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Olivier Boscagli: "On a fait quelque chose de grand!"

Mis à jour le 29/07/2016 à 05:09 Publié le 29/07/2016 à 05:09
Vainqueurs de l'Italie (4-0), Olivier Boscagli (en arrière-plan) et les Bleuets ont effacé 25 ans de disette française dans cette catégorie d'âge.

Vainqueurs de l'Italie (4-0), Olivier Boscagli (en arrière-plan) et les Bleuets ont effacé 25 ans de disette française dans cette catégorie d'âge. Photo Max/PPP et Sébastien Botella

Olivier Boscagli: "On a fait quelque chose de grand!"

Sacré champion d'Europe U19 avec l'équipe de France de football, dimanche en Allemagne, le défenseur de l'OGC Nice formé au FC Beausoleil confie sa fierté et ses ambitions futures

Formé au FC Beausoleil, puis pensionnaire du centre de formation de l'OGC Nice, le défenseur Olivier Boscagli est champion d'Europe U19 depuis dimanche soir. De retour dès lundi après-midi aux Moneghetti, chez lui, il a confié sa joie mais aussi ses ambitions avec les Bleuets et les Aiglons. « On est champion d'Europe mais il y a la coupe du monde qui va arriver vite, donc il faut se reconcentrer sur nos clubs. »

Après avoir disputé ses premières minutes en Ligue 1 sous les ordres de Claude Puel à 17 ans (en 2015 à Lorient), le gaucher rêve désormais de décrocher un contrat professionnel dans l'effectif de Lucien Favre. Témoins de son ascension, ses premiers entraîneurs à Beausoleil y croient et témoignent d'un gamin passionné, bosseur, chambreur et élégant (lire ci-dessous).

Comment s’est passé l’après-match dimanche?
On a soulevé la coupe et on est resté sur le terrain 20 à 30 minutes pour profiter et faire des photos.Après on a fêté ça dans le vestiaire, on a mis un coach et un cameraman de L’Equipe à l’eau dans la piscine! Toutes les familles se sont réunies pour un repas à l’hôtel et le coach a fait un discours pour nous remercier.

A quel moment réalise-t-on qu’on est champion d’Europe?
Sur le coup on est vachement content, on sait qu’on est champion d’Europe mais on n’y pense pas vraiment. Après, quand on voit tous les messages de la famille et des amis, là on se rend vraiment compte.

Avec un sentiment de fierté?
On a fait quelque chose de grand! La dernière génération à avoir gagné c’était en 1991, ça remonte à pas mal d’années.On a eu les félicitations de tout le monde, du président de la Fédération (Noël Le Graët), du staff, et de joueurs comme Griezmann et Cabaye sur Twitter.

Y compris en finale, vous avez souvent donné l’impression de survoler la compétition…
Non, on n’a pas survolé. Contre les Pays-Bas on en a mis 5 et contre l’Italie 4, mais c’est parce qu’on a fait du beau jeu, qu’on a bien défendu, et ça a payé. On n’était pas au dessus sur le papier. Si on regarde bien, c’était tous des bons joueurs dans leurs clubs. Il n’y a pas eu de match facile.

Mais votre collectif semblait mieux rodé…
Oui, ça fait deux ans qu’on est ensemble maintenant.Il y a même des joueurs qui jouent ensemble en club. Et on se voit beaucoup en dehors, on est vraiment amis.C’est presque une famille et je pense que c’est ça qui fait notre force.

Un esprit non sans rappeler celui de l’équipe de France A…
Oui, il y a énormément de fierté. On avait tous l’envie de bien faire et de représenter notre pays et aussi nos clubs indirectement. Tout le monde était soudé, que ce soit le staff, les titulaires ou les remplaçants. J’étais sur le banc pour la finale mais je l’ai vécu comme si j’étais sur le terrain.

Comment as-tu vécu ton temps de jeu?
J’ai joué le premier match et la demi-finale, après le coach fait ses choix.Du moment que je jouais, je donnais le meilleur. De toute façon, on jouait vraiment à 18.On se motivait entre nous.

Tu as fait partie de toutes les catégories de jeunes.Sens-tu l’exigence grimper?
En fait l’exigence est de partout, des U16 au A. C’est la régularité qu’il faut maintenant. Souvent dans les jeunes catégories il y a des erreurs parce que c’est nouveau de jouer avec des autres joueurs et qu’il y a moins d’automatismes. Le but de ces sélections, c’est vraiment qu’on arrive à jouer avec des joueurs qu’on ne fréquente pas à l’année.
Tu n’es pas encore pro, as-tu conscience d’être à un moment charnière de ta carrière ?Pour l’instant je suis jeune et il va falloir que je prenne tout le temps de jeu qu’on me donne. Si le coach me donne ma chance, j’essayerai de la prendre à 100 %!

Quelles sont tes ambitions cette saison?
Faire le plus de matchs possibles en Ligue 1, le plus de minutes.Faire du mieux possible.

Avec l’opportunité d’évoluer dans un bon cadre à Nice?
Oui!J’ai eu la chance d’y avoir été formé très jeune et Nice est vraiment un club où, on l’a vu l’année dernière, il y a beaucoup de jeunes qui sont lancés.

Avec une philosophie de jeu à tous les étages?
Je suis arrivé en 17 ans et depuis c’est toujours la même philosophie, les mêmes plans de jeu que les coachs appliquent dans chaque catégorie.C’est ça qui fait qu’on n’est pas dépaysé quand on monte de catégorie.C’est juste les personnes qui changent.

Un mot sur Beausoleil,ton premier club?
J’ai été plusieurs fois voir l’entraînement des jeunes et puis j’ai encore des amis qui jouent là-bas.C’est là où tout a commencé donc ça fait toujours plaisir d’y retourner.

 Lancé dans le grand bain de la Ligue 1 par Claude Puel, l'Aiglon espère désormais gagner en expérience avec Lucien Favre.
Lancé dans le grand bain de la Ligue 1 par Claude Puel, l'Aiglon espère désormais gagner en expérience avec Lucien Favre. Photo Max/PPP et Sébastien Botella

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