“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

Offensif face à l'enquête qui le vise en Suisse, le président de la Fifa vante son plan Covid

Mis à jour le 18/09/2020 à 20:47 Publié le 18/09/2020 à 20:47
Gianni Infantino et Michel Platini à Nice, en 2016.

Gianni Infantino et Michel Platini à Nice, en 2016. Photo archives Franck Fernandes

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Offensif face à l'enquête qui le vise en Suisse, le président de la Fifa vante son plan Covid

Offensif face à l'enquête qui le vise en Suisse, le président de la Fifa Gianni Infantino s'est présenté vendredi 18 septembre en héraut de la lutte anti-corruption dans le football, vantant les efforts déployés par l'instance face à la pandémie.

"Nous avons l'argent, puisque dans cette nouvelle Fifa, l'argent ne disparaît plus. Il est réinvesti, il va dans le football pour aider le football", a-t-il attaqué en ouverture du 70e Congrès, tenu par visioconférence avec les délégués des 211 fédérations membres.

Spontanément, l'Italo-Suisse de 50 ans a évoqué la procédure ouverte contre lui le 30 juillet en raison de trois rencontres avec l'ex-procureur général helvétique, sans procès-verbal, sur fond d'enquêtes multiples visant d'anciens responsables de la Fifa.

"Ce sont des rencontres qui voulaient tendre à montrer que la nouvelle Fifa était à mille lieues de l'ancienne", une instance "victime de fonctionnaires corrompus", a lancé Infantino, allusion à l'équipe de son prédécesseur Sepp Blatter, évincé en 2015.

Gianni Infantino est poursuivi dans cette affaire pour "incitation à l'abus d'autorité", à "la violation du secret de fonction" et à l'"entrave à l'action pénale". Mais la justice interne de la Fifa a classé l'affaire mi-août, n'y voyant aucune "violation du code d'éthique".

"Sauvé la Fifa"

"Pourquoi donc ai-je rencontré le procureur général? Parce que c'était mon obligation (...) Je voulais libérer la Fifa des ombres du passé et je veux toujours le faire", a-t-il martelé, après s'être une première fois expliqué en août dans une lettre aux fédérations.

Face à la presse, il a ensuite jugé "absurde" et "inconcevable" d'être mis en cause pour avoir parlé à un magistrat, et a précisé n'avoir reçu aucune convocation pour être entendu.

Le juriste valaisan s'est par ailleurs entretenu mercredi à Washington avec le ministre américain de la Justice, William Barr, alors que les Etats-Unis enquêtent toujours sur plusieurs dirigeants sud-américains du football et responsables marketing pour "racket" ou corruption.

Infantino voulait remercier la justice américaine d'avoir "sauvé la Fifa", minée par les scandales qui ont entraîné une cascade de procédures judiciaires en Suisse, aux Etats-Unis et en France depuis 2015, a-t-il insisté.

"Plus jamais nous n'aurons de corruption dans le football (...) Nous l'avons exclue et nous ne la laisserons pas revenir", a promis M. Infantino, estimant avoir restauré l'intégrité de l'instance en réformant ses procédures et limitant les mandats de ses membres.

1,5 milliard de dollars d'aides

Gianni Infantino a mis en avant le plan de relance Covid annoncé en juin et entériné jeudi soir par l'exécutif de la Fifa, doté de 1,5 milliard de dollars de subventions et prêts pour aider les fédérations à surmonter l'impact de la pandémie.

Pour l'instance du football, le coup de pouce budgétaire ne représente que 328,5 millions de dollars, puisés dans ses énormes réserves de 2,74 milliards de dollars. Le reste sera pris dans le programme de développement "Forward", déjà doté de 1,7 milliard de dollars sur quatre ans.

Chargé de piloter la distribution de ces fonds, le gouverneur de la Banque de Finlande Olli Rehn expliquait mercredi qu'environ "150" des 211 fédérations s'étaient déjà manifestées: elles peuvent demander jusqu'à 1,5 million de dollars de subventions chacune, dont 500.000 pour le football féminin.

La Thaïlande a déjà utilisé cette aide pour "redémarrer son championnat national avec des tests Covid et l'introduction de la VAR", tandis qu'en Uruguay, l'objectif est de "réembaucher les salariés" que la fédération avait dû licencier, selon M. Rehn.

La pandémie pourrait coûter "14 milliards de dollars" à l'économie du football, avait estimé le Finlandais.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.