se confie sur sa blessure au genou

Mis à jour le 13/09/2018 à 20:06 Publié le 13/09/2018 à 20:06
Sidibé a disputé 30 minutes en L1 cette saison.

Sidibé a disputé 30 minutes en L1 cette saison. Photo Jean-François Ottonello

"On n’avait pas écarté l'option d'opérer": le champion du monde Djibril Sidibé se confie sur sa blessure au genou

Le champion du monde Djibril Sidibé devrait signer son grand retour en tant que titulaire samedi 15 septembre à Toulouse. En délicatesse avec son genou ces derniers mois, Sidibé est conscient d’être très attendu. Le latéral droit de 26 ans, qui ne pensait pas forcément porter le maillot de Monaco cette saison, s’est confié en toute sincérité en conférence de presse sur ses ambitions personnelles. Et collectives...

Tout d’abord, comment allez-vous? Beaucoup s’interrogent sur la santé de votre genou...
"Je vous rassure, tout va bien. Je prends du plaisir avec mes coéquipiers. Il fallait un peu de temps pour se remettre dedans après le Mondial. Émotionnellement, c’était très fort. Je voulais jouer, mais j’ai connu des mésaventures au niveau de ma santé. Je suis un compétiteur et quelque part j’ai réussi mon pari de revenir et d’y être. Aujourd’hui, tout va bien. J’ai travaillé de mon côté en privé, et suivi en plus le protocole de l’AS Monaco. Je me sens mieux et je peux prétendre à une place de titulaire. Je fais abstraction de ce qu’il se dit. Ma réponse sera sur le terrain. Quand ils verront que je suis performant, ça va s’arrêter. Mais oui, il s’est passé beaucoup de choses, avec notamment le mercato."

Le coach vous sent plus en forme que lors des semaines précédentes. Êtes-vous d’accord avec ce sentiment?
"Oui et non. Je me donne toujours à fond... Mais après, c’est vrai que je suis sorti de ce Mondial heureux et frustré. Je suis aussi l’un des seuls rescapés de l’épopée du titre... il y a eu des discussions avec le club (pour son transfert), mais bon... Je devais digérer tout ça pour me remettre au travail. Comme la majorité des joueurs qui ont disputé le Mondial. Mais je monte en puissance."

Avez-vous eu à un moment la tentation de vous faire opérer?
"Oui. J’ai discuté avec plusieurs spécialistes. On n’avait pas écarté cette option. Nous avons bien analysé la chose et on a choisi de faire un bon renforcement musculaire et de revenir enchaîner les matches. De voir un peu comment mon genou allait réagir, et choisir finalement si oui ou non il fallait opérer. Il n’y avait pas d’urgence. Aujourd’hui, je suis un protocole de prévention que je négligeais avant. On m’a conseillé de faire plus qu’avant en prévention. Je n’ai pas de douleur spécifique. J’ai de bonnes sensations."

C’est dur d’assister aux départs de certains coéquipiers durant le mercato, et devoir rester?
"“Dur”, c’est exagéré comme mot. Mais c’est vrai qu’on aimerait toujours franchir un palier, voir un autre championnat. Après, comme je le répète, ma plus grande satisfaction c’est de jouer au foot et de prendre du plaisir. Je suis sous contrat avec Monaco... mais oui, j’avais l’ambition d’aller voir ailleurs. J’avais mes plans, mais je dois accepter le destin. Ma blessure est venue contrecarrer tout ça. Aujourd’hui, je suis prêt à m’investir à fond, mais c’est différent et il faut s’adapter."

Le club a expliqué qu’il n’y avait pas eu d’offre. C’est vrai?
"Je ne vais pas entrer dans les détails, mais oui, il y a eu des discussions. Après, je ne sais pas si c’était concret ou pas."

Votre blessure et le fait de figurer sur le banc lors de la Coupe du Monde ont-ils influencé les clubs qui souhaitaient vous recruter?
"C’est ce que je me dis. Après, je ne sais pas comment les clubs réfléchissent quand ils décident de recruter un joueur. Regardent-ils le potentiel? L’état de forme? L’aspect financier? Je ne peux pas parler pour eux. Mais clairement, un joueur en bonne santé, qui joue un Mondial et qui est performant, c’est plus rassurant."

Pensez-vous partir en janvier?
"Le mercato vous savez ce que c’est: tout est ouvert. Mais mon objectif est de jouer et d’atteindre un très bon niveau. Je ne pars pas avec l’idée en tête de partir, ou de jouer pour partir. Je veux prendre du plaisir, et si une bonne opportunité se présente, que le club est ok, et qu’on me dit que le bon de sortie est là... on discutera. Mais je veux me concentrer sur les objectifs avec Monaco. On n’est pas loin de la zone rouge donc il faut vite remonter en haut du tableau. Il est encore trop tôt pour se fixer des objectifs. Il faut prendre confiance, engranger un maximum de victoires. Dans dix journées on y verra plus clair sur la saison."

Avez-vous conscience du rôle importantissime que vous avez cette saison pour guider un groupe très jeune?
"Oui, c’est de notre responsabilité clairement. En tant qu’ancien, on doit montrer l’exemple. Mais le club est aussi responsable et doit assumer le choix des joueurs. Il y a beaucoup de talent, oui. Mais ça manque d’expérience à mes yeux. Nacer Chadli va nous faire du bien, Rony (Lopes) qui est blessé va nous manquer en revanche. La première étape, c’est Toulouse. Après on se mettra en mode Ligue des champions (mardi, Monaco -Atlético Madrid)."

Comment avez-vous vécu l’arrivée durant le mercato de Benjamin Henrichs qui évolue au même poste que vous?
"C’est la politique du club: recruter des jeunes joueurs talentueux pour faire une plus-value et apporter de la qualité à l’équipe. Le coach dispose de ces talents. Certains manquent encore de maturité dans le jeu et doivent engranger de l’expérience et de la confiance. Mais il peut jouer à gauche, dans l’axe aussi. J’apprends à le connaître. Et si le coach décide de nous aligner ensemble ou s’il passe devant moi, ça voudra dire qu’il le mérite tout simplement."

L’émergence à votre poste de Benjamin Pavard en équipe de France?
"C’est frustrant mais je suis content pour lui. Je l’ai connu à Lille. Il a beaucoup de qualité, il est jeune et sûr de lui. Mon petit souci lors du dernier match de préparation contre les USA a fait qu’il a été préféré par le coach. Ce n’était pas des choix simples à faire, comme Lemar qui jouait avant et pas pendant le Mondial. On aimerait tous jouer, c’est frustrant, mais c’est ça aussi se mettre au service du collectif. Notre victoire est collective. A nous de montrer en club au sélectionneur qu’on est toujours présent."

Au final, la Coupe du Monde, c’est du plaisir ou de la frustration?
"Sur un plan personnel, c’est frustrant. Au niveau des émotions, c’est magnifique. Le regard des gens change, alors on essaye de rester soi-même. Voir tout cet engouement derrière cette équipe, c’est formidable. Se dire qu’on a réalisé un rêve d’enfant, franchement, il n’y a pas de mot. Voir ses proches, les gens pleurer de joie etc. J’en redemande."

Quel Sidibé va-t-on voir à Toulouse?
"Quand je joue, c’est pour gagner... mais il peut se passer beaucoup de choses. Je souhaite juste faire un gros match et être à 100%."


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