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Vaincre la fatalité

Mis à jour le 01/12/2019 à 10:26 Publié le 01/12/2019 à 10:26
Leonardo Jardim a l’occasion de renouer avec la victoire face au PSG, comme en août 2016, date de la dernière victoire monégasque face aux Parisiens.

Leonardo Jardim a l’occasion de renouer avec la victoire face au PSG, comme en août 2016, date de la dernière victoire monégasque face aux Parisiens. Jean-François Ottonello

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Vaincre la fatalité

Alors que Leonardo Jardim estime le PSG « favori » du match, l’AS Monaco peut mettre fin à la série négative qui la lie au PSG depuis sa dernière victoire en 2016 : 9 défaites de rang

Il y a peu, Monaco était encore la bête noire du PSG (8 victoires, 15 nuls... et 25 défaites au Louis-II). Un postulat qui tire sévèrement la tronche depuis la dernière victoire princière sur le PSG. C’était en août 2016 et un succès 3-1 au Louis-II qui avait précipité le départ de David Luiz vers Chelsea du côté de la capitale et installé dans le même temps une dynamique exceptionnelle sur le Rocher qui allait emmener la bande à Jardim jusqu’au titre de champion de France.

Depuis, Monaco n’a plus battu le PSG (1 nul, 9 défaites). Pis, les Monégasques restent sur neuf revers de rang, dont quatre finales (deux de coupe de la Ligue et deux Trophées des champions) avec, dans le lot, des gifles mémorables (7-1 au Parc des Princes, 4-0 au Louis-II l’an dernier). ça pique.

Une série négative assez folle quand on se plonge dans le passé récent des deux clubs. Même le PSG de Zlatan Ibrahimovic ne s’était que rarement baladé face à l’ASM entre 2013 et 2016 (1 victoire, 4 nuls, 1 défaite en Ligue 1).

Mais depuis bientôt trois ans, le fatalisme a pris place du côté du Rocher. « Paris domine le football français depuis 7-8 ans, à part l’année où l’on a été champion argumente Jardim. Cette année n’est pas différente des autres. Comment expliquer que Monaco ne concurrence plus le PSG ? Combien de gros joueurs sont sortis de Paris ? Ils ont de plus en plus de joueurs de qualité. C’est pour cela que Paris reste la plus grosse équipe française et une grosse équipe en Europe. Nous, on a un projet différent. Il ne faut pas regarder du côté du PSG, car c’est une autre réalité que la nôtre. »

En deux ans, Monaco a vendu Kylian Mbappé au PSG quand Arthur Zagré a fait le chemin inverse. Difficile de mieux résumer les deux projets.

Mais dans la capitale, on ne regarde pas forcément d’un bon œil l’écart qui s’est creusé avec le club du Rocher. Dans leur quête - difficile - de Ligue des champions, les Parisiens ont besoin d’une Ligue 1 disputée, relevée, pour s’habituer aux matches à haute intensité.

Autrement dit, tordre chaque semaine la concurrence en marchant n’a rien de constructif. En ayant déjà perdu trois matches sur quatorze en championnat cette saison, Paris compte quand même 15 points d’avance sur l’ASM. Malgré tout, le respect existe entre les deux clubs.

Hier, Thomas Tuchel a d’ailleurs pris le temps de mettre en garde ses joueurs, surtout ne pas prendre les Monégasques à la légère en se basant sur leur classement (13e).

« Ils jouent normalement avec deux attaquants et trois au milieu qui sont très forts et très fluides : Bakayoko, Golovine et Silva sont très dangereux. Pour nous c’est vraiment nécessaire de défendre de façon très attentive et très bien pour avoir des occasions. On doit se protéger, jouer dans le camp adverse, ne pas perdre de ballons faciles et toujours rester vigilants car ils ont beaucoup de qualités. Ils sont dans une bonne forme, un bon moment, ils ont gagné beaucoup et ont été solides. Ils ont trouvé une équipe qui a commencé plusieurs fois, donc ce sera un match très difficile » a détaillé le coach allemand.

Conscient qu’après la piètre performance de Madrid, mardi, Paris ne peut pas se permettre de repasser une fois de plus au travers. Monaco est dans le même cas. Une semaine après la défaite de Bordeaux, l’ASM doit faire plus. Sans Islam Slimani, suspendu, Leonardo Jardim a encore des atouts dans sa manche pour faire mal au PSG.

Car Paris ne défend pas très bien quand la tête est ailleurs ou que la rencontre est prise par-dessus la jambe, comme ce fut le cas à Rennes et Dijon, où Paris a chuté logiquement. Même si Leonardo Jardim concède facilement que le PSG est « favori », rien n’est écrit et c’est tant mieux.

Après tout, Monaco a l’ossature d’une équipe de Ligue des Champions : Ben Yedder, Golovin, Gelson Martins, Keita Balde, Bakayoko. Sur le papier, la qualité est là.

Finalement, le sort du match résidera sans doute dans la capacité à bien défendre, le talon d’Achille de l’ASM cette saison. Depuis une semaine, les supporters monégasques ont des sueurs rien qu’à imaginer Neymar et Mbappe attaquer frontalement Jemerson et Glik. ça va trop vite.

Sur la forme du moment, le combat semble déséquilibré mais le football réserve parfois ces moments de grâce où tout fonctionne de manière irrationnelle. La série de neuf défaites de rang n’est pas éternelle et Monaco a le droit de faire tomber le champion de France sur un match sec à domicile. Quelque part, c’est le moment de montrer ce que l’ASM a dans le ventre !

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