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Monaco n'était pas prêt

Mis à jour le 01/04/2018 à 05:20 Publié le 01/04/2018 à 05:20
Comme l'an passé, Monaco s'incline en finale contre Paris. Au grand désarroi de Falcao et Raggi.

Comme l'an passé, Monaco s'incline en finale contre Paris. Au grand désarroi de Falcao et Raggi. AFP

Monaco n'était pas prêt

Balayés par le PSG (3-0), les joueurs de Leonardo Jardim sont complètement passés à côté de leur finale et s'inclinent lourdement comme l'an dernier

Les finales se suivent et se ressemblent pour Monaco, encore défait par le PSG dans le dernier acte de cette Coupe de la Ligue, comme l'an dernier (0-3). A l'instar de l'édition 2017, Monaco est passé complètement à côté de son match. Et dans les grandes largeurs. Bien loin des prétentions affichées sur les réseaux sociaux et dans la presse cette semaine avec le slogan préparé pour l'occasion : « We are ready ». Visiblement, Monaco ne l'était pas. Mais alors pas du tout. A l'image de cette première demi-heure catastrophique qui avait des relents du match contre Leipzig, en novembre, quand Monaco était au plus mal et s'était fait sortir de la Ligue des champions par la plus petite des portes. Hier, la bande à Jardim a tout fait à l'envers. Du déchet, des pertes de balle, des relances mal assurées, et cette entame de match très poussive s'est logiquement reflétée froidement au tableau d'affichage. Avant la demi-heure de jeu, le PSG menait déjà 2 à 0. En face, la recherche du troisième homme parisien a constamment déstabilisé la défense monégasque, prise dans son dos à chaque sortie de jeu en trois du PSG.

C'est simple, on n'a pas reconnu l'ASM. Jamais. Sans oublier ses problèmes de communication sur certaines séquences et cette absence de révolte pourtant une marque de fabrique cette saison. Il manquait trop de choses pour réussir une finale.

Évidemment, Jardim a essayé de secouer son escouade à la pause en passant en 4-4-2 avec la sortie de Tielemans au profit de Jovetic, l'homme en forme de 2018. Un changement qui n'a pas eu d'effet, Monaco étant toujours dans l'incapacité de mettre du liant dans son jeu mais aussi de l'impact. Il y aura forcément des regrets dans l'attitude, l'état d'esprit, l'envie de faire mal aux autres mais il y avait, bizarrement, la place de faire quelque chose car lorsque Rony Lopes se présente seul face à Trapp et manque le cadre (33'), le match était loin d'être fini. Bien sûr, l'ascenseur émotionnel a été intense puisque l'arbitrage vidéo s'est invité au match, que ce soit sur le penalty de Cavani en début de match mais aussi sur le but refusé à Falcao alors que les Parisiens étaient déjà prêts à donner le coup d'envoi. Oui, le football doit faire avec la technologie, composer avec son époque mais dans l'enceinte bordelaise, si on n'explique pas les décisions aux spectateurs, c'est la cohue. Le match ne s'est pas joué devant l'écran de contrôle. Loin de là. Il s'est joué dans la capacité des Parisiens à se rendre le match facile, à être efficace, malin et techniquement au-dessus du lot pendant 90 minutes. Surtout, les Monégasques ont, globalement, tous raté leur match. Et quand personne n'arrive à prendre en main l'équipe et secouer son monde, ça devient compliqué de bousculer une équipe qui, hier, a gagné son 40e match de coupe nationale de rang et gagné sa cinquième Coupe de la Ligue consécutive. Ce n'est pas rien. Monaco en a pris trois et s'est incliné pour la cinquième fois de suite face au PSG d'Emery. Le PSG était trop fort. Mais la saison de l'ASM ne s'arrête pas là, il y a toujours une deuxième place à valider en championnat, l'objectif du club. Même si Monaco ne gagnera aucun titre cette saison, tout n'est pas à jeter. Mais hier, l'ASM n'était pas prête.


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