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Monaco s'offre une demie

Mis à jour le 04/04/2016 à 05:11 Publié le 04/04/2016 à 05:11
Badiashile suspendu, Emmanuel Mifsud a réalisé un sans-faute pour Monaco réussissant plusieurs sorties décisives.

Badiashile suspendu, Emmanuel Mifsud a réalisé un sans-faute pour Monaco réussissant plusieurs sorties décisives. Photo Michael Alesi

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Monaco s'offre une demie

Avant ce quart de finale de Coupe Gambardella, Frédéric Barilaro, l'entraîneur monégasque, redoutait cette équipe de Caen renforcée du pro Jean-Kévin Makengo.

Avant ce quart de finale de Coupe Gambardella, Frédéric Barilaro, l'entraîneur monégasque, redoutait cette équipe de Caen renforcée du pro Jean-Kévin Makengo.

Mais il s'inquiétait aussi de la maladresse de son équipe face au but, l'une des principales causes de la défaite à domicile contre Nice le week-end dernier (2-3).

Hier, à La Turbie, devant plusieurs centaines de personnes, la leçon avait visiblement été bien retenue. La victoire 3-0, nette et sans bavure hier contre Caen, permet aux U19 de l'ASM de jouer une place en finale, contre Brest (dimanche 24 avril à Libourne).

Au bout de 20 minutes, les jeunes Monégasques menaient 2-0 sur une frappe extérieur pied droit d'Adrien Bongiovanni (9') puis un tir croisé de Guévin Tormin (18'). Deux tirs, deux buts, et une première mi-temps complètement maîtrisée. Sur le banc caennais, on ne pouvait que constater les dégâts. En tribunes, l'état-major normand composé d'Alain Caveglia et Xavier Gravelaine était content du déplacement. Makengo dans tout ça ?

C'est simple, on ne l'a pas vu.

La faute, entre autres, à Kévin Appin qui ne l'a pas laissé respirer. « Dès le tirage au sort, on m'a prévenu. Avant le match, on m'en a encore parlé. J'étais très motivé et j'ai réussi à le cadenasser », expliquait-il avec un énorme sourire. Celui de la mission accomplie. « Notre force, c'est de vite cerner l'adversaire, poursuit-il. On se parle beaucoup sur le terrain et ça aide. Franchement, on est convaincu qu'on peut aller au bout ».

Mais forcément, menés 2-0 à la mi-temps, les Caennais décidaient de mettre un peu plus d'envie au retour des vestiaires pour tenter de renverser la vapeur.

Ça a suffi pour bousculer un peu plus l'arrière-garde monégasque.

Heureusement, Mbae, en mode Superman, sauvait de la tête sur sa ligne à l'heure de jeu. « J'ai vu qu'il voulait frapper et je me suis jeté dans le but et j'ai tout mis, le corps, la tête, tout », confiait ce joueur atypique. Loin des clichés du défenseur au physique de déménageur, Mbae dégage déjà une énorme sérénité et maturité dans le placement. « C'est vrai que je ne suis pas très costaud, mais je compense. Je regarde avec mes frères beaucoup de grands joueurs comme Thiago Silva ou Ricardo Carvalho qui sont très intelligents dans le jeu. Et puis c'est un avantage. Quand les attaquants adverses entrent sur la pelouse, ils se disent que ça va être facile, rigole-t-il. Et au final...»

A un quart d'heure de la fin, la frappe sur la barre de Miquilan (74') a eu pour effet de crisper le public monégasque. Pas pour très longtemps puisque sur un superbe mouvement, Etienne tuait ce quart (3-0, 86').

« Nous avons fait une grosse entame et je pense qu'on peut même mener 3-0 au bout de 20 minutes, résumait Frédéric Barilaro. Je trouve qu'on a bien maîtrisé le jeu et bien géré. On a senti qu'on leur posait beaucoup de problèmes tactiquement. »

Monaco a été, c'est vrai, un peu plus sur le reculoir en deuxième mi-temps, mais n'a jamais paniqué.

« On a été très réaliste, mais on savait qu'on ne devait pas tomber dans la facilité en deuxième période », racontait le capitaine Tristan Muyumba, qui a encore ratissé un paquet de ballons.

Au-delà du résultat, c'est la cohésion de cette équipe qui saute aux yeux.

« Il y a une vraie volonté collective de bien faire », confirmait Barilaro. « Je le répète souvent, mais nous sommes une bande de potes, insiste Muyumba. Ça fait trois ans qu'on est ensemble, nous sommes très soudés sur le terrain, mais aussi en dehors ».

Pour Mbae, l'équipe ne se résume pas aux 11 joueurs sur le terrain. « Nous sommes un groupe de 25 et je peux vous assurer que ce n'est pas simple d'être titulaire dans cette équipe. Aux entraînements, tout le monde se donne toujours à 100%, tous les jours, et il y a une remise en question permanente ».

Mais si cette belle génération arrive à faire ce qu'elle fait, (« aujourd'hui on a vraiment élevé notre niveau », avouait presque étonné Appin), c'est parce qu'elle n'a jamais brûlé les étapes. Alors, pour aller au bout, il y a un ultime piège à éviter. Celui de penser déjà au stade de France. Cap à Brest.


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